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30. Les Grecs avoient une troisième ma-niéré qui se faisoit par six lettres capitales,en cette maniéré , 1 [ <« pour y.í x ] 1 ,n 5 , A [}íxx] 10 , H [I xxtÌvJ 1000 ,
X [%>*<*_ 1000, M 10000. Et quand
la lettre n en renfermoit quelques-unes ,excepté 1 , cela montroit que la lettre ren-fermée étoit le quintuple de fa propre va-leur , comme
|T|fo, |h~|îoo,| T|sooo, |if| çòooo.
Chiffi es hébraïques. L'alphabet hébreuétoit divisé en neuf unités, x i , p 2 , Ùc.en neufdixaines, * 10 ,3 20 , ùc. en neufcentaines , p 100, n 200 , ùc. T 500 ,0 600 , j 700, -q 800 , L 900. Les milless’exprimoient quelquefois par les unités ,que l’on mettoit avant les cents , -rbqx ,1534, & de même devant les dixaines,J7X , 1070. Mais en général on exprimoitmille par le mot rt^X, & 2000 par cu’ípx ;trrá^x précédé des autres lettres numéra-les, fervoit à déterminer le nombre demille : par exemple, O’Û^XJ , 3000, Ùc.
Le caractère français , ainsi appelle àcause que les François l’ont inventé, & enfont principalement usage , est plus ordi-nairement nommé chiffre de compte oude finance.
Ce n’est proprement qu’un chistre ro-main en lettres non majuscules ; ainsi aulieu d’exprimer ;6 par LVI , en chiffreromain, on f exprime en plus petits ca-ractères par Ivj, & ainsi des autres, ùc.
On en fait principalement usage dansles chambres des comptes ; dans les comp-tes que rendent les trésoriers, les rece-veurs, ùc. & autres personnes employéesdans Padministration des revenus.
Caractères d’abréviation. On se sertaussi du mot caractère en plusieurs artspour exprimer un symbole destiné à com-muniquer d une maniéré plus concise &plus immédiate , la connoislànce des cho-ses. Voye\ Abréviation.
Paul Diacre attribue Pinvention de cescaractères à Ennius, qui en a inventé ,dit-il , les premiers onze cents. Tyron,affranchi de Cicéron , Philargyrus, Fau-nius & Aquila , affranchis de Mécene , yen ajoutèrent un bien plus grand nombre.
Enfin Séneque en fit une collection qu’ilmit en ordre, & st augmenta leur nombre
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Jusqu’à cinq mille. On peut lire les no-tes de Tyron à la fin des inscriptions deGruter.
Valerius Probus, grammairien du temsde Néron , travailla avec succès à expli-quer les notes des anciens. Paul Diacreécrivit un ample traité touchant l’explica-tion des caractères de droit, fous le régnéde Pempereur Conrad I , & Goltzius enfit un autre pour P explication des mé-dailles.
On fait un usage particulier de plusieurscaractères différons dans les Mathémati-ques , & particulièrement en Algèbre,en Géométrie , en Trigonométrie «St enAstronomie, de même qu’en Médecine ,en Chymie , en Musique , Ùc.
Caractères usités en Arithmétique Ùen Algèbre. Les premieres lettres de l’al-phabet a , b, c, d, ùc. font les signes 011les caractères cjui expriment des quantitésdonnées ; & les dernieres lettres \ } y ,x yÙc. font les caractères des quantités cher-chées. Voye\ Quantité : voye\ auffir article ÀRITHHMÉTIQUE ^UNIVER-SELLE , où nous avons expliqué pourquoiP Algèbre í’e sert de lettres pour désignerles quantités , soit connues, soit inconnues.
Observez que les quantités égales semarquent par le même caractère. Les let-tres m, n y r , /, t , ùc. font les caractèresdes exposans indéterminés des rapports &des puissances ; ainsi x m , v », 7g y ùc.désignent les puissances indéterminées dedifférente espece ; m x , n y y r 3, lesdifférons multiples ou sous-mukiples desquantités x , y , 3 , selon que m, n , r, re-présentent des nombres entiers ou rompus.
-f- est le signe de ce qui existe réelle-ment , & on l’appelle figue affirmatif oupositif; il fait comprendre que les quan ti-rés qui en font précédées, ont une exis-tence réelle & positive. Voye\ Positif.
C’est aussi le signe de P addition ; &: enlisant, on prononce plus ; ainsi 9 -j- 3 seprononce neuf plus trois ; c’est-à-dire 9ajouté à 3 , ou la somme de 9 & 3 égale 12.
Voye\ Addition.
Quand le signe — précede une quantitésimple, il exprime une négation ou bienune existence négative ; il fait voir, pourainsi dire, que la quantité qui en est pré-