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Tome sixième.
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C E R

au royaume de Maroc, dans la provincede Duquela.

CERNY, ( Geog. ) petite ville de l’Ile-dc-France , dans la généralité de Paris.

CERO , f. m. ( Hift. nat. ichth. ) pois-son de mer du genre des tourds ; on lenomme cero en Provence, & principale-ment à Amibes. II a en Languedoc jus-qu’à une coudée de longueur, & il estmarqué de diverses couleurs :1e dos estde couleur d'or & moucheté de verd ; leventre est blanc & parlèméde traits cour-bes de couleur rousse; les levres font vertes,les couvercles des ouies de couleur de pour-pre ; enfin la queue & les nageoires fontbleues pour la plus grande partie. Ronde-let. Voye\ Poisson. (I)

CERODETOS. (Mufiq. inst.des anc.)On trouve quelquefois le mot cerodetospour indiquer le sifflet de Pan, parce qu’ilétoit anciennement formé de plusieurstuyaux joints avec de la cire; & remar-quez que plusieurs auteurs attribuentl’invention de cet instrument à Marsyas.

{F. n. c.)

CEROMA, ( Hift. ancienne. ) lieu desanciens thermes ou bains, dans lequel lesathlètes se faisoient oindre. Pline , liv. z; ,chap. 2 , s’est servi de ce terme en cesens : Inîem palceftras athletarum ima-gmibus & ceromata sua exornanc. Maison prend plus communément ce nompour un onguent dont les athlètes se fài-soient trotter, & que nous appelions ceint.On le composoit d’ime certaine quantitéd’huile & de cire mêlées & fondues en-semble. II servoit non-seulement à rendreles membres des lutteurs glistàns & moinssujets à donner prise à leurs adversaires ,mais encore à leur procurer plus de sou-plestè & d’agilité dans leurs mouvemens.( 6 ),,

CEROMANTIE, f. f. divination quise faisoit par le moyen de la cire, & quiétoit en usage chez les Turcs, au rapportde Delrio : elle consistoit à faire tondrede la cire, & à la verser goutte à gouttedans un vase plein d’eau ; & lelon la figureque formoient les gouttes, on en tiroit desprésages heureux ou malheureux.

Le même auteur comprend fous le titrede ceromande , une superstition usitée de

C E R yii

son tèms en Alsace. « Lorsque quelqu’un», est malade, dit-il, & que les bonnes», femmes veulent découvrir quel saint», lui a envoyé sa maladie, elles prennent», autant de cierges du même poids qu’elles», soupçonnent de saints, en allument un» en l’honneur de chaque saint ; & celui„ dont le cierge est le premier consumé,», palse dans leur esprit pour sauteur du», mal. Delrio , lib. IV , pag. 553. » Cemot est formé du grec y.>,ds, cire 3 & de/ttoím/a, divination. ( G )

CERON, s. m. ( Commerce. ) que l'onnomme plus communément suron , fortede ballot de marchandise , couvert depeau de bœuf fraîche, dont le poil esten-dedans. Voye\ SURON. Dictionnaire decommerce. ( G)

CEROUENE m CIROUENE, ( Chi-rurgie. ) nom que le vulgaire donne à desemplâtres résolutives & fortifiantes, qu’onapplique fur la peau à la. fuite des chûtes,pour les douleurs & contusions qu’elles.causent. On fait communément ces empiâ-,tres avec de la térébenthine & du bol d’Ar-ménie. ( F)

* CEÏtQUEMANNEUR , f. m. ( Ja-rispr. ) C’est ainsi qu’on nomme dans la.Flandre & dans la Picardie, des experts.& maîtres jurés qu’on appelle, soit pourplanter, soit pour rasseoir les bornes. Ilsont une cípece de juriídiéfion sommairepour ces fortes de différends qui font très-fréquens, & qui scroient ruineux en jus-tice réglée.

CERRITO, ( Ge'og. ) petite ville d’I-».tafie au royaume de Naples, dans la pro-vince de Labour.

GERS , ( Ceog. ) petite île de l’Océan,fur les côtes de France, à I’orient de cellede Guernezey.

CERTIFICAT, f. m. témoignagequ’ondonne par écrit pour certifier la véritéd’une chose.

Certificat de franchise c’est UN

acte qui déclare certaines marchandisesfranches & exemptes des droits de sortiedu royaume, pour avoir été achetees &enlevées pendant le tems de la franthiíedes foires. Voye\ AcÇUlT DE FRAN-CHISE. Dictionn, de commerce , tome il,pagç iço. (G)