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dition, par la découverte de certaineshistoires ou de quelques inscriptions quiseront parler une infinité de monumcns,qui avant cela ne nous difoient rien. Au-cun des faits qu’on cite , n’a les deux con-ditions que je demande ; savoir, un grandnombre de lignes traditionnelles qui nousles transmettent ; ensorte qu’en remontantau moins par la plus grande partie de ceslignes , nous puissions arriver au sait. s)uelsfont les témoins oculaires qui ont déposépour le sait de Réunis & de Romuius ?Y en a-t-ii un grand nombre , & ce laitnous a-t-il été transmis fur des lignes fermes,qu’on me permette ce terme ? On voit quetous ceux qui en ont parlé , l’ont fait d’unemaniéré douteuse. Qu’on voie fi les Ro-mains ne croyoient pas différemment lesactions mémorables des Scipions ? C’étoitdonc plutôt une opinion chez eux qu’unfait. On a tant écrit fur la papesse Jeanne,qu’il seroit plus que superflu de m’y arrê-ter. II me suffit d’observer que cette fabledoit plutôt son origine à T esprit de parti,qu’à des lignes traditionnelles ; & qui est-cequi a cru l’histoire de la sainte ampoule ? Jepuis dire au moins que, si ce fait a été trans-mis comme vrai, il a été transmis en mêmetems comme faux; de forte qu’il n’y a qu’uneignorance grossiere qui puisse faire donnerdans une pareille superstition.
Mais je voudrois bien savoir sur quellepreuve le sceptique que je combats regardeles dynasties des Egyptiens comme fa-buleuses , &c tous les autres faits qu’il àcités ; car il faut qu’il puisse se transporterdans les tems où ces différentes erreursoccupoient f esprit des peilples ; il faut qu’ilse rende , pour ainsi dire , leur contem-porain , afin que partant de ce point aveceux , il puisse voir qu’ils suivent un che-min qui les conduit infailliblement à Ter-reur , & que toutes leurs traditions fontfáuílès : or je le défie d’y parvenir fans lesecours de la tradition ; je le défie encorebien plus de faire cet examen, & deporter ce jugement, s’il n’a aucune régléqui puisse lui faire discerner les vraies tra-ditions d avec les fausses. Qu’il nous disedonc la raison qui lui fáit prendre tous cesfaits pour apocryphes ; & il te trouverague, contre íbn intention, il établira ce qu’ilTome VI.
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prétend attaquer. Me direz-vous que toutce que j’ai dit peut être bon , lorsqu’ils’agira de faits naturels, mais que cela nesauroit démontrer la vérité de faits mi-taculeux; qu’un grand nombre de ces faits,quoique faux , passent â la postérité fur jene fais combien de lignes traditionnelles ?Fortifiez, si vous voulez, votre difficultépar toutes les folies qu’on lit dans TA1-coran , & que le crédule mahométan res-pecte ; décorcz-la de Tenlevement deRo-mulus qu’on a tant fait valoir , distillezvotre fiel fur toutes ces fables pieuses ,qu’on croit moins qu’on ne les toléré parpur ménagement : que conclurez - vousde là ? Qu’on ne sauroit avoir des réglésqui puissent faire discerner les vraies tra-ditions d’avec les fausses fut les miracles ?
Je vous réponds que les réglés font lesmêmes pour les faits naturels & miracu-leux : vous m’oppofez des faits, & aucunde ceux que vous cirez n’a les conditions quej’exige. Ce n’est point ici Je lieu d’exami-ner les miracles de Mahomet, ni d’en fairele parallèle avec ceux qui démontrent la re-ligion chrétienne. Tout le monde fait quecet imposteur a toujours opéré ses miraclesen secret : s’il a eu des visions, personnen en a été témoin : si les arbres par respectdevenus sensibles s’inclinsnt en fa présence,s’il fait descendre la lune en terre & la ren-voie dans son orbite; feu! présent â cesprodiges, il n’a point éprouvé de contra-dicteurs : tons les témoignages de ce fait seréduisent donc à celui de T auteur même dela fourberie ; c’est là que vont aboutir toutesces lignes traditionnelles dont on nous parle:je ne vois point là de foi raisonnée, maisla plus superstitieuse crédulité. Peut-onnous opposer des faits si mal prouvés , &dont Timposture se découvre par les réglésque nous avons nous-mômes établies? Jane pense pas qu’on nous oppose sérieuse-ment Tenlevement de Romuius au ciel, &son apparition à Procuhis ; cette apparitionn’est appuyée que fur la déposition d’unícul témoin, déposition dont Je seul peupefut la dupe; les sénateurs firent à cet egaidce que leur politique demandoit. En un mot,je défie qu’on me cite un fut qui dans icnonline fc trouve rcvcfu des canicrcios cjugj’ii assignés, qui soit transmis à la postéritéZ z z z