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Tome sixième.
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La Médecine a pour but ce qui con-cerne la vie & la santé de l’animal : sesdeux brandies font la physiologie & la pa-thologie.

La physiologie considéré !a constitution,les fonctions, & toute l’économie des par-ties qui composent le corps animé.

La pathologie étudie les altérations quipeuvent troubler cette machine vivante ;comment on peut prévenir ces accidens ,& y remédier ; ce qu’on nomme diete Scthérapeutique, qui, ainsi que la chirurgie& la pharmacopée, appartiennent à ce der-nier ordre.

La SPIïUTOLOGIE se divise en méta-physique & logique.

La métaphysique cherche à connoître ceque c’est que Í’eíprit & la pensée, les pro-priétés & les opérations de famé raison-nable ; elle pousse même ses recherchesjusqu’à la divinité.

La logique s’applique à conduire l’esprithumain dans les routes de la vérité, pardes réglés íûres & lumineuses. C’est à ellequ’appartient tout ce qui regarde la direc-tion du raisonnement, soit dans la positiondes principes, l'oit dans la déduction desconséquences.

PHILOLOGIE,

Lexicologie,Éloquence ,Poemes, Théâtres, Lettres,Critique.

Les avantages que procurent les grâcesdu discours à ceux qui les possedent, fontque les hommes se portent avec ardeur àce qui peut perfectionner leur langage, &leur valoir la réputation de bel esprit. Delà une ioule d’ouvrages caractérisés par ungoût particulier pour fart de la parole, &par les tournures & les idées singulièresd’une imagination ingénieuse. Le mot dephilologie caractérise parfaitement ce genrede littérature, qui se divise comme les au-tres en six classes.

La Lexicologie embraste tout ce quiconcerne les langues, soit pour en donnerl’intelligence, en conserver la pureté, enfaire connoître le génie. Les auteurs decette classe sont ou grammairiens ou vo-cabulistes. »

C A I’

I.es grammairiens établissent des réglés& des principes, discutent la nature desmots pour en connoître les divers acci-dens, Ùe. Ils traitent aussi de l’orthographe& de la ponctuation.

Les v oc ab ulifie s font des observationsfur la pureté du langage, en distinguent lebon usage du mauvais. Us travaillent enfinà bien représenter la valeur ou la significa-tion des mots, & font ce qu’on nommedictionnaire.

L’EloQUENCE a pour objet les embel-lissemens du discours : tantôt elle enseigneles réglés de son art, tantôt elle les met enœuvre, ce qui distingue ses écrivains enrhéteurs & en orateurs.

Les rhéteurs donnent des préceptes furles figures du langage, la construction despériodes, &c.

Les orateurs sont uniquement appliquésà l’exécution. Les oraisons funèbres, lesdiscours académiques , les éloges des hom-mes illustres, &c. composent cet ordre.

LesPûEMES, par leur grande diversité,ne sont pas d’une division aussi facile dansl'arrangement d’une bibliothèque, que dansun traité de poésie. 11 faut donc cherchercans le génie méme de la poésie quelquedifférence assez grande pour que les poètesqui se sont attachés à une espece, se soientrarement attachés à I’autre, & que par con-séquent on puisse fonder là-dessus un par-tage convenable au système bibliographi-que. M. l’abbé Girard trouve dans la vervepoétique deux âmes qui vont peu ensem-ble : l’une élevée & sérieuse, qui frappevivement l’imagination par la force desimages ; l’autre voluptueuse, qui flatte ouamuse par l’agrément ou la douceur de Hmélodie : de façon qu’il distingue les poèmesen épimétriques Sc lyriques.

Les épimétriques s’adressent à l’esprit ;ils narrent, peignent, raisonnent ou sontparler ; tels sont les poèmes épiques ou hé-roïques , les odes, les élégies, les satyres »les éclogues, les idyles, les madrigaux, l eSépigrammes, &'c.

Les lyriques sont faits pour les organesde la voix Sc des oreilles ; ce sont les chan-sons.

Le Théâtre. M. l’abbé Girard en faitune classe à part Sc distinguée des pocm.es >