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Tome septième.
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Il différé du précédent en ce qui suit :i°. il s’éleve à trente-cinq ou quarante piésde hauteur : i°- il a les feuilles étroitescomme les siennes, mais ramifiées d’unnombre de nervures beaucoup moindre ,molles, velues en-deífous, & portées furun pédicule un peu plus long, à-peu-prèscomme dans le champacca : 3 0 . íes fleursfont, blanches comme celles de la cubane ,tirant cependant fur la couleur de paille,mais à pétales plus larges : 4 0 . ses fruitsressemblent à ceux du champe , & contien-nent chacun deux à sept grains.

Culture. Le copattum est rare à Amboine,mais fort commun dans le quartier d’Hitoe,autour de Larique, ou de la Rique, sur-tout dans les forêts ombragées ; on les cultiveaussi.

Qualités. Ses fleurs ont une odeur foi-ble, qui fe fortifie dans ceux qu’on cul-tive , moindre cependant que dans lechampacca. Ses feuilles pilées répandent lamême odeur, & ont une faveur amere.Son bois a une odeur suave, qu’il conservelong-tcms lorsqu on le tient enfermé. Sesfleurs, pilées & infusées dans l J eau, luicommuniquent une teinture rouge ; & ,desséchées, elles conservent leur couleurverte, au lieu de brunir comme celles duchampe.

Usages. Son bois s’employe comme celuidu champe ; íes jeunes feuilles pilées s’infu-íent dans l’eau jufqu’à ce qu’elles aientacquis une couleur rouge ; alors les Malaysen font distiller quelques gouttes dans lesyeux pour éclaircir la vue.

Remarque. Toutes ces efpeces font,■comme l'on voit, du genre du champacam& de la famille des anones, qui ne con-tient presque que des arbres odoriférans,qui fournissent des efpeces très-échaussantes.X M- Adanson. )

CHAM PÉAGE, f. m. ( Jurisprud. )terme usité en Mâconnois, pour exprimerle droit d’ufage qui appartient à certainespersonnes dans des bois taillis. Ce termeparoit convenir singulièrement au droit depassage que ces usagers ont dans les bois :Ce st proprement le droit de faire paîtreleurs bestiaux dans les champs en général ;& ce droit parois être le même que lesauteurs des notes íur la coutume d’Orléans,

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art, cxlv , appellent champay. Voye ç Tas-cage fe Champ a y.. (A)

* CHAMPER, v. n. terme de Salines ;.c’est jeter le bois fur la grille dans le tra-vail du sel de fontaine. Voyc{ Sai.inf.On donne à l’ouvrier, occupé de cette fonc-tion, le nom de ckampeur. Voye^ Cham-peur.

* CHAMPEUR, f. m. ( Salines. ) Ce stainsi qu’on appelle ceux des ouvriers quitravaillent dans les salines de Franche-Comté, qu’on employé à mettre le boisfur la grille, & à entretenir le feu fous les

; poêles.

CHAMPIER , f. m. ( Econom. rufliq. )

> est le nom que l’on donne en Dauphitiéau meísier, ou garde des moissons qui fontencore dans les champs. Voye £ les mémoirespour servir à l’hifloire du Dauphine , parM. de Valbonay , ch. xij. ( A )

CHAMPIGNON, f. m. ( Hist. nat. )fungus, genre de plante dont les efpecesont un pédicule qui soutient un chapiteauconvexe en-dessus, concave en-dellòus,,ordinairement uni, & rarement canneléfur la face convexe, feuilleté fur la faceconcave, ou fistuleux, c’est-à-dire, garnide petits tuyaux. Tournefort, Infi. rei herb .Voye[ Plante. (/)

Néron avoir coutume d’appeller les cham-pignons le ragoût des dieux; parce queClaude, dont il fut le successeur, empoi-sonné par des champignons , fut mis aprèsíà mort au nombre des dieux.

C’est un mets dont les anciens gourmandsétoient aussi curieux que le font nos mo-dernes.

Inexpérience consécutive , journalière ,&c répétée en tous lieux, en tous pays,des accidens arrivés par l’excès des cham-pignons, ou par le mauvais choix qu’onen fait si souvent, ou par le doute danslequel on fe trouve quelquefois touchantla lalubrité de ceux qu’on présente fur nostables, n’ont pu ni nous guérir de notresensualité pour cette efpece d’aliment, nidevenir des motifs fuíhfans pour engagerdes physiciens' à en examiner sérieusementla nature.

Toutefois , indépendamment de ce mo-tif, ce genre de plante auroit dû intéresserles aviateurs de ía botanique en parcicu-