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poily fleurs de lumignons , &C.
Aucun ne peut être reçu maître qu’aprèstrois ans d’apprentislàge, & un de com-pagnonnage, & fans avoir fait le chef-d’œu-vre prescrit par les jurés.
II y a toujours à la tête de la commu-nauté des cardeurs , trois jurés en charge,établis pour veiller & réformer les abus &malversations qui peuvent s’introduiredans le métier, & défendre les intérêts dela communauté. L’élection des jurés fefait d’année en année ; savoir , la premieredes deux, & la suivante du troisième.
Outre le pouvoir attribué aux maîtrescardeurs de Paris, de carder & peignerla laine ou le coton, de couper toute fortede poil, de faire des draps, Ùc. ils ontencore , suivant les mêmes statuts, celuide faire teindre ou de teindre dans leursmaisons toilte forte de laine, en noir,musc , & brun : mais il leur est défendupar arrêt du conseil du roi, du loaoutiyoo,d’arracher ou couper aucun poil de lievre,même d’en avoir des peaux dans leursmaisons , n’étant pas permis aux chapeliersd’employer de cette forte de poil dans lafabrique des chapeaux. Voye\ les Re'gl.ge'nér. pour le com mer. le D ici. du comm.& U article CARDIER.
CARDIALGIE , f. f. ( Médecine .) desmots grecs y.xpaíx , cœur , & de ùxÇÍu , jesouffre : douleur violente qui fe fait sentirà l'orifice supérieur de l'estomac, que lesanciens appelloient austì le cœur. Cettefausse dénomination a donné occasion aune façon de parler très-commune & très-impropre, qui est de dire , s ai des mauxde cœur , lorsque l’on a envie de vomir.Ce mouvement contre nature est absolu-ment dépendant de l’estomac, & en au-cunc façon du cœur.
La cardialgie est essentielle ou syrttpto-matique.
L’esientielle est occasionnée par l’irri-tation des fibres de l’estomac, leur tropgranJe contraction, ou leurfoibleílè.
Sa symptomatique a des causes étran-gères à ce viscère ; telle qu’une inflamma-tion ou obstruction du foie, ou quelqueaffection du cerveau ou de la matrice.
La cardialgie essentielle est ou inflam-matoire ou venteuse. Un sang epais, en-
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| gorgé dans les vaifléaux du ventricule, estcause de la premiere espece. Voy. /’articleInflammation. Des vents occasionnéspar l’air raréfié 8c échappé des alimens quel’on a pris, produisent la seconde; celle-cise distingue de l’autre par la difficulté qu’ale malade de respirer, par le gonflementde l’estomac, la douleur en cette partie,qui augmente lorsqu’on a mangé , enfinpar les rots & les nausées fréquentes qi itourmentent le malade. Les remedes car-minatifs font très-indiqués dans ce cas, &cet accident cede aisément à leur usage.
II y a encore une elpece de cardialgieque l’on nomme spasmodique : celle-ci estplus cruelle que les autres, & est accom-pagnée de douleurs très - violentes, lesnerfs de l’estomac se trouvant dans unéréthisme & une tension des plus consi-dérables , qui occupe les hypochondres &toute la région épigastrique. Elle est causéepar un amas d’humeurs mordicantes , pafl’émétique donné à trop forte dose , ou parun poison : dans ces deux derniers cas ,les symptômes font très-effrayans. Le ver-tige , les maux de tête, la perte du som-meil , le délire, les convulsions , fioppres-sion de poitrine, les palpitations, la foi-bleílè, & l’intermittence du pouls, lessyncopes, les tranchées, la constipation ,la suppression des urines , le froid des ex-trémités , les sueurs froides , la lividité duvisage, & sa pâleur , sont autant de symp-tômes de ce funeste accident, qui lorsquele médecin n’est pas promptement averti,cause en peu de tems la mort du malade.
Après cette description de la cardial-gie , on conçoit aisément comment le laitcaillé, ou les vers dans l’estomac des enfans,occasionnent cette maladie , pourquoi leshypocondriaques & les femmes hystéri-ques y sont sujets ; la délicatesse des fibresde l’estomac dans les uns, les mauvailesdigestions dans les autres, font les causesde la maladie : enfin comment un accèsde colere, de peur , ou de quelque passionviolente, peut occasionner la cardialgie;un engorgement du sang dans les vaisseauxde l’estomac, & son peu de facilité à sedégorger dans la veine-porte, k produisent.
La cardialgie est un état fâcheux, &auquçl on ne peut trop tôt remédier; car