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Tome sixième.
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logien. II y a eu un tems où toutes lesécoles, & même toutes les universités dethéologie, íbutenoient avec chaleur le pro-babilisne ; cette nuée de théologiens, quiformoient pour lui un puissant parti, luidonnoit-elle plus de poids & d’autorité ?Non, fans doute. II y a eu auííì un tems oùc’eut été un crime en théologie , de sou-tenir Y intention exte'rieure ; c’est aujour-d’hui une opinion soutenue publiquementsur les bancs : tel est le fort des opinionsthéologiques. Ce que de graves docteursont proscrit comme téméraire dans leurjeun este , ils le voient quelquefois soutenirfur leurs vieux ans, comme une opiniontrès - vraisemblable : témoin la fameusequestion des ordinations anglicanes , surlaquelle on a tait autrefois tant de bruit.L’exemple du concile de Trente , qui alaissé tant de questions indécises , ne vou-lant point interposer son autorité où ilvoyoit différentes opinions, nous apprendcombien on doit être circonspect , quandil est question de flétrir un livre ou quel-ques propositions extraites. Ce qui a étéune fois censuré par séglise , soit dispersée ,íoit assemblée dans un concile, Test irré-vocablement ; aussi la censure ne tombepas fur toute expression ou toute propo-sition qui se reproduit dans Téglise , aprèsy avoir été défendue quelque tems, à causede l’abus qui pouvoit en naître. Tels font,par exemple , le terme à'omoufios , &cette proposition , anus e trinitate paffitsefi. 11 y a donc cette différence entre lespropositions que l’égsise censure , & cellesqu’elle défend seulement , que les pre-mières contenant en elles-mèmes quelquefausseté , blesseront toujours par quelqueendroit la vérité , qui est la même danstous les tems ; au lieu que les secondes n’é-tant mauvaises que par sabus qu’en fait1 erreur , reprendront leur premier sensavoue par la vérité, quand l’erreur quilui en donnoit un forcé & mauvais , leprécipitera dans l’oubli. Voye\ NOTE L'Qualification. { X )

CENT. ( Commmerce. ) Nous expri-mons communément les quantités, la pro-portion des choses , & les profits qui sesont dans le commerce , par cent ilsexigent deux & demi par ou pour cent ,

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pour remettre de l’argent en telle ville : -l’intérêt légitime de l’argent est cinq pourcent. Voye\ CHANGE , REMISE , IN-TÉR1ÎT.

Cent est aussi en usage en fait de mesure,pour signifier certaine quantité ou nombre.

Les planches de sapin sont à six vingt lecent ouïe grand cent , qui est de 11 z livres.

Les lattes & les pieux de cinq pieds fontà cinq fois vingt, & ceux de trois à six foisvingt le cent , le poids de cent ou le grandcent. Voye\ QUINTAL.

Cent signifie aussi la perte ou le profitqui se rencontre sur la vente de quelquemarchandise : ainsi, quand on dit qu’il y adix pour cent de gain , ou dix pour centde perte sur une marchandise , c’est-à-direque l’on y a profité ou perdu dix francschaque fois.

Cent se dit encore par rapport aux trai-tes & remises d’argent que l’on fait d’uneplace fur une autre place : ainsi l'on dit, ilen coûtera deux & demi pour cent pourremettre en une telle ville.

Le tant pour cent qu’il cíi coûte pourles traites & remises d’argent, est ce quel’on appelle le prix du change. VoyezChange.

Dans les écritures de marchands le tantpour cent se met ainsi en abrégé ( i p. § ) ,c’est-à-dire deux pour cent. Diclionn. decomm. ( G )

* CENTAURES, s. m. pi. {Myth.)monstres de la fable, moitié hommes &moitié chevaux : elle les a fait naître d’I-xion & d’une nuée. Ceux qui prétendenttrouver un sens à toutes les visions de hcrédule antiquité, disent que les centauresétoient des peuples qui habitoient la con-trée de la Thessalie voisine du mont Pé-lion ; qu’ils domterent les premiers che-vaux ; & que comme avant eux l’on n’avoitpas encore vu d’hommes à cheval, on pritî’homme & le cheval fur lequel il étoitmonté, pour un seul & même animal-Quoi qu’il en soit de cette explication , yest certain que le centaure Cliiron , pré-cepteur d’Achille, n’étoítqu’un excellentecuyer. Ceux des centaures qui astisterentaux noces de Pirithoiis & de Déidamie»s’y querellèrent avec les Lapithes, qu’Her-cille. vengea çn chassant les centaures d 0