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la physiologie. Les druides, outre la phy-’fiologie, cultivoient encore la morale. Ilsjouissoientd’une grande réputation de doc-trine & d’intégrité. C’étoit à leur tribunalque les particuliers discutoient leurs^ inté-rêts. La vénération qu’infpiroit leur in-corruptibilité , faisoit recevoir leurs arrêtsavec la même docilité que s’ils eussentété dictés par le? dieux. Quelquefois, abu-sant de leur pouvoir, ils s’érigeoient enarbitres des destinées publiques, & pro-noncoient fur la paix ou la guerre , fansconsulter la nation. II paroît qu’ilsavoientles honneurs du pas fur les bardes & le de-vins ; & cette prééminence leur étoit biendue, puiíqu’étant les plus éclairés, ils étoientles plus capables de diriger les autres dansleur marche. Les devins n’étoient propre-ment que des agens subalternes, pour im-moler les victimes & interpréter les lon-ges. La physiologie qu’ils cultivoient, con-sistoit à étudier la nature pour en tirer desconjectures fur P avenir. Chaque sanctuaireavoir son devin qui présidoit sur tout uncanton; il étoit le chef de plusieurs autresqui tous demeuroient dans un lieu consa-cré. II administroit tous leurs biens , &veilJoit fur leurs mœurs , pour les récom-penser ou pour les punir. Les bardes n’é-toient chargés d’aucun ministère, ils n’é-toient attachés à aucun sanctuaire ; & ré-pandus dans le siecle, ils en respiraient lesvapeurs. Flatteurs gagés des grands, ilsétoient les complices de leurs débauches.■C’étoient des beaux esprits, plus occupés•du talent de plaire, que du foin pénible d’é-difier. La dignité de souverain pontife étoitordinairement la récompense du savoir &de la vertu. C’étoit la pluralité des suffra-ges , qui élevois à cette place respectée ;& l’on y montoit quelquefois par la force,plus souvent par la baíîéllè des intrigues.Quoiqu’il fût permis de disputer le ponti-ficat par les armes, il n’en résulta aucuneguerre funeste ; &c comme le duel parmiles Celtes paslòit pour être de droit divin,on le déféroit aux deux concurrcns ; deforte que la défaite ou la mort de l’unassu-roit à l'autre une possession paisible, con-tre laquelle c’eût été un sacrilege de récla-mer. Tous les prêtres Celtes , soumis à unchef, avoient le privilège de partager son
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autorité, & il ne pouvoit rien déciderfans avoir leur suffrage. C’étoit dans le paysChartrain qu’ils tenoient leurs assemblées,où l’on jugeoit, à la pluralité des voix ,les causes majeures qu’on portoit à leurtribunal. Leur compétence étoit très-e'ten-due. Ce n’est pas qu’ils fussent préposés pourrendre la justice ; chaque canton avoit Ioncomte chargé d’en maintenir la police : ilsn’étoient proprement que les juges de laconscience ; mais la médecine qu’ils proses-soient, sous prétexte que la divinité leurrévéloit tous les remedes, servit à étendreleurs prérogatives. Les causes civiles furentconfondues avec les cas de conscience ; toutle monde eut à redouter la sévérité de leurcensure. Juges absolus de la doctrine , ilsavoient droit de punir les erreurs. Les gé-nies qui s’élevoient au-dessus des préjugésvulgaires, étoient regardés & punis commeles ennemis des dieux. Celui qui réclamoitun héritage usurpé, ou la réparation d’uneoffense, ne pouvoit intenter une action fanss’étre pourvu préalablement devant eux ;& le coupable étoit toujours frappé de leursanathèmes. L’excommunication ne se bor-noit pas à écarter des cérémonies religieusescelui qui étoit foudroyé , on l’évitoit com-me s’il eût été infecté de la contagion. Exclusdes charges publiques, & déchu de toutesles prérogatives de citoyen, il étoit obligéde se cacher, & de vivre délaissé , pourse dérober aux outrages. Les grands, quiles méprisoient en secret, affectoient d’a-voiren public beaucoup de déférence poureux. Ils craignoient de s’attirer leur indi-gnation , d’autant plus que ces ministresvindicatifs auroient pu les demander pourvictimes dans les calamités. Leur état n eleur imposoit pas un régime austere ; i"étoient graves & sérieux , pour paroit setoujours occupés de foins importans.se marioient comme les autres citoyens >mais ils ne prenoient leurs femmes que dansles famille^ l’acerdotales.Leurs palais étoien £magnifiques, & leurs tables lbmptueujes*lis avoient des possessions considérables iquand le christianisme sut établi, lcsss efres du vrai Dieu succédèrent à ces mén>ebiens ic’est ce qui fait présumer qu’on *exagéré les richesses des druides, puise 1 'l’opulence des ministres de nos autels vie