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Tome sixième.
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d’une membrane sorte, remplie de sillonstransversaux , raboteuse , dure, calleuse ,presque cartilagineuse; de sorte que cetteespecc de boucher est capable de moudreles corpi les p'us durs : car son action estpresque comparable à celle des dents mo-laires. Willis même prétend que les écre-visses ont de vraies dents dans le ventricule.Les organes qui font réunis dans I’hommc,font donc séparés dans les oiseaux. Nousayons dans l'estomac la salive qui amollit,& des fibres charnues qui broient ; au lieuque les oiseaux diílòlvent dans un ventri-cule avant que de-broyer dans l’autre ; &cette structure leur étoit absolument néces-saire. Sans cette duplicité, qui fait quefaction des fibres charnues n’est point éner-vée par un velouté & par des humeurs,comment pourroient-ils digérer des ali—mens aulíi durs, que la mastication n’eût•pas préparés auparavant? 11 n’est donc passurprenant qu’on trouve ft souvent dansles pigeons des matières friables dans lepremier ventricule, & réduites en bouilliedans le second : mais il y a des animaux quin’ont ni dents, ni d’autre instrument quileur en tienne lieu. Pourquoi cela? C’estqu’ils ne se nourrissent pas d’alimens durs ;d’ailleurs ce qui manque en solide á quel-ques estomacs, leur a été donné en liquide.'Ielle est la variété qui s’observe dans lesestomacs des granivores & des carnivores,í-^oyt^ CARNACIER , GRANIVORE , &Estomaci (Z).

CARNOSITÉ , f. f. terme de Chirur-gie y qui signifie une excrefcence charnue& fongueuse , formée dans l’urethre ou colde la vessie, ou dans la verge, qui bou-che le passage des urines.

. Les carno/ìees font très-difficiles à gué-rtr : on ne les connoît guere qu’en intro-dui.ant la fonde dans le pastage, où elletrouve en ce cas de la résistance. Ellesviennent ordinairement de maladies véné-riennes , négligées ou mal guérie 1 -.

Les aireurs ne conviennent point una-nimement de Pexistencedesajrnq/ùej. ilsreconruiifíênt tous une maladie dans lecanal de l’wethre; qui occasionne unedifficulcq ti’uriner, liquéfié consiste cn ceque le jet de Punie est tort délié, fourchu ,& de travers. Les estons que fojnt inusi-

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lement les malades pour pister, rendentcette action fort douloureuse , & leur saitrejeter souvent les excrémens en mêmetems. La vessie, en ne sevuidantqu’impar-faitement, peut s’enflammer & s’ulctrerpar l’acrimonie que Purine contracte enséjournant dans la cavité de ce viscère.Cette maladie est très-fâcheuse ; elle peutavoir plusieurs suites funestes, telles que larétention totale d'urine, & l’impostìbilitéde pénétrer dans la vessie avec la fonde ,ce qui met les malades dans le cas d’uneopération. Voy. RÉTENTION d’URINE.II peut se faire des crevaslès à Purerhre ,& en conséquence une inondation d’urinedans le tissu cellulaire qui entoure la vessie:& le rectum : de là des abcès gangreneuxsuivis de fistules , Ùc.

M. Dionis attribue ka cause de tous ces,accidcns à des cicatrices qui se font faitesfur les ulcérés durs & calleux de Pintéric-urde l’urethre. II affine que quelque dili-gence qu’il ait faite en ouvrant les corpsqu’on accuíoit d’avoir des carnojitás , iln’cn a jamais trouvé. 11 traite d’erreurcommune la persuasion de Pexistence descamosués. 11 ajoute que ceux qui préten-doient avoir des remedes particuliers pourles guérir , avoient intérêt de confirmer-cette erreur plutôt que d’en désabuser-;d’autant plus que cette maladie, ayant étéabandonnée des véritables chirurgiens »étoit devenue le partage des charlatansou.distributeurs de secrets.

Dionis rapporte à ce sujet PexempJe deJean-Baptilïe Loiseau , maître chirurgiende Bordeaux, qui dans un recueil inobser-vations chirurgicales qu’il a écrites, ditqu’il fut appelle pour traiter le roi Hen-ri IV , d’une carno/ité; qu’il savoir pansé& guéri qu’il en avoir été récompensépar une charge de chirurgien de sa ma-jesté , que le roi lui donna. Dionis tientcette histoire pour apocryphe. “ Elle ne» prouve point, dit-ii, qu’il f ait âescar-" nojites este 1 lit voir que M. Loiseauy> fait le mystérieux, & tient'd u chaila-" tan, en publiant ce cuil a fait, sensI » dire m les moyens ni les remèdes- dent! " H sestservi. S il avoir été vrai, eonti-! » nue-í-il , rue se roi eût en une r..mn-

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