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à la même place autant de champignons.Enfin , ayant continué plusieurs jours defuite le pansement, il retira plulìeurs joursde fuite des champignons.
Cette production , extraordinaire en unlieu où l’on devoir li peu l’attendre , ayantété certifiée aux physiciens qui s’assem-bloient pour lors chez M. l’abbé Bourdelot,ils en donnerent la véritable raison : c’estque les éclilses qu’on avoir appliquées au-tour des jambes de Pensant, étoient d’unbois de pommier, où les champignons nais-sent facilement, Sc dans lequel il y avoir lansdoute de la graine de cette plante. Il arri-voit donc que la chaleur de Pensant quiétoit emmailloté , & son urine qui abreu-voir souvent les éclilses, développoient lessemences de champignon , Sc les faisoientéclorre en vingt-quatre heures, comme ilarrive ordinairement dans la campagne. 11faut adapter le même raisonnement au faitobservé par M. Méry ; les graines de cham-pignon se mouvant par hasard fur les bandesSc attelles qu’on appliquoit aux malades,germerent, soit par la chaleur du corps desmalades , soit par l’efset du vin ou dei’oxicrat dans lequel elles avoient été trem-pées.
Nous apprenons de Dioseoride, qu’il yavoir des gens qui aísuroient que des mor-ceaux de Pécorce du peuplier, tant blancque noir, enfoncés fur des couches defumier , il en naissoit des champignons bonsà manger. Ruel rapporte que íì Pon dé-couvre le tronc d’un peuplier blanc versla racine, Sc qu’on Parrofe avec du levaindélayé dans de Peau, on y voir naître, pourainsi dire, d«s champignons fur le champ ;il ajoute que les collines produisent plu-sieurs fortes de champignons , si dans laseiíon on en brûle le chaume ou les landes.Il est certain que les landes brûlées en Pro-vence & en Languedoc, poussent beau-coup de pavots noirs aux premieres pluiescf automne ; & cette plante fe perd les an-nées suivantes, ensorte qu’on ne la ren-contre que íur les terres brûlées.
Tous ces faits prouvent qu’il n’est besoinque d un iíuc aslaifonne , pour faire éclorreSc pour rendre sensibles, tant les grainescachées du champignon , que celles de toutesfortes de plantes,
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Pour revenir à nos champignons , non-feulement on les éleve fur couches, maisencore en plaine campagne , Sc très-avanta-geufement d’après la meme méthode. Leupculture aujourd’hui li perfectionnée prouvedeux choses : la premiere , que leur graineest naturellement contenue dans les croiesde cheval ; la seconde, que notre sensualitérafinée pour cet aliment, ne le cede pointà celle des Romains fous le régné d’Au-guste. Si de nos jours quelque prétendugourmet en ce genre venoit débiter lamaxime du Catius d’Horace,
Pratenfibus optìma fungis’Natura ejì. Sat. IV, lib. II, v. L o.
les champignons des prés font les meilleurs.*'nos Ausidius les moins íavans lui répon-droient qu’il n’y entend rien , Sc que lesbons champignons au goût sent ceux quife trouvent dans les bois, dans les bruyères,ou dans les landes.
Il y a plus, les législateurs en cuisine,les maîtres de la science de la gueule , commes’exprime Montagne , croyenc être par-venus à pouvoir distinguer , sens méprise ,les bons champignons d’avec les mauvais.
Ils assurent que les bons champignonssont ceux qui prennent leur accroissementdans la durée de la nuit, soit naturelle-ment , soit par art, fur des couches defumier ; qu’ils doivent être d’une grosseurmédiocre, à-peu-près comme une châtai-gne , charnus, bien nourris, blancs en-dessus, rougeâtres en-dellous, de consis-tance assez ferme, fe rompant facilement,moelleux en-dedans, d’une odeur & d’ungoût agréable : qu’au contraire, les cham-pignons , mauvais ou pernicieux, sont ceuxqui, ayant demeuré trop long-tems fur laterre, sont devenus bleus, noirâtres ou rou-ges , & dont l’odeur est désagréable. Mais cesmarques générales ne satisferont pas aise-ment des physiciens -, ils demandent desmarques caractéristiques qui indiquent ,dans le grand nombre des variétés d’ef-peces de champignons naturels, les bonnes,les douteuses , les pernicieuses ; Sc il feroitutile d’avoir cette connoislance.
L’analyse des divers champignons ne porteaucune lumière fur ce point : nous lavonsseulement qu’ils parodient contenir un sel