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Tome sixième.
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il s'cnfuit que, fans le célibat des prêtres,on auroit aujourd’hui quatre millions decatholiques de plus, à prendre seulementdepuis François I : ce qui formeroit unesomme considérable d’argent ; s’il efl vrai,ainsi qu’un Anglois l'a supputé, qu’un hom-me vaut à Pétat plus de neuf livres sterling.

Í ?°. Les maisons nobles trouveroient danses familles des évêques, des rejetons quiprolongeroient leur durée, &c. Voyez lesouvragespolitiq. de M. l’abbé de S. Pierre,tome II, page 146.

Moyens de rendre aux ecclésiastiques laliberté du mariage. II faudroit i°. tòrmerune compagnie qui méditât fur les obsta-cles & qui travaillât â les lever. z°. Négo-cier avec les princes de la communion ro-maine, & former avec eux une confédéra-tion. 3°. Négocier avec la cour de Rome ;car M. l’abbé de S. Pierre prétend qu’ilvaut mieux user de l’intervention du pape,que de l’autorité d’un concile national;quoique, selon lui , le concile nationalabrégeât fans doute les procédures, & queselon bien des théologiens , ce tribunal fûtsuffisant pour une affaire de cette nature.V oici maintenant les obj écrions qu e M. l’ab-bé de S. Pierre fe propose lui-même con-tre son projet, avec les réponses qu’il yfait.

Premiere objeclion. Les évêques d’Italiepourroient donc être mariés, comme saintAmbroise; & les cardinaux & le pape,comme S. Pierre.

RÉPONSE. Assurément: M. l’abbé deS. Pierre ne voit ni mal á suivre ces exem-ples , ni inconvénient à ce que le pape &îes cardinaux aient d’honnêtes femmes,des enfans vertueux, & une famille bienréglée.

Seconde objeclion. Le peuple a une vé-nération d’habitude pour ceux qui gardentle célibat , & qu’il est à propos qu’il con-serve.

RÉPCXNSE. Ceux d’entre les pasteursHollandois & Anglois qui font vertueux,n’en font pas moins respectés du peuple ,pour être mariés.

Troisième objeclion. Les prêtres ontdans le célibat plus de tems à donner auxfonctions de leur état, qu’ils n’en auroientfous le mariage.

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Réponse. Les ministres protestanttrouvent fort bien le tems d’avoir des en-fans , de les élever, de gouverner leur fa-mille , & de veiller fur leur paroisse. Celeroit offenser nos ecclésiastiques, que den’en pas présumer autant d’eux.

Quatrième objeclion. De jeunes curésde trente ans auront cinq à six enfans ;quelquefois peu d’acquit pour leur état,peu de fortune, &. par conséquent beau-coup d’embarras.

Réponse. Celui qui fe présente aux or-dres est reconnu pour homme sage & ha-bile ; il est obligé d’avoir un patrimoine ;il aura son bénéfice ; la dot de fa femmepeut être honnête. II est d’expérience queceux d’entre les curés qui retirent des pa-rens pauvres, n’en font pas pour cela plusà charge à l’églife ou à leur paroisse. D’ail-leurs , quelle nécessité qu’une partie desecclésiastiques vive dans l’opulence, tandisque l’autre languit dans la mifere ? Neferoit-il pas possible d’imaginer une meil-leure distribution des revenus ecclésiasti-ques?

Cinquième objeclion. Le concile deTrente regar de le célibat comme un étatplus parfait que le mariage.

RÉPONSE. II y a des équivoques à évi-ter dans les mots d 'état, de parfait, d'o-bhgation : pourquoi vouloir qu’un prêtresoit plus parfait que saint Pierre ? L’objec-tion prouve trop, & par conséquent neprouve rien. Ma these, dit M. l’abbé deS. Pierre, est purement politique, & con-siste en trois propositions : i°. le célibatest de pure discipline ecclésiastique que ré-gisse peut changer : z Q . il seroit avanta-geux aux états catholiques romains qu ecette discipline fût changée: 3". en atten-dant un concile national ou général, il _ e ‘convenable que la cour de Rome reçoiv epour l’expédition de la dispense du célibat*une somme marquée, payable par ceux q ulla demanderont. , .

Tel est le système de M. l’abbé deS® 1 '*'Pierre (u), que nous exposons parceq 0 ^

(ft)L'espnt de l'églifc a toujours étésau célibat ; elle a voulu que le prêtre Fut débat -des soucis du siécle ; que les foins dus aux d» 1 '*nuisissent point à celui qu'a droit d’exiger Ion tipeau ; que les bénéfíces- ne tussent point ne ^