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Tome sixième.
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C E R

miers , s’appellent ( chiens de meute lesvingtdu premier relais, vieille meute lesvingt du second relais, seconde vieillemeute le dernier relais, relais de Jixchiens ; le nombre en est cependant beau-coup plus grand , &: il est à propos de ré-server les meilleurs. On a encore quelque-fois un relais volant. Ce relais se trans-porte & suit la chaste , au lieu que lesautres l’attendent.

Des relais. C’est un proverbe parmiles chasseurs, qu’un cerf bien donné auxchiens est à demi pris. 11 est donc à pro-pos que ceux qui ont la conduite des relaisconnoistlnt les lieux & soient entendusdans la chaste , soit pour les placer conve-nablement, soit pour les donner à tems. IItau t auíìì des relais de chevaux ; il faut placerles meilleurs coureurs au premier relais.

Du laijfé-couire. On donne ce nomau moment & au lieu où on lâche les chiens,quand on est arrivé à l’endroit où le cerfa été détourné. Lorsque les relais fontplacés, on fuit les brisées & l'on s’avancejusqu’aux environs de cet endroit ; ensuiteon lâche quelques-uns des meilleurs chiens.Ceux qui doivent faire chasser les chiens,fe nomment piqueurs. II est estèntiel deles avoir excellons. Leur talent principalest de lavoir animer les chiens du cor &de la voix , & avertir exactement leschasseurs des mouvemens du cerf.

Du lancer. On lançoit jadis avec leslimiers, aujourd’hui on découplé dans l'en-ceinte ; & le lancer est proprement lepremier bond du cerf hors de fa reposée.Le piqueur l’annonce en criant gare ; ilcÚQvaucelet\ s’iivoitla reposée, & tayaus’il volt l’animal.

De la chasse proprement dite : elle comenceà ce moment, & consiste aluivremême cerf fans relâche, maigre ses rmcà le forcer. . - .

Des ruses. On en raconte une miuuttantôt le ce?/chaste en substitue un autre a

place, tantôt il se jette dans la harde ou trcpe des biches , fe mêle à des bestiaux ,vient fur ses pas, tâche à dérouter les chicpar des bonds, fuit un courant, &c. mil y a des chiens auxquels il ne donne jmais le change. Le piqueur doit les copoitre , (k s’cst tenir à ce qu’ils indique;

' CER ,69;

On a remarqué qu’un cerf blessé auxparties génitales, ou châtré dans fa jeu-nesse , ne porte pas de bois, reste commeune biche, & devient seulement plus fortde corps ; que si l'accident lui est arrivéaprès avoir déjà porté son bois, il continuede pousser, mais avec peine, & ne parvientjamais à fa perfection ; & q U e si son boisétoit à fa perfection , il ne le perd plus.

Mort du cerf. Lorsque le cerfett forcé ,le piqueur crie halali , lui coupe le jarret,& sonne la mort. Cependant un autre luienleve le pied droit de devant, & va Jeprésenter au grand-véneur. On met le restesur un chariot, & on le porte au lieu des-tiné pour fa curée.

De la curée. Les valets de chiens met-tent le cerf fur le dos & le dépècent. Uscommencent par couper les daintiers, puisils ouvrent la nappe ou peau, la fendantsous la gorge jusqu’où croient les daintiers*Ils tiennent le pied droit, dont ils cou-pent la peau à stentour de la jambe, &;î’ouvrent jusqu’au milieu de la poitrine ;ils en font autant aux autres pieds, & ilsachevent la dépouille. Cela fait, ils ouvrentle ventre , &: l’on distribue l’animal parmorceaux. On enlèvera la panse, qni seravuidée & lavée ; le membre génital ; l’osou cartilage du cœur ; une partie du caur,du foie, & de la ratte, que les valets dolimiers distribueront à leurs chiens; lesépaules, les petits filets, le cimier , lesgrands filets, les feuillets, & les nombres.On a conservé le sang ; on a deux ou troisseaux de lait ; on coupe la panse & lesboyaux nettoyés avec le reste de la ratte& du foie ; on mêle le tout avec le sang,le lait, & du pain ; en hiver qu’on a peude lait, on y substitue du sain-doux. On yverse la mouée fur la nappe, on la rem 11 s ,alors la curée est prête. Reste le coffre d ucerf & les petits boyaux qu’on appelle leforhu. On met le coffre fur une place her-bue à quelque distance de la mouée, &' v seforhu fur une fourche de bois émoustée.Enfin on abandonne les chiens à la mouee >& ensuite au coffre , puis a U forhu, nonfans avoir sonné routes ces manœuvres. Or*sonne en dernier lieu la retraite. Nos aïeuxexécutoient coures les parties , tant de laclìaííi? que dç la ; avcc aucaut vk Jpliìs