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Tome sixième.
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C E t

Je plan d<3 notre ouvrage l’exige, & dontnous abandonnons le "jugement à ceux à quiil appartient de juger de ces objets impor-tuns. Mais nous ne pouvons nous di r penferdc remarquer eu passant, que ce philoiophecitoyen ne s'est proposé que dans une édi-tion de Hollande, taire fur une mauvaisecopie, une objection qui se présente très-tuturellement, & qui n’est pas une desmoins importantes : c’esi Finconvénicntjdes bénéfices rendus héréditaires ; incon-vénient qui-neí’e fait déjà que trop sentir,& qui deviendroit bien plus général. Quoidonc, faudra-r-il anéantir toute résignation& coadju^orerie, & renvoyer aux supé-rieurs da collation de tous les bénéfices ?Cela ne seroit peut-être pas plus mal ; &un évêque qui connoìt son diocèse fie lesbons su j ers, est bien autant en état de nom-mer à une place vacante, qu’un ecclésiasti-que moribond, obsédé par une foule dcpaïens ou d’amis intéressés : combien desimonies & de procès scandaleux prévenus !_ fl nous restoroit, pour compléter cet ar-ticle , à parler du célibat monastique : maisnous nous contenterons d’obterver avecle célébré M. Melon, i°. qu'il y auroitun avantage infini pour la société pourles particuliers , que le prince usât stricte-ment du pouvoir qu'il a de faire observerla loi qui défendroit 1 état monastique avantl’àge de vingt-cinq ans ; ou, pour me ser-vir de l’idée Lr de l'expreíiion de M, Me-lon , qui ne permettroir pas d’aìiéner fa li-berté avant l'âge où l’on peut aliéner sonbien. Voyei le reste aux articles MA-RIA g e , Moine, V i uginité,Vœux, &'c. 2°. Nous ajouterons avecun auteur moderne qu’on ne peut ni troplire ni trop louer, que le célibat pourroitdevenir nuisible à proportion que le corpsdes célibataires seroit trop étendu , & quepar conséquent celui des laïques ne le seroit"pas astèz. 3 0 . Quelcsloix humaines, faitespour p irler à Pesprit, doivent donner despréceptes & point de conseils; & que la

tiiircs ; qnc te superflu tics revenus ecclésiastiquesY'ueiit ilistnUues cnx viinvres. N'est-ce pas lc vœui. ri fondateurs- ? Saint Paul & plusieurs porcs ticc 5, ll ; c «nt regardele célibat comme l’état le plus1 nrtriit, <Sc ont désiré que lc ministre dos aiitelsÍSoi1 ll lmc plus l ,ul ‘fettion que los

Tome VI.

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religion faite pour parler au coeur, doitdonner beaucoup de conseils, & peu dcpréceptes : que quand , par exemple, elledonne des réglés, non pour le bien , maispour le meilleur ; non pour ce qui est bon,mais pour ce qui est parfait ; il est conve-nable que ce soient des conseils, & nonpas des loix_;car la perfection ne regardepas Fimiverialité des hommes ni des choses :que de plus, si ce font des loix, il en faudraune infinité d’autres pour faire observerles premieres : que F expérience a confirméces principes : que quand le célibat quin’étoitqu'un conseil dans le christianisme ,y devint une loi expresse pour un certainordre de citoyens, il en fallut chaque jourde nouvelles pour réduire les hommes àFobservation de celles-ci ; & conséquem-ment , que le législateur se fatigua & fati-gua la société, pour faire exécuter aux hom-mes par précepte, ce que ceux qui aimentla perfection auroienr exécuté d'eux-mê-mes comme conseil. 4 0 . Que parla naturede l’entendement humain, nous aimons enftit de religion tout ce qui suppose uneffort, comme en matière de morale nousaimons spéculativement tout ce qui portele caractère de sévérité ; & qu’ainsi le céli-bat a dû être, comme il est arrivé, plusagréable aux peuples à qui il íembloit con-venir le moins, & pour qui il pouvoir avoirde plus fâcheuses luîtes ; être retenu dansles contrées méridionales de l’Europe, oùpar la nature du climat, il étoit plus diffi-cile à observer; être proscrit dans les paysdu nord, où les passions sont moins vi-ves ; être admis où il y a peu d’habitans,& être rejeté dans les endroits où il y ena beaucoup.

Ces observations font si belles & sivraies, qu’elles ne peuvent se répéter entrop d’cndroits. Je les ai tirées de l’excei-lent ouvrage de M. le préíLent de Mon-tesquieu ; ce qui précede est ou de M. Fleu-ry, ou du pere Alexandre, ou du-pereI homaísin ; ajoutez à cela ce que les Mé-moires de /’académie des inscriptions &les ouvrages politiques de M. l’abbe deS. Piemî^ct de M. Melon m’ont fourni,& à peine me r estera-t-il de cet ajticleque'ques phrases, encore font-elles tiréesd’un ouvrage dont on peur voir l’élogc dans

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