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CERTIFICA TEUR . 5 m. terme depratique , est celui qui répond en justicede la solvabilité d’une caution judiciaire ,& est même tenu subsidiairement de lasomme pour raison de quoi la caution aété exigée , au cas que par l’événement lacaution le trouve insolvable. Or pour cons-tater son insolvabilité , il faut la discuteravant d'attaquer le certificateur. Voyez
Caution.
CERTIFICATION , s. f. terme depalais , est Fattestation que donne le jugedu lieu, que des criées ont été faites avecles solemnités & les formalités requisespar Ie$ ordonnances.
II signifie auísi l 'attestation que quel-qu'un donne en justice , qu’une caution estsolvable ; & par cette attestation , le cer-tificateur devient lui-même caution de lacaution. Voye\ ci-devant CERTIFICA-TEUR. {H)
CERTIFIER, v. act. signifie renoncé, cd? une caution après avoir attefte'sa faisa-bilité. ( G )
* CERTITUDE, s. f. ( Logique , mé-taphyfique t fi morale. ) c’ejl proprementune qualité du jugement qui emporte V ad-hésion forte & invincible de notre esprità la proposition que nous affirmons.
On peut prendre le mot de certitude endifférens sens : ce mot s’applique quelque-fois à la vérité ou à la proposition mêmeà laquelle Vesprit adhéré ; comme quandon dit, la certitude de telle proposition, &c.Quelquefois il fe prend, comme dans ladéfinition que nous en avons donnée ,pour Vadhésion même de V esprit à la pro-position qu’il regarde comme certaine.
On peut encore difiinguer , comme M.d'Alembert Va fait dans le discours pré-liminaire , Vévidence de la certitude , endisant que Vévidence appartient propre-ment aux idées dont Vesprit appercoit laliaison tout d’un coup , fi la certitude àcelles dont il n’apperçoit la liaison quepar le secours d un certain nombre d’idéesintermédiaires. Ainsi , par exemple , letout est plus grand que fa partie, est uneproposition evidentepar elie-meme, parceque Vesprit apperpoit tout d’un coup fisans aucune idée intermédiaire la liaisonyui eji entre les idées de tout fy déplus
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grand , de partie fi de plus petit; maiscette proposition , le quarté de l’hypoté-nuse d’un triangle rectangle est égal à lasomme des q narrés des deux côtés, eftuneproposition certaine , fy non évidente parelle-même , parce qu’il faut plusieurs pro-positions intermédiaires fi consécutives ,pour en appercevoir la vérité. Dans cecas, on peut due que la certitude résulted’un nombre plus ou moins grand de pro-positions évidentes qui fe suivent immé-diatement , mais que Vesprit ne peut em-brasser toutes à la fois , è qu U efi obligéd’envisager fy de détailler successivement.
D’oii il s’enfuit i°. que le nombre despropos dons pourroit être fi grand, mêmeen une démonfiration géométrique , qu’el-les en feraient un labyrinthe , dans lequelle meilleur esprit venant à s’égarer, nefierait point conduit à la certitude. Si lespropriétés de la spirale n’avoient pu sedémontrer autrement que par la voie tor-tueuse qu’Archimede a suivie , un desmeilleurs géomètres du Jiecle passé n eûtjamais été certain de la découverte deces propriétés, f ai lu plusieurs fois, di-soit-il, ce t endroit d’Archimede , fy je n’aipas mémoire d’en avoir jamais senti toutela force : Et memini me nunquam vimillius percepisiè totam.
2 °. De là il s’enfuit encore que la cer-titude en mathématiques, naît toujours de-l’évidence , puisqu’elle vient de D liaisonapperçue successivement entre plusieursidées consécutives fy voisines.
Chambers dit que l’évidence efi propre-ment dans la liaison que l’esprit apperçoitentre les idées, fy la certitude dans lejugement qu il porte fur ces idées : maisil me semble que c’efi là se jouer un peudes mots; car voir la liaison de deux idées,Ù juger, c’efi la même chose.
On pourroit encore , comme on l’a faitdans le discours préliminaire, difiinguerVévidence de la certitude, en disant quel’évidence appartient aux vérités pure-ment spéculatives de métaphysique fy demathématiques ; fila certitude aux objetsphysiques , fi aux faits que Von observedans La nature , fi dont la connoisj’ancenous vient par les sens. Dans ce sens , ilseroit évident que Le quarté de Vhypoté-nuse