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Tome sixième.
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terrer les morts, & à servir les sous: ilsont beaucoup de rapport à nos frères de laCharité.

CELLULAIRE , adject. ( Anatomie.)se'dit d’un tiílii composé de plusieurs logesplus ou moins distinctes, qui paroi t séparertoutes les parties du corps humain jusquesdans leurs plus petits élémens. lsoye\ ÉLÉ-MENT , Tissu. '

Le tissu cellulaire est composé de fibres& de lames toutes solides , fans cavité, &qui ne font point valculeuíes, quoiqu’ilsoitcoloré par les vaisseaux qui s’y distribuent.Voici quelles font ces variétés principales :dans un endroit il est lâche, composé delames longues & distinctes les unes des au-tres ; dans un autre il est mince & composéde fibres courtes ; il est trcs-court entre lasclérotique & la choroïde ; entre la mem-brane arachnoïde du cerveau & la pie-mere,il est délicat, mais cependant plus sensibleentre chacune des deux membranes voisinesdes intestins, de l’estomac, de la vessie ,des uréteres, fous la peau de la verge, dufront, dans le poumon où on l’appelle vc-J'cule. Celui qui fous le nom dc gaine fuitla distribution des vaisseaux dans les vis-cères , & Ihr-tout dans le foie & dans lespoumons, est encore composé de fibresplus longues ; son usage principal est deréunir les membranes & les fibres voisi-nes , en leur laissant toutefois la liberté defe mouvoir suivant leur destinaion. Cetistu cellulaire ne contient presque jamaisde graisse : mais il est arrosé par une va-peur aqueuse , gélatineuse & graisseuse,qui s’exhale des artères, & qui est reprisepar les veines. On s’assure de ce Lit parune injection faite avec l’eau , la colle depoisiòn, l’huiîe, dans toutes les parties ducorps. Cette vapeur étant détruite , les fi-brilles se réunissent , &. les membranesvoisines s’irritent avec perte de mouve-ment. Le tisse cellulaiie qui sép ire lesfibres musculaires & les distingue jusquesdans leurs derniers élémens , est lâche &paroît plutôt composé de petites lames quede fibres. Le tisse cellulaire qui accompa-gne librement les vaisseaux & les enchaî-ne , & celui qui se trouve dans les cavitésdes os , & qui est composé pareillement de•âmes osseuses & membraneuses, sent un

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peu plus lâches : & enfin le tissu cellulaireplacé -fur la superficie du corps entre lesmuselés & la peau, est le plus lâche de tous.Les petites aires vuides de ce tisse , font «sa-bord presque routes remplies dans le fœtus ,d’une humeur gélatineuse ; & à mesure quele corps croît, elles se remplissent d’unegraisse grumeleuse, qui enfin se réunit enmasse liquide, insipide, inflammable, quiexposée à sair froid, prend quelque consis-tance, & se coagule. Elle se trouve sur-tout aux environs des reins des animauxqui vivent de végétaux ; & elle est en moin-dre quantité dans d’autres parties , & dansles animaux qui vivent de chair , pendantla vie desquels ce liquide approche plus dela nature du fluide.

Les vaisseaux sanguins rampent & se di-visent par-tout dans le tisse cellulaire , &'les extre mités des artérioles y déposent dela graisse , qui est rcpompée par les vei-nes ; le chemin des artères aux cellulesadipeuses est fì proche & si facile, qu’il estnécessaire qu’il y ait de plus grandes ou-vertures par où puissent être introduits lemercure, sair, seau , shumeur gélatineuse& shuile, qui dans l’animal vivant est tou-jours dans l’inaction. Cette graisse n’estpas séparée par quelque long conduit parti-culier : mais elle découle de toutes partsdans toute l’étendue dc I artère j de sottequ’il ne se trouve aucune partie du tissecellulaire qui Fenvironne, qui ne soit hu-mectée. Lorsqu’on remplit sartere «seau,il s’en fait promptement un amas, commeon peut s observer dans s embonpoint quel’on reprend en peu de tems après les ma-ladies aiguës : mais nous savons qu’elle estrepompée par les veines au moyen du mou-vement musculaire, qui est íi propre à di-minuer la graisse, ser-tout dans les ani-maux dans lesquels elle se trouve en tropgrande quantité, comme on le voit parles fièvres qui consument la graisse, par laguérison de l’hydropiíie , dans laquellel eas est répandue dans le tissu cellulaire ,& par le canal des intestins, commeíì elleen a voit été repompée ; & enfin par l’é-coulement qni f'e fait à travers la veine ,après qu’on l’a remplie d’nne injection,«shuile ou «seau. Les nerfs fe distribuent-ils «lans les cellules adipeuses ? II est certainH h h h ij