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Tome sixième.
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», to’rs, M. Loil’eau ne fit point un secret

ni de la méthode, ni des drogues qu il« avoir employées à une guérison pour„ laquelle il avoir été A libéralement gra-„ tiflé : & puisqu'il se tait sur 1 essentiel ,

», ajoute M. Dionis , je riens le tour po-»-», apocryphe ». Ce raisonnement estami du genre humain , mais il n’elvconcluant contre les carnofités.

Des praticiens postérieurs à M. Dionis,ont essayé , dans la maladie dont est ques-tion , de dilater peu à peu le canal de l’u-rethre, en se servant d’abord de sondesde plomb fort déliées, & les augmentantensuite jusqu’à rétablir le diamètre naturelde ce conduit. D’autres, avec des bougiesde cordes à boyau qui se gonflent par Fhu-midicé, sont parvenus à mettre en formele canal de Furethre ; ils ont en consé-quence attribué le rétrécissement de Fu-rethre au gonflement du tissu spongieuxde ce canal, en rejetant F opinion des car-noftés & des cicatrices.

Benevole, chirurgien de Florence, acomposé en 1715 un petit traité en langueitalienne ,iur les maladies de Furethre. 11n’est d’aucune des opinions que nous ve-nons d’exposer : il pense que la maladiefâcheuse dont nous parlons, est un esterde la, tuméfaction des glandes prostates enconséquence de leur ulcération, puisque1 ulcéré de cette glande est toujours le prin-cipe de ce qu’on appelle carnofité.

S il m’étoit permis d’exposer mon senti-ment après celui de tous ces praticiens ,je dirois librement qu’ils ont erré , endonnant pour cause exclusive le vice quequelques observations leur avoient faitap,percevoir ; & je pense qu’ils n W troù-ve cette maladie si rebelle, quepouravoirìnvarsaolement réglé leur méthode de latraiter, sur la cause qu’ils avoient recon-nue , & qu,ils croyoient être unique.

Le rétrécissement de Furethre par laprésence des carnofités est indubitable. Lamamere avec laquelle M. Daran traite cesmaladies, en est une preuve. II se sert debougies, qui mettent en suppuration lesobstades de urethre. A mesure qu’ilsdisparaissent ,1 urine reprend son cours ;k lorlqu elle iort a plein canal, & qu0 lesbougies d’une grosseur convenable passent

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librement jusques dans la vessie, il cicatrisele canal avec des bougies delsicatives Onvoit que M. Daran traite ces maladies-comme on feroit un ulcéré à la jambe.On doit rendre justice à la vérité : on nepeut disconvenir des succès de M. Daran ;ton application -à cette forte de rraite-nens , en lui faisant honneur, en sait beau-coup à la chirurgie, dont cette maladieétoit presque devenue F opprobre. Les gué-risons qu’il a faites ne font point, commequelques personnes le pensent, le fonde-ment d’une nouvelle théorie: elles réta-blissent la doctrine des anciens ; elles en-couragent tous les chirurgiens à ne pasabandonner le traitement d’une maladie,& à ne pas se rebuter par les difficultésqu’il présente. M.. Daran possede un remedepour mettre les obstacles de l’urethre ensuppuration : il a apparemment des raisonsparticulières pour en garder le secret. Maisil y a tant de personnes qui ont besoin d’untel secours ! Ce remede n’auroit-il pointde substituts qu’un habile chirurgien pour-roit employer ? M. Goulard, célébré chi-rurgien de Montpellier, en a découvertun qui produit les meilleurs effets, & qu’ila communiqué à la société royale de cetteville, dont il est membre. La connoissâncede la cause de la maladie fournira toujoursdes vues efficaces à un praticien suffisam-ment éclairé. J’ai réussi à vaincre quelquesobstacles, &à mettre Furethre en suppu-ration , avec des bougies couvertes d unmélange d’emplàtres de vigo eám nïercu-rio , & de diachylam cum gummis , par-ties égales. Lorsque le conduit a été par-faitement libre, j’ai procuré la cicatricedes ulcérés avec des bougies couvertesd’emplâtres de pierre calaminaire.

Aquapendente , au chapitre 14 duUvre III des ulcérés & fift des , dé-crit la méthode curative des carnofités de1 urethre. Les personnes de Fart ne lisentpoint ce qu’il en dit, sans en tirer quelquefruit.

Les bougies suppuratives ne sent pointcapables de détruire les cicatrices, & deremédier aux récrécissemens de Furethrepar le gonflement du tissu spongieux. Dansquelques-uns de ccs cas, il saut avoir re-cours à sillage de» dilàcaiis, & dans d au-

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