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Tome sixième.
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CAR

Arabes eux-mêmes rappellent le caractère,indien , comme s’ils l’avoient empruntedes peuples de l’Inde.

II y a dix caractères arabes, savoir, i, 2,3,4,5, 6,7,8,9 o, dont le derniers’appelle en latin cyphra; en írance, ondonne en général le nom de chiffre à toutcaractère qui sert à exprimer les nombres.Voye\ Chiffre.

On se sert du caractère arabe presquedans toute l’Europe, & presque dans tou-tes les circonstances où il peut avoir lieu ,en fait de commerce , de mesure, de cal-culs astronomiques, &c.

Le caractère romain est composé delettres majuscules de l’alphabet romain ,d’où probablement lui est venu son nom ;ou peut-être de ce que les anciens Romainsen fkisoient usage sur leurs monnoies, &dans les inscriptions de leurs monumenspublics, érigés en l’honneur de leurs divi-nités & de leurs hommes illustres ; demême que fur leurs tombeaux , &c.

Les lettres numérales qui composent lecaractère romain , sont au nombre de sept :savoir , I, V, X ,L ,C , D ,M.

Le .caractère I signifie un; V, cinq;X , dix ; L , cinquante ; C , un cent ; D ,cinq cents • & M , un mille.

Le I, répété deux fois, fait deux, II ;trois fois , trois, III ; quatre s’exprimeainsi IV. I, mis devant V ou X, retran-che une unité du nombre exprimé par cha-cune de ces lettres.

Pour exprimer six, on ajoute I à V 3VI ; pour sept, on y en ajoute deux, VII ;& pour huit, trois, VIII: on exprimeneuf, en mettant I devant X , IX, con-formément à la remarque précédente.

On peut faire la même remarque parrapport à X devant L ou C ; ce X indi-que alors qu’il faut retrancher dix uni-tés du nombre suivant ; ainsi XL signifiequarante , & XC , quatre-vingt-dix ; uneL suivie d’un X, signifie soixante , LX,&c. On a désigné quelquefois quatre centspar C D , mais cela est rare.

Outre la lettre D , q U ; exprime cinqcents y on peut encore exprimer ce nom-bre par un I devant un C renversé, decette maniéré Ij ; de même au lieu deM y qui signifie un millç , on se sert quçl-

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quefoisde I entre deux C , î'un droit &I’autre renversé, en cette sorte CIj ; sui-vant cette convention , on peut exprimersix cents par Ij C, & sept cents par IjCC,&c.

L’addition de C & j devant & après,augmente Cl^y en raison décuple ; ainsiCCIOJ signifie 10000 ; CCCIjjj ,100000, &c.

Ceci est la maniéré commune de mar-quer les nombres , anciennement usitéepar les Romains, qui exprimoient aussitout nombre de mille par une signe tiréesur un nombre quelconque moindre quemille . Par exemple , V signifie 5000 ;LX, 6 0000 ; pareillement Asest 1000000 ;MM est 2000000 , &c.

Outre cela, i°. certaines libertés ouvariations ont été admises , au moins dansquelques écrivains modernes ; par exemple,//X signifie 8 , IICIX, 89 ; 10. certainscaractères ont été en usage , qui semblentavoir du rapport aux lettres ; par exemple,M, par lequel on exprime mille , 1000a été formé de CXj ou CIj , dont lámoitié, c’est-à-dire Ij étoit prise pour500 ; de même, afin d’avoir peut-êtreplus de commodité pour écrire , Ij sem-ble avoir été changé en D. Nous ignoronsau reste comment les Romains faisoientleurs calculs par le moyen de ces nombres.Ils avoient fans doute une arithmétiquecomme nous, & peut-être ne seroit-il pasimpossible de la retrouver : mais ce feroicune recherche de pure curiosité. Le ca-ractère arabe , qui a prévalu par-tout, nousen exempte.

Chiffres grecs. Les Grecs avoient troismaniérés d’exprimer les nombres. 10. Laplus simple étoit pour chaque lettre enparticulier , suivant sa place dans l’alpha-bet asm d’exprimer un nombre depuisx * jusqu a w 24 : c’est de cette maniéréque sont distingués les livres de l’Iliaded’Homere. 20. 11 y avoir une autre ma-niéré , qui se faisoit par une division del’alphabet en huit unités : * 1. f j, fyc.8 dixaines a. : 1 10, x 20 , &c. 8 centaines? 100, <r 200, &c. NB. Ils exprimoientmille par un point ou un accent fous unelettre: par exemple « 1000 , S 2000,

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