CAR
cédée , est moindre que rien. Car on peutdire , par exemple, d’un homme qui a20000 livres de dettes, & qui n’a riend’ailleurs , que fa fortune est au-dessousde rien de la valeur de 20000 livres , puis-que fi on lui donnoit 20000 livres , il se-roit obligé de payer ses dettes, & il ne luiresteroit rien ; ce qu’on peut exprimerainsi, la fortune de cet homme est— 20000livres. Au reste nous donnerons plus aulong & plus exactement Pidée des quanti-tés négatives à Y article NÉGATIF.
Si l’on met ce signe entre des quantités,c’est le signe de la soustraction, & en lelisant, on prononce moins $ ainsi 14-— 2se lit 14 moins 2, ou diminué de 2 ; c’est-à-dire le reste de 14, après que l’on en asoustrait 2, ce qui sait 12. Voye\ Sous-traction.
= est le signe de Pégalité ; ainsi 9 -f- 3= 14 — 2, signifie que 9 plus q sontégaux à moins 2.
Harriot est le premier qui a introduitce caraclere. En fa place Defcartes fe sertde oc : avant Harriot il n’y avoit aucunligne d’égalité. Wolf & quelques autresauteurs fe servent du même caraclere =pour exprimer l’identité des rapports, oupour manjuer les termes qui font en pro-portion géométrique , ce que plusieurs au-teurs indiquent autrement. Le signe x estla marque de la multiplication : il fait voirque les quantités qui font de l’un & de l’au-tre côté de ce signe , doivent être multi-pliées les unes par les autres : ainsi 4x6se lit 4 multiplié par 6 ,011 bien le produitde 4& 6 — 24, 011 le rectangle de 4 &de 6. Cependant dans I’algebre on ometassez souvent ce signe , & l’on met sim-plement les deux quantités ensemble : ainsib d exprime Je produit des deux nombresmarqués par b & d, lesquels étant suppo-sés valoir 2 & 4, leur produit est 8 si-- gnifié par b d.
Wolf & d’autres auteurs prennent poursigne de multiplication un point (.) placé -entre deux multiplicateurs ; ainsi 6 .2 si-gnifie le produit de 6 Lt 2, c'est-à-dire 12.
Voye\ Multiplication.
Quand un des facteurs ou tous les deuxsont composés de plusieurs lettres, on les
CAR 269
distingue par une ligne que l’on tire des-sus ; ainsi le produit de a + b — c par ds’écrit d x a + b — c.
Guido Grand, & après lui Leibnitz ,Wolf, & d’autres , pour éviter l’embarrasdes lignes, au lieu de ce moyen, distin-guent les multiplicateurs composés en lesrenfermant dans une parenthèse de la ma-niéré suivante (a + b — c) d.
Le signe ~r- exprimoit autrefois la divi-sion ; ainsi a -4— % désìgnoit que la quan-tité a est divisée par la quantité b. Maisaujourd’hui en algèbre on exprime le quo.
tient fous la forme d’une fraction ; ainsi-^-
signifie le quotient de a divisé par b.
W ois & d’autres prennent, pour indi-quer la division, le signe ( : ) ; ainsi 8 : 4signifie le quotient de 8 divise par 4,-2.
Si le diviseur ou le dividende, ou bientous les deux font composés de plusieurslettres ; par exemple , a -j- b divisé par c ,au lieu d'écrire le quotient sous la forme
d’une fraction de cette maniéré + -A
c »
Wolf renferme dans une parenthèse lesquantités composées, comme (a-j- b ) : c.Voye\ Division.
> est le signe de majorité ou de l'ex-cès d’une quantité fur une autre. Quel-ques-uns se servent du caraclere j - ou de
celui-ci *1 .
< est le signe de minorité ; Harriotintroduisit le premier ces deux caractères ydont tous les auteurs modernes ont íàitusage depuis. .
D’aurres auteurs emploient d’autressignes ; quelques-uns se servent de celui-ci "j ; mais aujourd’hui on n’cn íàit aucunusage.
co est le signe de similitude, recom-mande dans les Mifcellanea Berolinenfia ,& dont Leibnitz , Wolf, & d’autres,' ontfait usage, quoiqu’en général les auteursne s’enservent point. Voy. Similitude.
D’autres auteurs emploient ce mêmecaraclere , pour marquer la différence en-tre deux quantités, lorsque l’on ignorelaquelle est la plus grande. V^oye\ Diffé-rence.
Le signe -y/ est le caraclere de radica-