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„ matière de ce chaos devoit, ensuite de„ ces loix, se disposer & s’arranger d’une„ certaine façon qui larendoit toute sem-„ bîable à nos cieux ; comment cependant,> quelques-unes de ces parties dévoientr> composer une terre ; & quelques-unes ,n des planètes & des comètes ; & quelques» autres, un soleil & des étoiles fixes....» De là je vins à parler particulièrementa de la terre; comment les montagnes,» les mers, les fontaines & les rivières» pou voient naturellement s’y former, &» les métaux y venir dans les mines ; &fi les plantes y croître dans les campagnes ;fy & généralement tous les corps qu’on„ nomme mêles ou composés , s’y engen-fi drer.... On peut croire, fans faire tortauti miracle de la création, que parles seulest) loix de la méchanique établies dans la„ nature, toutes les choses qui sontpure-,, ment matérielles, auroientpu s’y rendrefi telles que nous les voyons à présent.
a De la description de cette générationfi des corps animés & des plantes, je paíîàifi à celle des animaux, & particulièrementfi à celle des hommes. ,,
n. Descartes finit son Discours fur laméthode , en nous montrant les fruits dela sienne. " J’ai cru, dit-il, après avoir re->, marqué jufqu’pù ces notions générales,„ touchant la physique, peuvent conduire,fi que je ne pouvois les tenir cachées, fansti pécher grandement contre la loi qui nousít oblige à procurer, autant qu’il est en„ nous, le bien général de tous les hom-„ mes. Car elles m’ont fait voir qu’il est„ possible de parvenir à des connoiísancesti qui font fort utiles à la vie, & qu’au« lieu de cette philosophie spéculativeti qu’on enseigne dans les écoles, on en» peut trouver une pratique, par laquellefi connoissant la force & les actions du feu,tt de 1 eau , de l’air, des astres, des lieux,ft & de tous les autres corps qui nous en—n vironnent , aussi diftinclement que nousn connaissons les divers métiers de nosti artisans , nous les pourrions employertt en même façon à tous les usages aux-n quels ils font propres , & ainsi nousn rendre maîtres Ù possesseurs de la nu-it ture. » .
Descartes fe félicite en dernier lieu des
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avantages qui reviendront de fa physiquegénérale à la médecine & à la santé. Lebut de ses connoiísances est, de fe pouvoirexempter d’une infinité de maladies , Ùmême aussi peut-être de l’affaiblissementde la vieillesse.
Telle est la Méthode de Descartes. Tel-les font ses promesses ou ses espérances.Elles font grandes fans doute : & poursentir au juste ce qu’elles peuvent valoir ,il est bon d’avertir le lecteur qu’il ne doitpoint fe prévenir contre ce renoncementà toute connoistànce sensible, par lequelce philosophe débute. On est d’abord tentéde rire, en le voyant hésiter á croire qu’iln’y ait ni monde, ni lieu , ni aucun corpsautour de lui : mais c’est un doute méta-physique , qui n’a rien de ridicule ni dedangereux ; & pour en juger sérieusement,il est bon de se rappelles les circonstancesoù Descartes se trouvoit. II étoit né avecun ^rand génie ; & il régnoit alors dansles écoles un. galimatias d’entités, de for-mes substantielles, & de qualités attracti-ves , répulsives, retentrices, concoctrices ,expultrices , & autres non moins ridiculesni moins obscures , dont ce grand hommeétoit extrêmement rebuté. 11 avoit pris goûtde bonne heure à la méthode des géomè-tres , qui d’une vérité incontestable , oud’un point accordé, conduisent l’esprit àquelqu’autre vérité inconnue ; puis de cel-le-là à une autre, en procédant toujoursainsi : ce qui procure cette conviction d’oùnaît une satisfaction parfaite. La penséelui vint d’introduire la méme méthodedans l’étude de la nature ; & il crut, enpartant de quelques vérités simples, pou-voir parvenir aux plus cachées, & ensei-gner la physique ou la formation de tousles corps, comme on enseigne la géo-métrie.
Nous reconnoîtrions facilement nos dé-fauts , si nous pouvions remarquer que lesplus grands hommes en ont eu de sembla-bles. Les philosophes auroient suppléé àl’impuisiànce où nous sommes pour la plu-part , de nous étudier nous-mêmes , s ilsnous avoient laissé l’histoire des progrèsde leur esprit. Descartes l’a tait, ^ c estun des grands avantages de là méthode.Au lieu d’attaquer directement le* lch«-