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Tome septième.
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le champ la nécessité des vomitifs, ensuitedes minoratifs, des acides spiritueux, dessavonneux , des adoucillans : tnais ce mal-Ireur peut arriver dans des lieux où le Mé-decin est éloigné, où les remedes manquent,& néanmoins le mal exige un prompt se-cours qu’on ait fous la main ; quel feroit-il ?De seau tiede salée de quelque sel neutre,tel que du nitre pur, de nitre vitriolé, desel de prunelle, de sel de glauber ; &,àleur défaut, de sel marin : on fora boireau malade , coup-sur-coup, quantité decette eau tiede, qui dillout le champignon ,irrite l’estomac, & le provoque d abord auvomissement.

Etant il y a quelques années dans nos ter-res, où le cuisinier s'empoisonna lui-même àsouper par un champignon fort vénéneux qu’ilcroyoit de la bonne & délicate espece, decelle qu’on nomme oronge en Guienne,je fus à portée de le secourir allez promp-tement ; cependant il avoir déjà une partiedes symptômes dont j’ai parlé ci-dellus ,oppression, suffocation, anxiété, cardial-gie, tension du bas-ventre, tremblement,sueur froide : je vis de l’eau tiede toute

Í >rête dans un coquemar, avec du sel sura table que je jetai dedans : le maladevomit, à la seconde écuellée de cette eau,une partie du champignon réduit en muci-lage ; je réitérai cette boisson jufqu’à ceque l’estomac fût entièrement vuidé : maiscomme le ventre restoit tendu avec dou-leur , j’employai les fomentations émollien-tes, & je changeai ma boisson d’eau saléecn eau fortement miellée, qui produisitune diarrhée abondante & facile. Je finisla cure, fur la fin de la nuit, par un re-mede adoucissant, quelques verres d’émul-íions, &, pour conclusion, par un graind’opium. Le lendemain le malade se trouvaen aussi bonne santé qu’avant son empoi-íonnement. Cet article eji de M, le ChevalierDE JAXJCOXj jì r.

Champignon de Mer, ( Hijì. nat. )corps marin ainsi nommé parcs qu’il res-semble beaucoup à un vrai champignon.Le champignon de mer est fort analogue àl’astroïte & à l’ceiUet de mer. Voye%_ As-troïte , Œillet de mer. Ainsi il doiterre mis au nombre des productions desinfectes de mer, comme toutes les faussesTome VU.

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plantes marines. M. Peyssonel a reconnuque ces prétendues plantes étoient forméespar des insectes de mer, & principalementpar des polypes. C’est un assemblage decellules que l’on pourroit appeller polypier.Les champignons de mer font de substancepierreuse, comme les madrépores; ils fontordinairement applatis & arrondis, con -vexes d’un côté & concaves de l’autre.Leur face convexe est feuilletée ; leur formevarie ; il y en a qui sont alongés : ils fontaussi de différentes grandeurs ; les plus grandspourroient couvrir la tête : aussi les appelle-t-on bonnets de Neptune. Voye ç Polypier,Plante marine. (/)

Champignons d’Eau ; c’est un bouil-lon qui, sortant de sa tige, tombe dansune coupe élevée fur un pié en maniéréde gros balustre, d’où il fait nappe dansle bassin d’en-bas. Quand il est composéde plusieurs coupes, il change de nom ,& s’appelle pyramide. C K)

* Champignon , fQEœn. domejî.') c’estce corps noir & à-peu-près sphérique, quife forme à l’extrémité du lumignon, foiedes lampes, soit des chandelles, quand ona négligé pendant quelque tems de lesmoucher : c’est proprement un charbonfait de la substance de la meche, de sonhumidité, de quelques parties du suif quine peuvent plus s’enflammer, & peut-êtrede la vapeur de l’air, s’il est vrai que cechampignon fe forme particulièrement dansles tems humides ; ce qu’il faudroit obser-ver. Quand les parties de ce champignonviennent à se séparer du lumignon, ellestombent au pié de la meche , font coulerla chandelle, & quelquefois l’allument dansune partie de fa longueur ; ce qui peutoccasionner des incendies, sur-tout fi celaarrive sur la table d’un homme de cabinetpendant íbn absence. On lui a donné lenom de champignon à cause de la ressem-blance.

CHAMPION Y, C Gcog. mod. ) petiteville de France en Touraine.

CHAMPION, s. m. C Hist. mod. ) signi-fie proprement une personne qui entreprendun combat pour un autre , quoiqu’oil appli-que aussi ce nom à celui qui combat poursa propre cause. Voye ç Combat.

Hottôman définit le champion , ccrtator

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