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Tome sixième.
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C A N

ïiafdi, il se jette sur les chiens qui entrentdans seau , les pince & les fait crier tres-•fort. (M. Adansojsì.')

C ANTILL AN A, ( Géogr. ) petite ville& comté d’Espagnc dans l’Andalousie, íurJe Guadalquivir.

CANÏIMARONS , ou CATIMA-RONS, f. m. ( Marine. ) ce font deux outrois canots de pieds d’arbres croisés &:liés ensemble avec des cordes de coco, quisoutiennent des voiles de nattes en formede triangles, dont les negres de la côtede Coroinandel se servent pour aller pê-cher, & même trafiquer de proche enproche. Ceux qui les conduisent sont or-dinairement à demi dans seau, assis lesjambes croisées, n’y ayant qu’un endroit unpeu élevé vers le milieu, pour mettre leursmarchandises. Ils ne font aucune difficultéd’aller à dix ou douze lieues au large. Ilsvont très-vîte , pour peu qu’il vente. (Z)

CANTINE, f. f. dans U Art militaire ,est le lieu où l’on fournit aux soldats dela garnison seau-de-vie, le vin & la bierreà un certain prix beaucoup au-deííòus decelui des cabarets. C’eít un privilège par-ticulier que le roi veut bien accorder à sestroupes.

II y a aussi des cantines pour les four-nir de tabac. (Q)

CANTIQUE, i: m. {Hist. ù Bel. Létt.)discours ou paroles que son chante enl'honneur de la Divinité.

Les premiers & les plus anciens can-tiques furent composés en mémoire dequelques événemens mémorables, & doi-vent être comptés entre les premiers mo-numens historiques.

" Le genre humain s’étant multiplié ," dit un auteur moderne, & Dieu ayant” fait éclater fa puiílànee en faveur dut) juste contre l’injuste, les peuples recon-tì noislàns immortalisèrent le bienfait par» des chants, qu’une religieuse tradition« fit passer à la postérité. C’est de là que’> viennent les cantiques de Moyíe, deyy Debora, de Judith, ceux de David &» des prophètes ». Voye^ PsEAUME.

M. Fourmont prétend qu’il y a dans lespscaumes & dans les cantiques des Hé-breux , des dictions étrangères, des expref-\ fions peu usitées ailleurs, des phrases dontTome VI.

CAN 2»l

les mots sont transposés ; que leur style,comme celui de nos odes, en devient plushardi, en paroît plus pompeux & plus éne»gique ; qu’on y trouve des strophes, desmesures & différentes sortes de vers, &meme des rimes. Voye\ Rime.

Ces cantiques étoient chantés par deschœurs de musique , au son des instru-mens, & souvent accompagnés de danses »comme il paroît par l’Ecriture. La pluslongue piece qu’elle nous offre en ce gen-re, est le Cantique des cantiques, ouvrage*attribué à Salomon , & que quelques au-teurs prétendent n’être que l’épithalamede son mariage avec la fille du roi d’E-gypte ; mais les théologiens prouvent quesous cet emblème il s’agit de surdon deJésus-Christ avec s église.

" Quoique les païens, dit encore fau-» teur que nous avons déjà cité, setrom-„ passent dans s objet de leur culte, cepen-I » dant ils avoient dans le fonds de leurs»> fêtes le même principe que les adora-„ teurs du vrai Dieu. Ce fut la joie & la», reconnoistànce qui leur fit instituer des,♦ jours solemnels pour célébrer les dieux», auxquels ils se croyoient redevables de», leur récolte. De^à vinrent ces chants de,, joie qu’ils nommoient dithyrambes ,», parce qu’ils étoient consacres au dieu», qui, selon la fable, eut une double naif-»» sauce, c’est-à-dire à Bacchus... - Après»? les dieux, les héros, enfàns des dieux,»» devinrent les objets de ces chants.....„ C’est ce qui a produit les poèmes d Or-„ pliée, de Linus, d'Alcée, de Pindare,„ „ Voye\ Dithyrambe ù Ode.

Cours de Belles-Lett. tome II , pag.

& 29.

Au reste, ni parmi les Hébreux ni par-mi les païens, les cantiques n’étoient pastellement des expressions de la joie publi-que , qu’on ne les employât aussi dans lesoccasions tristes & lugutres : témoin cebeau cantique de David fur la mort deSaùl & de Jonathas, qu’on trouve au se-cond livre des Rois , chap. premier. Cessortes de cantiques ou d’élégies eurenttant de charmes pour les Hébreux, qu’ilsen firent des recueils, & que long-temsaprès la mort de J oíìas, ils répétoient lesplaintes de Jérémie sor la fin tragique deCc