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adultéré qu’clle entretenoit avec Landrj. ,II ne lui restoit qu’un fils au berceau, c e-toit Clotaire II. Ce prince lui succédaJousla tutele de Fredegonde fa mere, & duroi de Bourgogne ion oncle. Chilpericmourut détesté de ses sujets ; & la posté-rité s’est accoutumée à le regarder commeJe Néron de Ion fiecle. Contran se com-porta avec beaucoup de modération : il luieût été facile de fe rendre maître des étatsde Chilperic j il préféra le titre, de peredu jeune prince à celui de conquérant. Leroi d’Australie, fous prétexte de venger lamort de Sigebc-rt son pere, afpiroit a dé-pouiller Clotaire II. Childebert fut obligéde se reílèrrer dans les limites de ses états.Clotaire sut proclamé roi de Soiíïòns. Ce-pendant les seigneurs François, soitqu’ilsfussent lastes de ces désordres, soit qu’ilssongeassent à en profiter, méditoient unegrande révolution : ils avoient envie dei éunir toute la monarchie dans la main deGondebaut, fils naturel de Clotaire I. Ilsle proclamèrent à Brive-Ia-Gaillarde. Lesrebelles avoient des chefs respectables, telsqu’un Didier qui avoit toujours commandeles armées de Chilperic, un Mumrao quiVeioit signalé par plusieurs victoires fur lesLombards. Le nouveau monarque fut trahipar ceux même qui l’avoient couronne. IIparoìt que Fredegonde méditoit de nou-veaux attentats : en effet, Contran, quicons tout le cours de son régné avoit mon-tré une singulière modération, lui retira latutele de Clotaire II, qu’il avoit consentid abord de gérer avec elle : il la força dequitter le séjour de Paris, & ] a relégua auV audioml. Elle voulut s en venger oti sou-levant la Bretagne’ mais d lut facile à Con-tran de faire rentrer dans le devoir cetteprovince rebelle. La pacification de !a Bre-tagne fut le dernier événement mémora-ble du régné de Contre,n. i! avoit tait au-paravant une guérie infructueuse contrel’fiípagne : il mourut à Chàlons-fur-Saone,dans la soixante-unieme année de son âgela trente-troilieme de son régné. Aucunde sesenfansne lui survécut, excepté fafille Cîotilde ; encore ust-H incertain li ellene mourut point avant lui. Veilt auteurdont le coloris est fi séduisant, fa peintavec beaucoup de vérité. Prince médiocre,
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dit cet écrivain en parlant de Contran, quifut presque toujours mal servi, parce quejamais il ne fut faire respecter son autorité ;bon , mais de cette bonté qui inspire plusla licence que la vénération , il aimoit sessujets, & il n’avoitpas la force de les dé-fendre contre les vexations de ses ministres.Doux, humain, complaisant, mais pluspar timidité que par vertu, on n'osoit sa-border dans les accès de fa colere ; souventdans les premiers transports il prononça desarrêts de mort. Les historiens de íá vie Itiidonnent un grand fonds de piété : il me-noit une vie au store, f’aisoit de grandeslargesses, aimoit, respectoit, protégeoit lareligion , l’église & les ministres : on l’amême mis au nombre des saints. Grégoirede Tours lui attribue des miracles, mêmede ion vivant. (M~Y. )
CARIBES, ( LF.S ) Ge'og. peuples sau-vages de l’Amérique méridionale , auxconfins des terres des Caripous ; ils vonttout nus, & ils se peignent le corps ennoir.
CARIBOU , f. m. ( Hifl. nat. \ool. )espece de cerf de f Amérique. II est très-léger, & il court fur la neige prefqu’auflivîte que fur la terre. Cette facilité luivient de la conformation de ses pieds, quin’enfoncent pas aisément dans la neige-,parce que la corne de ses pieds est forelarge, ët garnie d’un poil rude dans lesintervalles , de forte qu’elle lui rient liendes raquettes des sauvages. Lorsqu’il ha-bite le fort des bois, il se fait des routesdans la neige , & il y est attaqué par lècarcujoti. Voye^ CarCAJOU. ( I)
CARfCAsURE, f! fi ( Peinture.) Cemot est francisé de l’italien caricatura , &e’est ce qu’on appelle autremetv charpe11 s’applique principalement aux figuresgrotesques & extrêmement disproportion-nees, ioit cans le tout, soit dans les partiest|u un peintre, un sculpteur ou un graventfíjit exprès pour s’armster & pour fairerue. Callot a excellé dans ce genre. Maisil en est un burlesque en peinture commeen poésie; c’est une espece de Iibcrtmagéd imagination , qu’il ne faut se permettretout au plus que par délassement. (D)
C A HIE , f. f. terme de chirurgie , solu-tion de continuité dans un os, accompa- ;