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& sa représentation en pourra être le dia-mètre , si ce diamètre ne paroh point mul-tiplié sur le verre ; & lì en tournant leverre, tous les autres diamètres ne se mul-tiplient point, le verre sera bien centré.
M. Ca/Iini, dans les Mémoires de Vaca-démie des sciences de 1710 , fait voir lanécessité de bien centrer les verres des lu-nettes ; l’inconvénient qui resultcroit d’unverre de lunette mal centré , est iàcile àdémontrer. Quand l’objectif & l’oculaired’un télescope sont bien centrés , c’est-a-dire, quand Taxe de ces deux verres &leurs foyers font dans la même ligne, l’ccilplacé dans l’axe de la lunette, verra lesobjets dans cet axe : il en fera tout autre-ment íì l’un des deux verres est mal centré ;car alors I’image ne sera plus vue danssaxe ; de sorte que la distance apparenteentre deux astres, observée avec deux lu-nettes , dontl’unea son objectif bien cen-trr, & Paurre a son objectif mal centré 3ne sera pas leur distance véritable.
II y a encore quelques autres moyensde centrer les verres : si l’on expose ausoleil un objectif convexe des deux côtés,6c qu’on faste réfléchir l’imagedu lòleil furles objets voisins, on voit deux images :la plus vive doit être au centre de cellequi est la plus grande & la plus pâle; sielles ne font pas exactement concentriques,e’est une preuve que le verre est mal centré.
> On peut alors prendre un cercle de carton<ïui soit ouvert circulairement, & le pro-mener sur subjectif jufqu'à ce que l’ouvcr-ture tombe sur une partie de verre qui soitcentrée y & l'on se servira seulement decette partie de l’objectif : le foyer de ré-flexion de la surface concave ayant le mêmeaxe que le foyer de réflexion de la surfaceconvexe, on est sûr que le verre est biencentré.
Si l’on place un objectif à l’extrêmitéd’un tube bien rond , & qu’on fasse faireau tube un demi-tour sur son axe en re-gardant un objet terrestre , l’objet ne doitpas changer de place ; il paroîtra toujoursau même point des fils du réticule , fl l’ob-jectif est centré ; s’il ne l’est pas, on lescellera avec de la cire molle au bout d’untube plus étroit que le verre, de maniéréc i u ’il puisse changer de place ; on fera tour-
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ner le tube en donnant successivementdifférentes situations au verre fur letube , & l’on verra celle cui est néces-saire pour que la portion du verre quirépond à l’ouverture du tube, faste un ob-jectif bien centré : ce sera la partie du verredont il faudra se servir.
La parallaxe optique , dont M. Bouguera beaucoup parlé dans íen livre De lafigure de la terre , lui fcurniííòit un troi-sième moyen de centrer fa lunette. Onpointe fur un objet fort éclatant ; Sc ayantfixé la lunette dans une situation invaria-ble , on enfonce l’oculaire autant qu’il estpossible, fans cesser d’appercevoir l’objet ;on le retire ensuite autant qu’on le peut,toujours fans que la lunette varie. Si dansce mouvement de l’oculaire , l’objet quel’on regarde paroît toujours fur le milieudes fils , & que la parallaxe optique sbfasse autant d’un côté que ose* l’autie, onest assuré que le verre est bien centré ,*car les deux images que l’on voit dans cesdeux situations , étant nécdlkircment furl’axe optique principal , ne peuvent êtretoutes deux fur le milieu de la lunette,à moins que l’axe optique ne concoure aveele rayon moyen , ou avec Taxe du cône dclumière que donne la lunette. Bouguer,Figure de la terre , page 212. {M. dela Lande.)
CENTRIFUGE, adj. {Méch.) Forcecentrifuge , c’est celle par laquelle un corpsqui tourne autour d’un centre, íait eíïorcpour s’éloigner de ce centre.
C’est une des loix constantes de la na-ture , que tout mouvement est par lui—même rectiligne, voyt\ Mouvement,& qu’un mobile ne s’éloignera jamais dela direction rectiligne de son premier mou-vement , tant qu’il n’y sera pas obligé parquelque nouvelle force imprimée dans unedirection différente : après cette nouvelleimpulsion , le mouvement devient com-pose ; mais il continue toujours en lignedroite, quoique la direction de la ligne aiechangé. Voye\ COMPOSITION.
Pour qu’un corps le meuve dans unecourbe , il faut qu’il reçoive à chaque mo-ment une nouvelle impulsion , & dans unedirection différente de la lienne , paicoqu’une courbe ne peut se réduire >ì ces