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Tome septième.
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Les cours des aides d'Agen & dc Ca-liors avoient aussi chacune leur chancellerie ,mais le tout a cté supprimé.

Chancellerie i>rès la Cour desMonnoies de Lyon , est une des petiteschancelleries établies près les cours supé-rieures. Avant qu'il y eût une cour desmonnoies dans cette ville, il n'y avoit qu’unechancellerie préfidiale qui y étoit établie in-conséquence de ledit du mois de Décem-bre 1557. Le roi ayant créé en 1704 unecour des monnoies dans cette ville , & yayant uni en 1705 la sénéchaussée & fiegepréiìdial , pour ne faire L l’avenir qu’unmême corps, la chancellerie préfidiale a aussiété érigée fous le titre de chancellerie pris lacour des monnoies , & fait depuis cc temstoutes les fonctions nécessaires , tant pourJa cour des monnoies que pour le préiìdial.Elle est composée d’un garde-scel, de quatresecrétaires du roi audienciers , de quatrecontrôleurs , de quinze secrétaires du roi,deux référendaires, un receveur des émo-lumens du sceau , un chaustè-cire , unthrésorier-payeur , & un greffier.

Chancelleries prìs les Cours supé-rieures, c'est-à-dire , pris les parlemens ,Conseils supérieurs , chambres des comptes ,cours des aides , cours, des monnaies , sontcelles où s’expédient toutes les lettres dejustice &c de grâce ordinaires. Il y en a uneprès de chacun des douze parlemens, prèsdes chambres des comptes de Nantes, deDole & de Blois , près des cours des aidesde Rouen , Bordeaux , de Montpellier,Clermont - Ferrand & Montauban ; uneprès de la cour des monnoies de Lyon, &une près les conseils supérieurs d'Allâce àColmar, tk de Roussillon à Perpignan.

Il y a dans chacune de ces chancelleriesun garde des sceaux qui tient le sceau en1 absence des maîtres des requêtes , aux-quels , lorsqu'il s'en trouve quelqu'un furle lieu, le sceau doit être porté, suivant ladisposition d'un édit de Charles VIII, du 11Decembre 149;.

Il y a aussi dans ces chancelleries des se-crétaires-audienciers, des contrôleurs, dessecrétaires du roi qu'on appelle du petitcollege, des référendaires, des greffiers, &autres officiers.

Les gardes des sceaux , audienciers, con-

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trôleurs Sc secrétaires du roi de ces petiteschancelleries , qui font au nombre de plusde 5 00, joui fient de la noblesse.

Dans la chancellerie du palais à Paris, iln'y a point de garde des sceaux ; ce ícmeles maîtres des requêtes qui y tiennent lesceau , chacun à son tour pendant un mois.Voye^ Chancellerie du Palais & peti-tes Chancelleries.

Il y a eu autrefois des chancelleries prèsles chambres de ledit d'Agen & de Castres,& près les cours des aides d'Agen & deCahors ; mais ces cours ne subsistant plus,on aj supprimé aussi les chancelleries quiavoient été créées pour elles. Voye{ lacompilation des ordonnances par Blanchard.

Chancellerie de Dauphine. Cettechancellerie peut être considérée fous troisdifférents états ; c'étoit d’abord la chan-cellerie particulière des dauphins de Vien-nois , lorsque cette province formoit unesouveraineté particulière. Depuis la réunionde cette province à la France en 154; , lachancellerie de Dauphine fu t regardée commeune chancellerie propre aux fils ou perits-silsde France qui avoient le titre de dauphin .Jufqu'alors cette chancellerie íervoit prèsle conseil delphinal, qui avoit été créé parHumbert II, dauphin de Viennois, dèíl’an 1 §40 ; mais Louis XI , qui n'étoitencore que dauphin de France, ayant érigeen 1455 ce conseil delphinal sous le titrede parlement de Grenoble , la chancellerie deDauphine est devenue la chancellerie servantprès ce parlement. Elle a toujours conservéle nom de chancellerie de Dauphine. Enfin,depuis que les dauphins de France ne jouis-sent plus du Dauphiné , comme cela s’estpratiqué depuis l'avénement de Louis XIà la couronne , la chancellerie de Dauphinéa été dépendante du roi directement ,comme celle des autres parlemens ; & cen’est que depuis ce tems qu'il en est fàicmention dans les ordonnances de nos rois,comme d'une de leurs chancelleries. Lapremiere qui en parle est un édit de Char-les VIII, du 11 Décembre 149; , portantqu’aux huit maîtres des requêtes de l'hotel,à cause des prérogatives de leurs offices ,appartient, en l’absence du chancelier deFrance, la garde des sceaux ordonnés poursceller en nos chancelleries de Paris, Tou*