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distributions : mais quoi qu’il en soit, iseest constant que plus l’hiver est rude ,plus les troupes font grandes. Ces animauxle placent fort près les uns des autres à lareposée, afin de s’échaufFer.
Changement de pays & de viandis.Les cerfs changent plusieurs fois l’an depays & de viandis ; ils gardent le fond desbois en hiver, & y vivent comme on adit plus haut; au printems ils vont auxhuilions, bois coupé d’un an , seigle, bled ,pois, fèves, à. Us gardent les boisionstout l’été, & viandentaux mêmes endroits.En automne, ils fe rapprochent des grandsbois, & vivent du regain, des chaumes,des avoines, des prés.
Séparations j mue , & chiite des têtes.Vers la mi-février, ou au commencementde mars, les cerfs fe séparent ; ils ne res-tent que deux ou trois ensemble, pour alleraux huilions mettre bas leur tête. II nes’agit ici que des cerfs de dix cotj , dedix cors jeunement, & vieux cerfs\ lesautres se contentent de s’éloigner feiiie-mentdu milieu de la forêt.
Auprintems ils muent ; &il s’engendrefur eux, entre cuir & chair , des pustulesou ulcérés, dans lesquels il fe forme desvers ' qui leur sortent par le gosier , lagueule, les narines ; quelquefois ils en meu-rent : on dit que leur sang se purifie parcette voie.
C’est encore à des vers qu’on attribuela chute de leur tête ; on dit que cettevermine fe glissent le long du cou entrecuir & chair , íè place entre le massacre àla tête , cerne tout cet endroit, chagri-ne le cerf ^ & lui font agiter les cornessi violemment, qu’elles sc (îétachent. Lesdeux cornes ne tombent point toujours enmême tems ; ce qui fait qu’on n’en trouveassez souvent qu’une dans un même en-droit.
U y en a qui prétendent que, lorsqu’cyr/ a perdu son bois, il s’enfonce dansforet, s’y cache, & n’ose paraître. Qnqu U cnioit, peu de tems après cette chuil le forme sc r le massacre , ou l’endrque les; cornes ouse tLe couvroient ípeau délice, gairne de poils gris de fourlous laquelle les wu/er croissent & senent. Op entend par meules, la tige t
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carnes. L’accroisièment 6- ls gonflement,des meules se font en cinq ou six jours. Lesvieux cerfs , cerfs de dix cors , & cerfsde dix cors jeunement, mettent bas lespremiers, & presque tous en niçme tems.Quand la peau a couvert les meules, latête pousse ; & quinze jours après elle aun demi pied, & les premiers andouillersont quatre doigts : au bout de quinze au-tres jours, elle croît d’un autre demi.pied& davantage, & les seconds andouillersont trois doigts ; les premiers sont aug-mentés d’autant ; l’accroislbment conti-nue ; à la mi-mai, les cerfs de dix cors ,dc de dix cors jeunement, ont poussé leurtête à demi, & toute entiere ià la findu mois de juillet ; les jeunes, au huitième& dixieme d’aout seulement, quoiqu’iisne mettent bas que trois semaines aprèsles cerfs de dix cors. Quand les cerfs oncpousse leur tête, & quelle est dure, ilsen ôtent la peau velue qui la couvre, ensc frottant au bois ; on nomme cette peaumouf'e , & frayoir la trace qu’ils font aubois ; elle sert aux chasseurs à reccnnoîtrenon-feulement la présence du cerf, maisencore ion âge. On dit que le cerf mangeavidement toutes ces particules de peau,dont il débarrasse fa tête nouvelle.
ConnoifjaH.ee de la tête. Les meulesfon tadhérentes au massacre : cette fraise enforme de petit rocher qui est plus haut& qui les entoure , s’appelle pierrure : cequi s’éleve du rocher, perche ou mairin ;ce qui part des perches, andouillers. Lesandouillers les plus près des meules scnomment maîtres andouillers ; lessuivanss’appellent seconds , troifienv’s , & qua-trièmes andouillers & fur-andouillers.Les sur-andouillers partent de Yernpau-mure. On entend par une empaumure ,une largeur placée à l’extrêmité de la têteaux cerfs de dix cors, car les jeunes n’enont point. Cette largeur a la forme de la
paume de la main, & les sur-andouillersen partent comme des doigts ; le grain dubois s’appelle perlure ,• & ses deux ma-tresses rainures, dons le fond e ' >
qu’on voit pratiquées entie a p . ,
s’appellent /e
ConnoiHance- ae í u b- J f ,
pied & f allure. U est aise de confondreS s s s