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les grosses biches brehaines & les bichespleines avec les cerfs , sur-tout jeunes ;cependant les pinces de !a biche font plusoblongues & moins rondes. Plus un cerfest jeune , plus il a l’ongle petit &c coupant.Quant aux allures, le jeune cerf met sonpied de derriere dans celui de devant,n’en rompant que la moitié ; celui de dixcors jeunement , met le pied de derrierefur le bord du talon du pied de devant ;celui de dix cors, à un doigt près decelui de devant ; & le vieux cerf , à quatredoigts. II n’y a point de réglés pour lesbiches. Cet article est beau coup plus étend udans les traités de chasse. Voye\ Salnove,Fouilloux, & les Dons de Latone.
Des fientes ou fumées. Les fumées peu-vent aussi servir à distinguer le cerf d’avecla biche , & le jeune cerf du vieux cerf-,elles changent selon les faisons : en hiverelles font dures, feches , & en crottes dechevre ; en mai elles deviennent molles,en bouses plates, rondes & liées : en juin,rondes, en masses, mais commençant àse détacher : sur la fin de juin ou au com-mencement de juillet, en torches, ou demiformées & séparées : fur la fin de juillet,longues, dures, aiguillonnées ou martelées.Quand les cerfs les ont en bouses, les bi-ches brehaines les ont massives, aiguillon-nées , martelées -, ridées ; ce qui leur duretout l’été.
Des portées. On entend par portées ,J’effet que le cerf produit contre les bran-ches des arbres , par le frottement de soncorps & le choc de son bois. Les cerfs dedix cors commencent à faire des portéesà la mi-mai, & les jeunes cerfs en juin ,leur tête étant alors à demipoustee & astèzhaute. II faut que les portées foien t á la hau-teur de six pieds, pour être d’un cerf dedix cors. La largeur y fait peu de chose.
De la chasse du cerf Cette partie denotre article seroic immense, fi nous vou-lions 1 epuiser. Nous allons feulement enparcourir succinctement les points princi-paux : tels sont la quête , le rende\-vous ,le choix du cerf , la meute , les relais ,Je laiffé-courrex R' lancer , la chasse pro-prement dite x les ruses , le forcer , lamort x la curée , & la retraite.
Des quêtes. Après, ce que nous avons
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dit des changemens de pays & de viandison fait en quel lieu les quêtes doivent êtrefaites, selon les différentes faisons. Lorsquel’on se propose de courre le cerf , on va aubois, les uns à cheval fans limiers, les au-tres à pied avec les limiers. On sépare lescantons, on distribue les quêtes ou leslieux dans lesquels chacun doit s’assurer s’ily a un cerf, ou s’il n’y en a pas, ce qui sefait à l’aide d’un limier qu’on conduit autrait. Lorsque le limier rencontre , onl’arrête par le trait, on examine si c’estun cerf, sans l’effrayer ni le lancer , cequi le feroit palier d’une quête dans uneautre. Quand on s’est bien aííuré de faprésence , on fait des brisées. On en distin-gue de deux fortes ; les hautes & les basses.Faire des brisées hautes , c’est rompre desbranches & les laiííer pendantes : faire desbrises bases , c’est les répandre fur faroute, la pointe tournée vers l’endroitd’oùle cerf vient, &. le gros bout tourné où lecerf va. Alors le cerfeû ce qu’on appelledétourné, & les brisées baslès fervent àconduire le chasseur à la reposée du cerfle jour destiné pour le courre.
Du rende\-vous. C’est ainsi qu’on appelleun lieu indiqué dans la forêt, où tous leschasseurs se rassemblent, & d’où ils seséparent pour la chaste. 11 faut le choisirle plus commode qu’il est possible.
Du choix du cerf. Lorfqu’il se trouvedu cerf dans plusieurs quêtes, il faut pré-férer celle qui n’a qu’une refuite, à celle quien a deux ( on entend par rejmte, le lieupar lequel le cerf a coutume de sortir ) ;celle où il n’y a qu’un seul cerf, à celle oùil y en a plusieurs ; attaquer au buistònplutócqu’au gJVand bois, & préférer le cerfde dix cors au jeune cerf.
II y en a qui distinguent trois especes decerfs, les bruns, les fauves, & les rou-geâtres. Les bruns pastènt pour les plusforts & les plus vites ; les fauves pour avoirla tête haute & le bois foible , les rougeâ-tres pour jeunes & vigoureux. On estimesur-tout ceux qui ont sur le dos une raied’un brun noir. La réglé est de n’attaquerque les cerfs de dix cors.
. De lu meute* Une meute est au moinsde cent chiens ; alors on la divise en cinqparties. Les vingt qui donneront Igs pre-