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Tome sixième.
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mac, puis à faire des cotations le soir. Cenom a été emprunté des religieux, qui aprèssouper alloient à h collation, c’est-à-dire,à la lecture des conférences des saints peres,appellées en latin collationes ; après quoion leur permettoit de boire aux jours dejeûne , de l’eau ou un peu de vin ; & celéger rafraîchissement íènommoit auílì col-lation. Le dîner des jours de carême, ne sefit cependant pas tout d’un coup á midi.Le premier degré de changement fut d’a-vancer le souper à l’heure de none , c’est-à-dire , á trois heures après midi ; alors ondisoit none , ensuite la messe , puis les vê-pres ; après quoi l’on alloit manger. Versl’an 1500, on avança les vêpres à l’heure demidi, & l’on crut observer l’abstinenceprescrite , en s’abstenant de viande pen-dant la quarantaine, & se réduisant à deuxrepas, l’un plus fort, & l’autre très-légerfur le soir. On joignoit auílì au jeûne ducarême, la continence, l’abstinence desjeux, des divertissemens & des procès. IIn’est pas permis de marier fans dispensependant le caré/nc.Thomalfin , Traité his-torique & dogmatique des jeûnes. (G)

CARENAGE, CRANAGE, CRAN,s. m. (Marine.) c’est un lieu convenable surle rivage de la mer, pour donner la carénéâ des vaisseaux. Les mots de cranage & decran sont venus par corruption, & ne sontd’ufage que parmi quelques matelots.

Pour qu’un lieu soit propre pour en faireun carénage , il faut qu’au pied de la côteil y ait aster d’eau pour que le vaisseeu ysoit à flot, & qu’on puistè l’abattre aisé-ment sur la terre, & le coucher sur le côtéassez pour qu’on lui voie la quille.

, CARENE, quille, s. m. ( Marine. )c est une longue & grosse piece de bois,ou plusieurs pieces mises au bout l’une de1 autre , & qui règnent par-dehors dans laplus basse partie du vaisseau, de pouppe àproue, afin de servir de fondement au na-vire. V'oye ç QUILLE. On prend souventle mot de caréné plus généralement, & onentend par-là toute la partie du vaisseauqui est comprise depuis la quille jusqu a lali„ne de seau : de là vient qu’on dit carenerun vaisseau , donner la caréné , mettre unvaisseau en caréné, pour lignifier qu ondonne le radoub au fond du bâtiment.

CAR

Caréné , Cran ; c’est le travail qu’onsait pour calfater & radouber un vaistèaudans lès œuvres vives, & qui vont sousl’eau.

Demi-carene, se dit Iorsqu’en voulantcarener un vaisseau, on ne peut travaillerque dans la moitié de son fond par-dehors,& qu’on ne peut joindre jusques vers laquille.

Caréné entiere, c’est quand on peut ca-rener tout un côté jusqu’àla quille.

CARENER, v. act. ( Marine. ) don-ner la caréné à un vaistèau, mettre un vais.seau en carene.Quelques-uns disent par cor-ruption carner 6 c mettre un vaijjeau encran ; car le mot cran n’est autre chose quecelui de caréné qu’ils ont estropié. Carenerun vaisseau , c’est le coucher fur le côté jusqu’à ce qu’on lui voie la quille , pour le ra-douber , le calfater, ou le raqcommoder auxendroits qui sont dans l’eau, qu’on nommeœuvres vives ; & les œuvres mortes com-prennent toutes les parties du vaistèau quifont hors de l’eau , ou bien tous les hautsdu vaisseau.

Pour bien carener un vaistèau , il ne fautpas épargner le chauffage, qui se fait aveodes bourrées de menu bois. Ce chauffageest necestàste pour bien nettoyer le vais-seau , & mieux faire paroître lesdéíèctuo-fités ou les fentes cju’il pourroit y avoir ,afin d’y remédier ; ensuite on le fraie & onle suisve.

Pour coucher le vaisseau sur le côtélors-qu’on veut le carener , on se sert dans lesports, de pontons, fur lesquels on Tabac& on Tamarre. ( Z )

CARENTAN, ( Géog.) petite ville deFrance en basiè-Normandie, dans le Co-tentin.

CARETTE, f. f. partie du métier desétoffes de foie. La carette est un cadre d’unpied & demi environ de large, fur deuxpieds & c’emi de long, composé d’un bran-card & d’un montant ; sur les traverse*duquel, de chaque côté , est un rateau danslequel les alestons sont posés & enfilés.Voye\ Etoffe de soie. Voye\ a WAleirons.

II n’y a pas ordinairement de pouliesdans les carettes. Les aleirons sont sépares

par des dentures faites aux deux planches,

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