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gnée de perte de ssibstance, laquelle est oc-casionnée par une humeur âcre &: rougeâ-tre. yoye\ Os.
La carie est une forte de corruption ouputréfaction particulière aux parties dures& oiseuses du corps, qui y produit le mémoeffet que la gangrené ou la mortificationfur les parties molles ou charnues; ouqui, comme s’exprimentd’autres auteurs,y fait ce que font aux parties molles l’ab-cèsou l’ulcere. Voy. GANGRENE , MOR-TIFICATION, Abcès , Ulcéré.
La carie provient de l’affluence conti-nuelle d’humeurs vicieuses fur l os, ou del’acrimonie de ces humeurs ; de fracture ,de contusion, de luxation , d’ulcere, domal vénérien, de médicamens corrosifs,de ce que l’os est resté long-tems à nu &dépouillé de chair, exposé à l’air exté-rieur , &'c.
Les remedes usités dans Ja carie font lesteintures d’euphorbe , de myrrhe & d’a-loès, ou les mêmes substances en poudre ,avec une addition d’iris , d’aristoloched’une ou d’autre forte, de gentiane , &c.& singulièrement la poudre de diapenté.Après qu’on a fait usage de la teinture, onmet fur l’os un plumasseau saupoudré desmêmes substances pulvérisées. On appliqueaussi fort souvent avec succès fur l'os cariele cautère actuel, qu’on passe à travers unecannule, pour ne point endommager lesparties voisines. Voye\ CAUTERE.
Les anatomistes, en disséquant des corps,trouvent souvent des os caries , singuliè-rement ceux des mâchoires, des jambes,&c. quoique pendant que les personnesétoient vivantes on ne soupçonnât rien desemblable, & qu’elles n’en ressentissent au-cun mal.
Lorsque les caries font causées par un vi-rais vénérien, scorbutique, écrouclieux, &c.il faut tacher de détruire la cause avant qued’employer les remedes locaux capables deproduire l’exfoliation de la carie. Voye^Exfoliation.
Les caries avec vermoulure ne le peu-vent guérir, il faut en venir à l’amputationdu membre. Voye\ Amputation.
La carie des os du crâne oblige louventà multiplier l’application des couronnes detrépans. On trouve dans le premier volume
CAR
des M:m. de Vacadémie royale de chirur-gie y plusieurs observations importantesfur la guérison des cai ies du errne, á Par-ti cle de la multiplicité des trépans. II y en aune entr’autres, de M. de la Peyronie, quienleva une carie considérasse, & qui em-ploya â cette opération les trépans , lesélévatoires, les tenailles, les scies, les limes,les Vilebrequins, les maillets de plomb, lesgouges, les ciseaux de presque toutes lesespeces , ùc. Cette observation , qui four-nit un des plus grands faits de chirurgie ,tant par la grandeur de Ja maladie & laconstance du malade, que par l’intrépiditédu chirurgien, est un de ces exemples ex-traordinaires , dus à l’humanité , qui clansles cas désespérés-a porté de grands chirur-giens à des entreprises audacieuses, qui ontservi à faire connoître de plus en plus lesforces de la nature & les ressources de l’art.
La carie des dents cause des douleursconsidérables, qui ne cessent ordinaire-ment que par l'extirpation. Voye\ Odon-tat.gie , Dent , Mal de dent. (y)
CARIE, ( Geog. anc. & mod.) provinced’Aíie en Natolie, au midi de l’Archipel,appellée aujourd’hui Alidinelli.
CARIÉ ou VICIE , adj. ( QLcon. rufi.)On nomme ainsi du bois qui a des malan-dres & des noeuds pourris. II n’est pas pro-pre à la charpente, ni au charronnage.
II y a des arbres creusés & cariés, à quiil ne reste de bois dans leur tronc que CCqu’il en faut précisément pour soutenirl’écorce, & qui cependant continuent devivre & de produire.
Carié (bled ) Œcon. rufi. On nommeainsi celui dont la forme & la pellicule dugrain n’ont que peu d’altération , & quile convertit néanmoins en une poussièregrasse, noirâtre & fétide. On observequ’étant bien sec il se détache aisément dufond de sa balle.
Dès avant que la floraison finiflè, oncommence à distinguer les épis les plusavancés, du nombre de ceux qui font atta-qués de cette maladie. Tant que le * épisfont dans leur fourreau , lors même qu’ilsfont totalement au jour, on ne soupçonneaucun vice dans la plante ; la tige est droite& élevée ; les feuilles font communémentfans défaut : mais à peine les bleds fleuris*
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