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Tome sixième.
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de moitié moins large, assez épais, à troncsimple de trois à q narre pouces de diamè-tre , environné du bas en haut de nombrede branches alternes, menues, écartéesd’abord fous un angle de 45 degrés, en-suite horizontales, cendrées.

Sa racine est rougeâtre.

Les feuilles font opposées deux à troisou quatre en croix, elliptiques, pointuesaux deux extrémités, longues d’un à deuxpouces, une fois moins larges, entieres ,épaisses, lisses, verd-noires & luisantesdessus, plus claires, velues & ternes des-sous ^relevées d’une côte longitudinale ,ramifiée en trois á cinq paires de ner-vures alternes & attachées horizontale-ment fans aucun pédicule le long des bran-ches , au nombre de six à quinze paires ,à des distances d’un pouce ou environ.

De faisselle de chaque feuille il fortune épine conique épaisse , une fois pluscoiute qu’elle, roide, ouverte horizon-lement.

II fort encore des mêmes aisièlles quatreà huit fleurs verdâtres, ouvertes en étoilede trois à quatre lignes de diamètre, por-tées fur un pédoncule prefqu’égal à leurlongueur.

Chaque fleur est hermaphrodite, mo-nopétale, régulière, posée fur l’ovaire ;elle consiste en un calice à cinq dents oupointes fines, & en une corolle d’une feulepiece une fois plus longue, mais à tubetrès-court, verdâtre , évase en etoile,& partagé jufqssa ion milieu en cinq di-visions triangulaires, fort peu plus lon-gues que larges, & portant entre íès dé-coupures cinq étamines de moitié pluscomtes, verd-blaachâtres, à anthères jau-ne-rougeatres. L’ovaire qui est fous la fleurressemble à un globule d’une ligne de dia-mètre , verdâtre , ^ portant en - deííus unstyle cylindrique, épais, blanchâtre, veluà fa partie inférieure , & terminé par unstigmate sphérique jaunâtre.

Cet ovaire, en mûrissant, devient unebaie sphérique , parfaitement semblable àcelle du case, mais plus petite, un peucomprimée par les côtés, longue & largede cinq lignes fur une face, & de troislignes fur l’autre, verte, marquée d’unliston longitudinal de chaque cote, à deux

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loges contenant chacune une graine sem-blable á celle du café, c’est-à-dire,demi-ovoïde , longue de quatre lignes,une fois moins large , convexe fur le dos,plate fur la íâce .intérieure, & marquéed’un sillon longitudinal.

Culture. Le c and croît au Malabar,fur-tout à Bellange , dans les terres fablon-n euses ; il est toujours verd , toujours char-gé de feuilles, de fleurs & de fruits.

Qualités. Toutes ses parties ont un goûtamer , & fa racine répand une odeuragréable.

Usages. La décoction de fa racine feboit pour ouvrir les obstructions du foie ,purifier le sang & procurer une certainegaieté dans les maladies de douleur. Ladécoction de les feuilles fe donne en garga-rifmes contre les aphtes.

Remarques. Quoique Van-Rheede nedise pas si cet arbristeau a des stipules auxtiges, néanmoins il paroît, par la ressem-blance qu’a cette plante avec le café, qu’elledoit en avoir , & qu’elle forme un nou-veau genre assez voisin du contu ou dauncornu , dans la famille des aparines. Voye\nos Familles des plantes , volume II ,page 1^6. (M. Adanson.)

CANTJANG, f m. ( Hifl. nat. infec-tolog. ) efpece de crabe des îles Moluqnes,très-bien gravé & enluminé par Coyett,au n°. 201 de la seconde partie de sonRecueil des poissons d’Amboine.

Cet infecte ale corps taillé en cœur ar-rondi au-devant, terminé en pointe courtepar-derriere, long d’un pouce, d’un sixiè-me moins large, & entouré de six pointesbleues coniques, assez longues, dont cinqde chaque côté ; fes pattes font au nombrede dix , cinq de chaque côté, dont deuxantérieures en pince, astèz egales, un peuplus courtes & plus grosses que les autresqui font cylindriques, avec un ongle co-nique.

bon corps est rouge, marqué d’unegrande tache verte en cœur fur fonmiheu,& de deux points noirs fur chacun de fescôtés ; fes pattes font jaunes avec un onglebleu, excepté les antérieures qui font ver-tes avec des pinces jaunes.

Mœurs. Le cantjang est commun dansla mer d’Amboine ; il est guerrier & très-' hardi,