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Tome sixième.
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lignes droites, à moins qu’elles ne soientinfiniment petites ; par conséquent íi uncorps attiré continuellement vers un cen-tre , est lancé outre cela dans une direéfionqui ne passe point par ce centre, il décriraalors une courbe, dans chaque point A delaquelle ( PI. de me'ch. fig. 24. ) il tâcherade s’éloigner de la courbe , & de conti-nuer son mouvement dans la tangenteAD ; ce qu’il feroit en effet fi rien ne l’enempêchoit : en sorte que dans le mêmetems qu’il décrit Tare AE , il s’éloigneroitpar fa force centrifuge de la longueur dela ligne DE perpendiculaire à AD ; ainsien supposant Tare AE infiniment petit,la force centrifuge est proportionnelle àla ligne DE perpendiculaire à la ligneAD.

Un corps obligé à décrire un cercle , ledécrit le plus grand qu’il peut ; un plusgrand cercle étant en quelque forte moinscirculaire , moins courbe , ou moins diffé-rent de la droite qu’un plus petit. Voye\Courbure. Un corps íòuffre donc plusd’altération dans son mouvement &c exerceplus vivement fa force centrifuge lorsqu’ildécrit un petit cercle , que lorsqu’il endécrit un grand ; c’est-à-dire , que la forcecentrifuge est toujours proportionnelle ,toutes choses d’ailleurs égales , à la cour-bure du cercle dans laquelle le corps estemporté.

II en est des autres courbes comme descercles ; car une courbe quelle qu’elle puistèêtre , peut être regardée comme forméed’une infinité d’arcs de cercle infinimentpetits , décrits de différons rayons ; defaçon que les endroits où la courbe est leplus courbe , sont ceux où la force centri-fuge est plus grande , tout le reste d’ailleurségal ; & ainsi dans une même courbe laforce centrifuge du corps qui la décrit ,varie suivant les différons points où il setrouve.

On peut voir les loix & la théorie desforces centrifuges exposées plus en détaildans l’article des Forces centrales,au mot Central.

CENTRIPETE , adj. (Méch. ) Forcecentripète , c’est celle par laquelle un mo-bile poussé dans une droite A G , fig. 24 ,est continuellement détourné de son mou-

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vement rectiligne, & sollicité à se mouvoirdans une courbe.

Ainsi en supposant Tare AE infinimentpetit, la force centripète est proportion-nelle à la droite DE , perpendiculaire àAD d’où il s’ensuit que la force centri-pète ou centrale & la force centrifuge sontégales. Voye^ L’art. CENTRAL.

CENTROBARIQL E, méthode cen-trobarique , ( Méchanique. ) c’est uneméthode pour mesurer ou déterminer laquantité d’une surface ou d’un solide, enles considérant comme formés par le mou-vement d’une ligne ou d’une surface, &multipliant la ligne ou la surface généra-trice par le chemin parcouru par son centrede gravité. Cette méthode est renferméedans le théorème suivant, & ses corol-laires.

Toute surface plane ou courbe , ou toutsolide produit par le mouvement ou d’uneligne ou d’une surface , ejl égal au produitde cette ligne ou surface , par le chemin ducentre de gravité , c’est-à-dire par la ligneque ce centre de gravité décrit. VoyezCentre DE GRAVITÉ. Voici la démons-tration générale que certains auteurs ontcru pouvoir donner de ce théorème.

Supposons le poids de la ligne ou surfacegénératrice ramassé dans son centre de gra-vité , le poids total produit par son mou-vement fera égal au produit du poids mupar le chemin du centre de gravité : maislorsque les lignes & les figures sont regar-dées comme des corps peí’ans homogènes,leurs poids sont alors entr’eux comme leurvolume ; & par conséquent le poids mudevient alors la ligne ou figure génératrice ,& le poids produit est la grandeur engen-drée : !» figure engendrée est donc égaleau produit de la ligne ou de la figure quil’engendre par le chemin de son centre degravité. II ne faut pas être bien difficile àsatisfaire en démonstration , pour se payerd’une preuve si insuffisante & si vague ,qu’on trouve néanmoins dans M. Wolf»d’où Chambers a tiré une partie de cetarticle.

Pour mettre nos lecteyrs à portée d’en trou-ver une meilleure preuve,considérons un le-vier chargé de deux poids, & imaginons unpoint fixe dans ce levier prolongé 011 non :

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