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Saxe, & forma le siégé de Lawembourg.Les habitans imploreront le secours de Ca-nut, & arborèrent le drapeau danois furleurs murs. La vue de cette enseigne, de-vant laquelle Adolphe s’étoit déja deux foishumilié, ne ralentit point l’ardeur desalhégeans ; la place set prise, & Canutn’ayant pu sauver les habitans, songea dumoins à les venger. II fit marcher contreAdolphe, Niclot & Burervin , deux prin-ces Vandales, ses vassaux. Ils remportè-rent en 12 ox , fur les Holsteinois, une san-glante victoire. Mais Niclot, victime d’unequerelle étrangère & du devoir féodal, ypérit les armes à la main.
Le jeune Valdemar vint bientôt occu-per le théâtre de la guerre. II signala parune victoire son entrée dans le Holstein ,entra triomphant dans la plupart des villes,échoua devant Lawembourg, & prit Lu-beck. II set moins redevable de cette con-quête à son propre courage , qu’à la politi-que de son frété qui, pour forcer les ha-bitans à se soumettre , avoit fait saisir tousleurs vaisseaux; il ses leur rendit en rece-vant des otages de leur soumission. EnfinValdemar fut envelopper Adolphe, se ren-dre maître de fa personne ' il le traîna enDanemarck , au milieu des railleries d’unpeuple insolent, & d’une soldatesque effré-née. Canut ternit la gloire de tant devertus, cn faisant enfermer son ennemidans un cachot.
Sui- ces entrefaites, Othon , duc de Sa-xe , qui avoit contre Adolphe des motifsde vengeance , fut élu empereur, & serapprocha d’intérct avec Canut, par lemariage de Gustave son frere avec Kéiene,sœur du prince Danois. Canut comblé dessaveurs de la fortune, ivre de prospérité,se montra dans les états qu’il avoir conquisen Allemagne. 1 ous les cœurs voleront àson passage : les hommages qu’il reçut ,surent un tribut de l’estime publique. IIversa par-tout des bienfaits qui furent as-sez payés par l’amour de ses sujets. II re-vint en Danemarck, & mourut en noi ,au moment ou il alloit jouir du fruit detant de travaux politiques & militaires :il avoit quarante ans, & en avoit régnévingt-un. On crut que se mort n’étoit pasnaturelle, & la cause de ce soupçon est
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aisée à saisir : il étoit prince , son peupleétoit crédule, & ses vassaux avoient intérêtde semer ce bruit.
Canut laissa beaucoup d’abus après lui ;mais il ses avoit trouvé établis & enraci-nés depuis plusieurs siécles. Sa prudenceen avoit extirpé plusieurs, entr’autres lacoutume d’exigerune amende de toussespaïens d’un aílàssin : loi bizarre, qui con-fondoit l’innocent & le coupable.
Ami de l’humanité , il ne fit que desguerres nécessaires: il prenoit les armesmalgré lui, s’en servoit avec gloire , & lespofoit sens honte comme fans regret : ilpardonnoirfans effort ; & parmi tant d’of-fenses qu’il reçut de ses sujets, de ses vaslàux& de ses voisins, on ne peut lui reprocherque le ravage projeté de la Scanic , & letraitement qu’il sit essuyer au malheureuxAdolphe. Les historiens nous le peignentennemi des plaisirs, sens celle occupé desfoins du gouvernement, chaste même dansles bras d’une épouse qu’il adoroit, sensibleaux plaintes des pauvres, & ne dédaignantpasse détail de leurs miseres. Jaloux de lagloire de se famille,il arma la cour de Romecontre Philippe-Auguste , roi de France,qui avoit répudié fa soeur Ingeburge , lamerveille de son siecle. Les foudres deRome, les clameurs du clergé, la frayeurdu peuple François frappé d’un interdit >forcer en t enfin 1e vainqueur de Bovinesà rappeller la princesse outragée. Canut ,après cette satisfaction , se réconcilia debonne foi avec Philippe-Auguste, ne son-gea plus à troubler le reptsî de la France ,& s’occupa de celui de ses états. Valde-mar II, son frere, lui fucccéda. ( M. deSac y. )
Canut de Suede. ) surnommé
Ericson , c’est-à-dire , fils d*Eric lesaint, roi de Suede. D’après le traité bi-zarre conclu entre saint Eric & Char'esSuercherson ( Voye\ ce mot. ), il devoirsuccédera Charles ; il s’éroit retiré en Nor-wege , de peur que ce prince ne se délivrâtd’un successeur odieux, pour assurer à sesenfans la possession du trône. Impatient derégner, il sortit de sa retraite, surprit Char-les , & lui ôta la couronne & la vie. Unrégné commencé par un aíselíinat, ne pou-voir être heureux. La veuve de Charles