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Les Fictions , enfans de la feule ima-gination , & faites pour amuser , fe mas-quent d’un faux air d’histoire par une nar-ration suivie, & fe divisent en romans &en contes.
Les Collections comprennent tousles ouvrages historiographiques , faits dediverses pieces d’aslbmblage fans aucun en-chaînement d’événemens & de circons-tances ; elles peuvent fe réduire à deuxobjets différens, les antiquités & les com-pilations.
Les antiquités rastèmblent ce qui re-garde les monumens que la main des hom-mes a fabriqués, & que les terris n’ont pasdétruits ; tels que les bâtimens, les ins-criptions , les médailles, les chartres , &autres choses pareilles.^
Les compilations ramassent les diffé-rons faits indépendans les uns des autres,tels que les mémoriaux & les dictionnaireshistoriques.
philosophie, ,
Mathématiques, Cosmogra-phie , Physiographie, Phy-sique , Médecine , Spirito-logie.
La nature présente une multitude d’ê-tres contenus dans un espace , d'où naîtl’envie de calculer les uns, & de mesurerPautre ; de façon que le nombre & la gran-deur deviennent une occupation d’efprit,& font véritablement des connoistancespréliminaires & nécessaires à l’étude de lanature.
Un regard ensuite plus attentif fait qu’onregarde le monde comme un vaste pays oùl’on voudroit voyager, & dont la totalitéfe distribue en deux parties, le ciel & laterre. Ce font deux objets nouveaux àtraiter.
A l’idée générale des régions doit natu-rellement succéder celle d’habitation ; ony rencontre une multitude d’êtres succes-sivement produits & renouvellés, ou parvoie de génération, ou par voie de végé-tation. Leur description fait le travail desnaturalistes.
Le travail constant & infatigable de lanature la fait envisager dans un état d’ac-tion, dont la connoistànce devient inté-
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restante par le désir de dévoiler fes mystè-res ; de là l’étude de la physique.
L’étude de la nature en action conduitnécessairement à celle de l’état de vie.Une curiosité bien placée par Tintérét qu’onprend & qu’on doit prendre à fa conser-vation , détermine Thomme studieux à ap-profondir la machine animale, pour la-voir en quoi consiste la vie, quels en fontles ressorts , ce qui en fait la bonne écono-mie & la santé, & pour découvrir aussi lescauses & les réglés de fa destruction ou defa langueur ; d’où la médecine.
Après avoir considéré la nature fous fesdifférentes faces, il n’étoit pas naturel d’ou-blier le plus admirable de fes aspects ; celuioù Rappliquant & cherchant à connoître ,elle paroît toute spirituelle. L’efprit hu-main fe repliant souvent sur lui-même &sur fes opérations, s’étudie & travaille furson propre fonds, non-feulement pour fecomprendre ainsi que tout ce qu’il ima-gine être comme lui au-dessus de la fpherecorporelle , mais encore pour fe faire uneméthode de penser & de raisonner, quiserve à le conduire au vrai &au bon. Voilàles raisons fur lesquelles font fondées lesdivisions de la philosophie, dont nousallons rendre compte en particulier.
Les Mathématiques ayant pourobjet le nombre & la grandeur, fe divi-sent en arithmétique & géométrie ; fousle nom à'arithmétique est compris Tal-gebre.
La Cosmographie fe divise en as-tronomie & géographie.
La Physiographie s’attache à faireconnoître les productions de la nature ,& fe divise en pfycologie & végétologie.
La pfycologie considéré les êtres pro-duits par voie de génération, & doués devie ; c est-a-dire, des animaux de touteefpece;
La végétologie comprend tout ce qui estproduit par faction continuelle de la na-ture ; tels que font les plantes , les fruits,les métaux, les minéraux , les coquilla-ges , &c.
La Physique est ou spéculative oupratique.
La spéculative renferme les systèmes ,& la pratique les expériences.