CAP
chaque compagnie. Voye\ COMPAGNIE.
Ce mot vient de l’italien caporale , quisignifie la même chose, & qui est dérivede caput , tête, chef ; le caporal étant lepremier de sa compagnie.
Caporal d’un vaisseau , est un officierqui a soin de poser le guet & les sentinel-les , & de les lever ; il visite aussi les armesdes soldats & des mariniers , & leur ap-prend à s’en servir : il a un aide sous
lui. (Q)
CAPORIE ou CAPORIO, ( Géog. )ville de Suede en Ingrie, fur le golfe deFinlande.
CAPORNACIÍ, ( Géog. ) ville & châ-teau d’Hongrie, dans l’Escíavonie.
CAPOSÈR, v. neut. ( Marine. ) Cemot, peu usité, signifie mettre le navireà la cape.
On capose en amarrant le gouvernailbien ferme, pour laitier aller le vaisseauau gré du vent. Voye\ Cape & Ca-PELER.
CAPOT , s. m. ( Marine. ) c’est un ha-billement fait en forme de roue capuchon-née, que mettent les gens de mer par-destùsleur habit ordinaire, pour les garantir del'injure du tems. (Z)
Capot , f m. Voye\ Cagot.
CAPOT, terme du jeu de piquet. On ditde celui qui ne fait aucune levee ou main,qu’il est capot. Le capot vaut quarantepoints. Voye 3 PlQUET. Celui qui gagneseulement les cartes, n’en compte que dix.
CAPOT AGE , f. m. ( Marine. ) Ondonne ce nom à cette partie de la sciencedu pilote qui consiste dans la connoilíàncedu chemin que le vaistèau fait fur la sur-face de la mer ; connoislànce néceííàirepour conduire sûrement le vaisseau.
On sait que la ligne décrite par un vais-seau sur la surface de la mer, est une courbeappellée loxodromie ou loxodromique ,qui coupe tous les méridiens à angles é^aux.Plusieurs auteurj nous ont donné des°trai-tés de cette loxodromie, dans l’hypothesede la terre sphérique. Mais comme on areconnu que la terre est un sphéroïde ap-plati, u a fallu faire entrer cette nouvelleconsidération dans la théorie de la loxodfo-mie , qui en est devenue beaucoup plusdifficile. C’est ce qu’ont fait MM, Murdoch
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& Walz, savans géomètres, l’im Anglois,l’autre Allemand, dans des traités qu’ilsont publiés exprès fur cela. M. de Mau-pertuis a traité le même sujet d’une ma-niéré plus élégante ìk. plus commode pourla pratique , dans un mémoire qui, quoi-qu’astez court, renferme toute la théoriedu capotage dans Phypothese de la terreapplatie.Ce mémoire, imprimé parmi ceuxde P académie des sciences de 1744 , estintitulé, Traite' de la loxodromie. On yréduit tout le capotage à ces quatre pro-blèmes , dont il donne la solution en très-peu de pages.
I. Étant connue la longueur de la routefaite fur un même cercle parallèle à l’équa-teur, trouver la différence en longitude ;ou réciproquement, étant connue la diffé-rence en longitude fur le même parallèle,trouver la longueur de Parc du parallèle.
II. Étant connue la latitude d’nn lieude la surface de la terre , trouver Parc duméridien intercepté entre l’équateur & celieu.
III. Étant connus Panglede la route &la latitude d’un lieu , trouver Parc de laloxodromie terminé par Péquateur & celieu.
IV. Étant connus l’angle de la route &la latitude d’un lieu ,. trouver la différenceen longitude entre ce lieu & le point où laloxodromie coupe Péquateur.
M. de Maupertuis donne des formulesalgébriques pour résoiidre ces questions,& fait voir comment on y peut rapportertous les problèmes qu’on peut proposer furla navigation.
II seroit à souhaiter qu’on réduisît cesformules algébriques en tables toutes cal-culées , pour futilité & la commodité despilotes. Voye\ NAVIGATION , ROUTE ,
Terre , Loxodromie , &c. (O)CAPOUE, ( Géog. ) ville d’Italie auroyaume de Naples, dans la terre de La-bour. Long. 31. 5;. la t. 41. 7.
CAPOZWAR , ( Géog. ) petite villeforte de la baise Hongrie, sur la riviere deCapoz.
* CAPPADOCE , s, m. ( Géog. anc. &mod. ) contrée ancienne & considérablede PAsie mineure, bornée par P Arméniemineure à P orient, la Cilicie au midi, laH h st