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de moins ; le cartel de seigle, trente-scpr, & celui d’avoine trcnte-cincj livres.
A Montmidi, le cartel de froment pèseiquarante-buit livres & demie ; de meteil,quarante-sept; d’avoine, cinquante livres.Toutes les livres dont nous venons dcparler, doivent être prises poids de marc.Dictionnaire du commerce. ( G)
CARTELADE, s. f. ( Commerce.)mesure en longueur, dont on se sert dansl’arpentage des terres en plusieurs endroitsde la Guienne" elle est environ de 1080toises.
CARTELLE , f. f. ( Musique. ) grandefeuille de peau d’áne préparée , fur laquelleon entaille les traits des portées, pour pou-voir y noter tout ce qu’on veut en com-posant, & l’effacer ensuite avec une éponge.L’autre côté qui n’a point de portées , peutservir à écrire & barbouiller, pourvu qu’onn’y laisse pas trop vieillir l’encre. Avec unecartelle , un compositeur soigneux en apour sa vie, & épargne bien des rames depapier réglé : mais il y a ceci d’incommode,que la plume passant continuellement furles lignes entaillées, gratte Ôc s’cmoussefacilement. Les cartelles viennent toutesde Rome ou de Naples. ( S )
CARTELLES, s. f. ( Commerce delois. ) petites planches de l’épaitfeur dedeux , trois, quatre, cinq pouces, danslesquelles on débite les bois qui font à1 usage des tabletiers, ébénistes, armu-riers , Ci c.
CAR -TERON , f. m. ( terme de tijse-rand. ) c'est une lame de bois d’un pouceae largeur, plate & d’cnviron cinq piedsde longueur, qui se place derrière lesverges. Cette barre passe entre les fils, , chaîne, qui se croisent sur elle,
c cít-a-dire, qui passent deux deílùs &deux desious j son usage est de contenirles fils de la chaîne, & les empêcher de lemêler.
CARTÉSIANISME, f. m. philoso-phie deDescartes , ainsi appellée du nomlatin Cartefìus } de son auteur. RenéDeí-cartes naquit le 31 mars 15 96, à la Haye ,petite ville de la.Touraine, de JoachimD escarres , conseiller au parlement de■Bietagne, & de Jeanne Brochard , fillestu lieutenant-général de Poitiers : on luiTome VI.
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donna le surnom de du Perron , petiteseigneurie située dans le Poitou, qui entraensuite dans son partage après la mort desen pere.
La délicatesse de son tempérament,& les infirmités fréquentes qu’il eut à sou-tenir pendant son enfance, firent appré-hender qu’il n’eût le sort de sa mere, quiétoit morte peu de tems après être accou-chée de lui : mais*il les surmonta , & viesa santé sc fortifier à mesure qu’il avançaen âge.
Lorsqu’il eut huit ans , son pere luitrouvant des dispositions heureuses pourl’étude, & une forte passion pour s’insetruste , l’envoya au coîlege de la Fléché.II s’y appliqua pendant cinq ans & demiaux humanités ; & durant ce tems, il sicde grands progrès dans la connoiííànce deslangues grecque & latine , & acquit ungoût pour la poésie , qu’il conserva jusqu’âla fin de sa vie. _ .
II passe ensuite à la philosophie, à la-quelle il donna toute son attention, majsqui étoit alors dans un état trop impar-fait pour pouvoir lui plaire. Les mathé-matiques, auxquelles il consacra la derniereannée de son séjour à la Fléché, le dédom-magèrent des dégoûts que lui avoir cau-sés la philosophie. Elles eurent pour luides charmes inconnus, & il profita avecempressement des moyens qu’on lui four-nit , pour s’enfoncer dans cette étude aussiprofondément qu’il pouvoir le souhaiter.Le recteur du coîlege lui avoir .permis dcdemeurer lung-tems au lit, tant à causede la délicatesse de sa santé, que parccqu’il remarquoit en lui un esprit porténaturellement à la méditation. Descartesqui, à son reveil, trouvoit toutes les forcesde son esprit recueillies, & tous lès sensrassis par le repos de la nuit, profitoit deces conjonctures favorables pour méditer.Cette pratique lui tourna tellement enhabitude, qu’il s’en sit une maniéré d’étu-dier pour toute se vie ; & l’on peut direque c’est aux matinées qu’il paflòir dansson lit , que nous sommes redevables dçce que son génie a produit de plus im-portant dans la philosophie & .dans lesmathématiques. _ ,
Son pere , qui avoir seit prendre^a sonF f f