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les suites en font très - funestes.
Le traitement varie selon les causes deîa maladie ; rien en même tems n est plusdifficile que de placer les remedes dont ondoit user : car les cordiaux que I on em-ploie aster fréquemment parmi le peuple ,tels que la thériaque, la confection d’hya-cinthe, & autres remedes de cette efpece,ne font pas toujours indiqués. C’est auxlumières d’un médecin qu’il faut s’en rap-porter pour en diriger l’ufage. Rien deplus dangereux pour un malade attaquéde cardialgie inflammatoire, que l'admi-nistration de ces remedes. Que! eftet doit-on en attendre dans une cardialgie spasmo-dique ? enfin quel succès auront-ils lorf-qu’elle fera causée par des vers, ou desmatières bilieuses & glaireuses, amasséesdans l’estomac ? Un médecin expérimentéexaminera les causes de la maladie ; ilappliquera les remedes convenables, &vous épargnera les dangers que vousferoient courir par leur conseil , des gemqui n’ont nulle connoistànce de l’économitan maie, ni des maladies, ni de la façonde les traiter. (N)
CARDIAQUE , adj. ( Anatomie.) fedit de Porifice gauche de Pestcmac , àcause de fa proximité du coeur. Voye\Estomac,
On donne aussi cette épithete aux vais-seaux , artere, veine, qui fe distribuent.
Voye\ Artere , Veine , &c.
Le plexus cardiaque est un lacis dedifférens rameaux , tant de la huitièmepaire que du nerf intercostal, qui fe distri-buent au cœur. Voye\ CfffiUR. (L)
Cardiaque, adj. (Me'd.) pasfon car-diaque, est une maladie dont iì est sou-vent parlé dans les auteurs fous ce nom ;mais dont les modernes traitent plus sou-vent fous le nom de syncope : c’est unefoiblesse extrême, que !e vulgaire nommedéfaillance. Voye^ SYNCOPE.
Cardiaque , remede qui peut réveil-ler & ranimer les forces abattues & lan-guislàntes. Ces fortes de remedes agissenten détruisant les obstacles qui /oppo-sent a la circulation, en augmentant lemouvement du lang ; & enfin leur essetse rend sensible par ! e pouls plus élevé latranspiration augmenfee, & p ar tous les
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Agnes qui accompagnent l’ufage modérédes liqueurs restaurantes.
Ce terme est synonyme à cordiaux ,restaurons, fortifions, analeptiques. Voy.
Cordiaux. ( N )
* CARDIER ou FAISEUR DECARDES. ( Arts me'chan. ) Les cardiersou iaifeurs de cardes fe fervent pour leurouvrage, de la peau de veau, de bouc ou dechevre , bien tannée.
Les cardiers ne devroient jamais em-ployer que des peaux de veau bien tannées,d’une force proportionnée aux efpcces decardes auxquelles on les destine, & ne pointfe servir de peaux de mouton , nomméesbasanes , parcc qu’elles (ont trop íoibles ,& qu’elles ne résistent pas au travail. Lespeaux de veau ont plusde force, & donnentplus de jeu & de restòrt à la carde.
Pour suppléer à la force qui mangue auxpeaux de mouron , les cardiers y ajoutentdes feuilles de papier collées ensemble lesunes fur les autres ; ce qui ne vaut rien ,parce que les cardes n’ayant d’autre soliditéque celle que le papier leur donne, & fetrouvant trop humectées par l’huife , ellesfont de peu de durée.
Us prennent une peau , la coupent parmorceaux quarrés oblongs , de la grandeurdont la carde doit être , & tendent cesmorceaux, qu’ils appellent feuillets, furune efpece de métier appelle le panteur ,Lorsque la peau est montée fur le panteur,on pastè une pierre-ponce destùspour l’égarlifer ; s’il s’y trouve des endroits trop min-ces , on y colle du papier ou du parchemin,Cette seconde opération s’appelle parer,Lorsque la peau est parée, on la pique ;c'est-à-dire, qu’on la perce de petits trousplacés fur une même ligne droite, & tous àla même distance les uns des autres. Quandon a pi qué la peau , ils’agit de la garnir defi a j* On commence par couper lei de 1er d une longueur proportionnée àa carde qu’on veut faire.
Quand les fils font coupés, on les double;ce qui s’exécute par le moyen d’un instnument appelle doubleur , qui fait souffrir aufil d’archal deux inflexions à la fois. Le?tronçons dans cet état s’appellent pointes,On les plante dans les trous d’un instrumentappejlé croçheux pu croqueux, & on feux