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a d’autres où il y a évidemment de l’avan-tage pour quelques joueurs, fk du désavan-tage pour d’autres : il n'y en a presqu au-cun dont l’invention ne montre quelqu’es-prit; 6: il y en a plusieurs qu’on ne jouepoint supérieurement, sans en avoir beau-coup , du moins de l’esprit du jeu. Voye\
Jeu.
Le P. Ménestrier jésuite , dans fa Bi-bliothèque curieuse £>’ inftrucíive , nousdonne une petite histoire de l’origine dujeu de cartes. Après avoir remarqué queles jeux font utiles, soit pour délaíîèr,soit même pour instruire ; que la créa-tion du monde a été pour l’Etre suprêmeune espece de jeu; que ceux qui mon-traient chez les Romains les premierstlémens , s’appelloient ludi magijìri ,* queJélùs-Christ même n’a pas dédaigné deparler des jeux des eníans : il distribue lesjeux en jeux de hasard, comme les désívoye\ DÉS ) ; en jeux d’espric, commeles échecs ( voye\ ECHECS ) ; & en jeuxde hasard & d’esprit, comme les cartes.Mais il y a des jeux de cartes , ainsi quenous l’avons remarqué , qui font de purhasard.
Selon le même auteur, il ne paroi t au-cun vestige de cartes à jouer avant Tannée1 39 z , que Charles VI tomba en phrénéíìe.Le jeu de cartes a dû ctre peu communavant Tinvention de la gravure en bois,a cause de la dépense que la peinture descartes eût occasionnée. Le P. Ménestrierajoute que les Allemands, qui eurent lespremiers des gravures en bois, gravèrentausti les premiers des moules de cartesqu’ìls chargèrent de figures extravagantes :d’autres prétendent encore que Timpres-íion des cartes est un des premiers pasqu on ait fait vers Timprestion en caractèresgravés fur des planches de bois, & citentà ce sujet les premiers estais d’imprimeriefaits à Harlem , & ceux qu’on voit dans laBibliothèque Bodleyane. Ils pensent queI on se (eroit plqs tótapperçu de cette an-cienne origine de Timprimerie, fi Ton eûtconsidéré que les grandes lettres de nosjnanu'crits ue 900 ans paroislent avoir été«ites par des enlumineurs.
On a voulu par le jeu de cartes , dit leA • Ménestrier, donner une image de la vie
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paisible, ainsi que par le jeu des échecs,beaucoup plus ancien , on en a voulu don-ner une de la guerre. On trouve dans lejeu de cartes les quatre états de la vie ; lecœur représente 1c, gens d’église ou dechœur, espece de rébus ; le pique , les gensde guerre; \e trefle, les laboureurs; & lescarreaux , les bourgeois, dont les maisonsfont ordinairement carrelées. Voilà uneorigine & des allusions bien ridicules. Onlit dans le P. Ménestrier, que les Espa-gnols ont représenté les mêmes choses pard’autres noms. Les quatre rois, David ,Alexandre , César, Charlemagne, sont desemblèmes des quatre grandes monarchies,Juive, Grecque, Romaine, & Allemande.Les quatre dames, Rachel, Judith , Pal-las , & Argine , anagrame de regina ( caril n’y a jamais eu de reine appellée Argine),expriment les quatre maniérés de régner,par la beauté , par la piété, par la sogestè,& par le droit de la naissance. Enfin lesvalets représentoient les servans d’armes.Le nom de valet , qui s’est avili depuis, nese donnoit alors qu’à des vassaux de grandsseigneurs, ou à de jeunes gentilshommesqui n’étoient pas encore chevaliers. LesItaliens ont reçu le jeu de cartes les der-niers. Ce qui pourroit faire soupçonnerque ce jeu a pris naissahee en France, cefont les fleurs-de-lis qu’on a toujoursremarquées fur les habits de toutes les figu-res en cartes. Lahire, nom qu’on voit aubas du valet de cœur , pourroit avoir étéTinventeur des cartes , & s’être fait com-pagnon d’Hector & d’Ogier le Danois, quifont les valets de carreau & de pique,comme il semble que le cartier se soitréservé le valet de rrefle pour lui donnerson nom. Voye\ l’article Jeu. Bibl. cur.Ù infirucl. page 168. Pour h fabricationdes cartes, voyev^ Cartier.
Problème fur les cartes. Pierre tienthuit cartes dans ses mains, qui font, un as,un deux, un trois, un quatre, un cinq , unsix, un sept & un huit, qu’il a mêlés : Paulparie que les tirant Tune après T autre, illes devinera à mesure qu’il les tirera.
On demande combien Pierre doit pa-rier contre un que Paul ne réuilìra pas dansson entreprise ?
Par Ténoncé de la question, on suppose