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On !e prend en décoction, ou infusé comme
du thé & du café.
C ARABI, ( Geog. ) petite riviere deSicile , dans la vallée de Mascara , qui sejette dans la mer d’Afrique.
CARABINE , f. f. est une efpece demousqueton, dont le canon est rayé cir-culairement ou en spirale , depuis la cu-lasse jufqu’à l’autre bout ; ensorte quelorsque la balle qu'on a enfoncée à force ,sort poussée par l’impétuosité de la poudre,elle s’alonge environ d’un travers dedoigt , & elle fort empreinte des rayuresdu canon.
Le canon de la carabine a trois piedsde long , & elle a quatre pieds étant toutemontée : elle a une baguette de fer , &l’on commence à y faire entrer la balleavec une efpece de verge de même métal,appellée poujse-balle , fur la tête de la-quelle on frappe avec un petit marteaudestiné à cet effet.
La carabine a beaucoup plus de portéeque le fusil ; parce que les rayures du canonarrêtant la balle, la font résister aux pre-mières impressions de la poudre, qui ayantle tems de s’ensiammer entièrement avantque de pouvoir la faire sortir, la chasteensuite avec plus de force que le fusil ordi-naire, Traité d’artillerie } par M. Ie Blond.
^ ^CARABINER, v. act. c’est tracer en-dedans d’un canon des traces longitudina-les ou circulaires. Voye\ FUSIL.
CARABINIERS, f. m. pi. {An milit .)efpece de chevaux-légers qui portent descarabines plus longues que les autres, &qui servent quelquefois à pied.
_ Les François ont formé des corps en-tiers de ces carabiniers , qui ne peuventêtre que très-utiles, parce que ce font destroupes choisies dans toute la cavalerie,6c qui font mieux payées que les autres.On dit qu il n y en a point du tout parmi lesAnglois, excepté dans un seul régiment.
II y a en France le régiment Royal desCarabiniers. Plusieurs années avant l’insti-tution de ce régiment, on avoit mis deuxcarabiniers dans chaque compagnie de ca-valerie , que l’on choisistòit parmi les plushabiles tireurs, & qu’on mettoit dans lescombats à la tête des escadrons, pour faire
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une décharge de loin fur ceux des ennemis.’
Sur la sin de la campagne de 1690, leroi ordonna que l’on formât par régimentde cavalerie une compagnie de carabi-niers. Cette compagnie étoit de trentemaîtres ; elle avoit un capitaine, deux lieu-tenans, un cornette, & un maréchal deslogis. Chaque mestre-de-camp dans fa com-pagnie choisistòit fes officiers.Le capitaine,pour faire fa compagnie , avoit le choixde donner 260 livres pour un cavalier toutmonté, ou 60 livres pour un homme toutseul. II choisistòit aussi par compagnie unnombre égal dans chacune, & il n’y avoitd’exclus pour lui que les deux brigadiers Lcles deux carabiniers , pour laistèr toujoursdes têtes aux régimens de cavalerie.
Le roi accorda à tous les officiers, despensions qu’il attribua à leurs emplois. Lacompagnie devoit toujours suivre le régi-ment , & cependant être toujours prête àcamper séparément. Elle étoit aulsi recru-tée à tour de rôle des compagnies, moyen-nant cinquante francs par homme. Tousles mestres - de - camps fe firent une idéedifférente de cette création, & ne s’accor-derent que fur la valeur qu’ils chercherenttous également dans les officiers qu’ils choi-sirent. Quoiqu’une des conditions imposéespar fa majesté fût qu’ils n’eussent pas plusde trente-cinq ans, on ne s’y arrêta pasbeaucoup , & les mestres-de-camps y placè-rent , ou ceux qui s’accordoient le mieuxavec eux, ou les plus anciens, ou leurs pa-rens, ou leurs amis, ou au moins ceuxqui témoignoient le plus d’envie d’y aller ;ce qui composa un assemblage de très-bra-ves gens, mais trcs-dissérens.
Toutes ces compagnies étoient surnu-méraires dans leurs régimens, & furenten très-bon état pour la campagne suivante1691. Le roi ordonna que toutes les com-pagnies de carabiniers campassent ensem-ble , & composasse ìt une brigade à laquelleon nommoit un brigadier , & deux mes-tres-de-camps fous lui quand la brigade étoitforte. La destination de ce corps étoit d’al-ler en parti.
L’année 1692, les carabiniers firent lemême service que Tannée précédente. Onétoit très-fatisfait d’eux : mais on com-mença à trouver qu’étant la plupart babil-