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où il expose fa religion. La raison deson goût pour la solitude fient-ellefimpie ?Quand je suis seul , disoit-il, je sus plusqu’en tout autre te ms avec ceux que j ai-me ; Dieu ejì mon bon ange.
Cardan avoir un esprit vaste & déréglé,plus hardi que judicieux , plus amoureuxde l’abondance que du choix. La même bi-zarrerie qu’il avoir dans fa conduite paroîtdans la composition de ses ouvrages. Nousavons de cet auteur une multitude d’écrits,où l’obscurité & les digressions arrêtent lelecteur à chaque pas. On trouve dans sonarithmétique plusieurs discours fur le mou-vement des planètes , fur la création , furla tour de Babel. II y a dans fa dialectiqueun jugement fur les historiens, & fur ceuxqui ont composé des lettres. 11 avoue qu’ilfaifoit des digressions afin de remplir plustótla feuille ; car Ion marché avec le libraireétoit à tant par feuille ; & il ne travailloitpas moins pour avoir du pain que pour ac-quérir de la gloire. G’est lui qui a réveillédans ces derniers siécles toute cette philo-sophie sécrété de la cabale & des cabalistes,qui rempliííòit le monde d’efprits, aux-quels Cardan précendoit qu’on pouvoitde venir semblable , en se purifiant par laphilosophie. Voye\ CABALE.
Cardan avoir pris cette belle devise,tempus mea pojjejjio , tempus ager meusle toms est ma richesse, c’est le champ queje cultive. Voye\ Bayle , d’où l'on a tiréquelques traits de la vie de ce philoso-phe. (C)
GARDANO, ( Ge'og. ) petite ville d’I-tafieau duché de Milan , fur l’Arne.
CARDE S r E ; K-aquette.
, - d - » »• r. en terme de cardeur denei<me rr. Aìrument ou une efyece defer nions , tle Morceaux de ìiis-de-
f 8 ’ » >llrbes ' & attachés par le piedI un contrel autre, & par rangées fort prés-lces, y oye\ a l article Car dieu. , la n -a-mere dont on les fait, avec leurs différen-tes e/peces, &àlWcA Laine & Dra-perie, leur usage.
Yps 1 Garna.
CARDEE, s f Les cardeurs appellentamsi la quantité de lame ou de coton .qu’ona teve-e a chaque fois de deíïùs les deuxCM-des, âpres qu on les a tirées & paílées
CAR , zi?
à plusieurs reprises l’une fur sature.
CARDER, terme de cardcur, signi-fie faction de préparer la laine , en !a fai-sant paslòr entre les pointes de fer des deuxìnstrumens qu’on nomme cardes, pour lapeigner; en démêler b poil ,■ &. la mettreen état d’êrre filée , ou employée à diversouvrages qu’on íè propose d’en faire. Voye\Laine & Draperie.
Garder ,, ( Geog. ) petite ville de l’E-costè méridionale, dans la province deLothian.
CARDES , f. f pi. ( Hìfl. nat. & .Tard.)beta ; il y a deux fortes de cardes , cellesd’artichaut, & les cardes poire es.
Les cardes d’artichauts ne font autresque les côtes ou feuilles de l’artichaut, quel’on enveloppe de paille ou de vieux fu-mier dans toute leur longueur, excepté lebout d’en-haut : lorsqu’elles font blanchieselles perdent leur amertume. On choisitles vieux pieds qu’on veut ruiner, & onles tient enveloppés bien droit, de peurqu’ds ne crevent far un des côtés. II y ades jardiniers qui, peur les mieux assurercontre le vent, les buttent entièrementcomme le céleri,.
Les cardes poirecs se replantent aux moisd’avril & de mai : ce ne font que les piedsde poirée replantés en planche, qui pouf-fent de grandes fanes, ayant dans le milieuun coton blanc & épais ; &; ce coton est lavéritable carde qui sert aux potages & auxentremets.
On les cultive f une & l’autre comme’ les artichauts, & elles fe multiplient degraine qui relíòmble à celle de la betterave.
(R)
CARDEUR , f. m. ouvn.er qui carde!u laine , le coton , là bourre, &c t Voyezd L’article Drat-eîUE leur 1 o nef: on.
La communauté cies cardeurs de Parisest aflez ancienne : f es statuts ou régie-mens ont et**' çoníìrmés par lettres-patentesde Louis XI, du Z4 juin 1467, & depuispar d’autres de Louis ÀIV , du mois deseptembre 1688 , & enregistrées au parle-ment le ii juin J.691.
Par ces statuts & régîemens, les maîtresde cette communauté' font qualifiés car-de urs y pergneurs , arfonngurs de lameíi’ coton 3 drapiers drapans > coupeurs de