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Tome sixième.
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C E R

Ruse efl égal aux quarrés des deux côtésdans im triangle reBangle ; & ilseroit cer-tain que V aimant attire le fer.

On distingue dans Vécole deux sortesde certitude ; Vune de spéculation , laquellenaît de d évidence de la chose ; Vautre d > ad-hésion , qui naît de l’importance de lachose. Les scholaftiques appliquent cettederniere aux matières de foi. Cette dis-tinction paroít asse\srivole ; car L’adhé-Jìon ne naît point de l’importance de lachose, mais de C évidence : d’ailleurs lacertitude de spéculation & l’adhésion sontproprement un seul Ù même acle de l’es-prit.

On distingue encore , mais avec plusde raison, les trois especes suivantes decertitude, par rapport aux trois degrés deVévidence qui la font naître.

La certitude métaphysique est celle quivient de Vévidence métaphysique : telleefl celle qu’un géomètre a de cette propo-sition , que les trois angles d’un trianglel’ont égaux à deux angles droits , pu r cequ il est métaphyfiiquement } c’est-à-direabsolument ausst impossible que cela nesoit pas, qu il l’est qu un triangle soitquarré.

La certitude physique est celle qui vientde l’évidence physique : telle efl celle qu aune personne , qu’il y a du feu sur samain , quand elle le voit & qu’elle se sentbrûler; par ce qu il est physiquement im-possible que cela ne soit. pas , quoiqu ab-solument té rigoureusement parlant , celapût ne pas être.

La certitude morale est celle qui eflfondée fur l’évidence morale telle eflcelle qu une personne a du gain ou de laperte de son procès , quand son procureursu ses amis le lui mandent , ou qu’on luidonne copie du jugement ; parce qu’il estmoralement imposible que tant de person-nes se réunissent 'pour en tromper une au-tre à qui elles prennent intérêt, quoiqueeela ne soit pas rigoureusement & absolu-ment impossible.

Qn trouve dans les Transactions phi-losophiques un calcul algébrique des de-grés de la certitude morale , qui provientdes témoignages des hommes dans tou?les cas possibles.

Tome VI.

C E R 7 r 3

Vauteur prétend que fi un récit pasteavant que . de parvenir jusqu’à nous pardou\epersonnes successives , dont chacunelui donne j de certitude, il n aura plusque | de certitude après ces dou\e récitsde façon qu’il y aura autant à parierpour la vérité que pour la fausseté de lachose en question : que st [ a proportionde la certitude est de ig°, elle ne tomberaalors d 1 qu’aasoixante-dixieme rapport,& que fi elle n’est que elle ne tom-

bera alors à \ C I U • iíL T x ' c ent-quatre-vingv-quin\ieme rapport.

En général soit la fraction qui ex-prime la certitude que chacun donne aurécit, ce récit passant par deux témoins,n aura plus , selon sauteur dont nous par-lons , que de certitude; <& postant par

n témoins, la certitude fera

3—. Cela estb 11

aisé à prouver par les réglés des combi-naisons. Supposons , comme ci-destus , lacertitude —j & deux témoins successifs•il y a donc , pour ainsi dire , un cas oùle premier trompera, cinq où il dira vrai ;un cas où le second trompera , & cinq oùil dira vrai. II y a donc trente-six casentout } & vingt-citiq cas où ils diront vraitous deux : donc la certitude elt de ^—(s)-, & ainsi des autres. Voyez COM-BINAISON & DÉS.

Quant aux témoignages qui concou-rent,si deux personnes rapportent un fait ,& qu’ils lui donnent chacun en particu-lier ^ de certitude , le fait aura alors parce double témoignage st de certitude ; c’est-à-dire, fa probabilité fera à fi non-pro-babilité dans le rapport de trente-cinq àun. Si trois témoignages se réunifient ,la certitude sera de |~i : . Le concours dutémoig nage de dix personnes qui donnentchacune de certitude , produira \fá decertitude par la même raison. Cela est évi-dent ; car il y a trejite-sx cas en tout yil n’y a qu’un cas où elles trompent toutesles deux. Les cas où l’une des deux trom-perai t, doivent être comptes pour ceuxlonnent la certitude : car il n en estX X 1Ç X

qui