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Tome septième.
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point d’exemple que les clercs vivaní encommun ayent été appelles chanoines ,comme ils le font par ce concile, & ensuitepar celui d’Orléans.

Clovis ayant fondé à Paris 1 église deS. Pierre & S. Paul , y établit des clercsqui vivoient en commun, fub canonicareligione.

Grégoire de Tours , liv. X de sonhist. , Sc ch. jx , de la vie des peres , dit quece fut un nommé Baudin, évêque de cetteville , qui institua le premier la vie com-mune des chanoines, hic instituit mensamcanonicorum : c’étoit du tems de Clotaire I,qui régnoit au commencement du vj e .íìecle.

On trouve cependant plusieurs exem-ples antérieurs de clercs qui vivoient encommun : ainsi Baudin ne fit que rétablirla vie commune , dont l’uíàge étoit déjàplus ancien, mais n’avoit pas toujours étéobservé dans toutes les églises ; ce quiai’empêchoit pas que depuis í’institution descathédrales , l’évêque n’eût un clergé atta-ché à son église , composé de prêtres &de diacres qui formoient le conseil del’évêque , Sc que l’on appelloit ion pres-bytère.

Le concile d’Ephese écrivit en 431 auclergé de Constantinople Sc d’Alexandrie ,*id clerum populumque Conjlantinopolitanum ,Sec. pour leur apprendre la dépositionde Nestorius , Tome III des conciles , pag.

57 l & 574- .

Le pape Syrice condamna Jovimen &ses erreurs dans une assemblée de sesprêtres & diacres, qu’il appelle son pres-bytère.

Lorsque le pape Félix déposa PierreCnaphée, faux évêque d’Antioche, il pro-nonça la sentence, tant en son nom quede ceux qui gouvernoient avec lui le siégéapostolique, c’est-à-dire, ses prêtres Sc sesdiacres.

Les conciles de ces premiers siécles fonttous souscrits par le presbytère de l’évêque.C’est ce que l’on peut voir dans les concilesd’Afrique, tome IIdes conciles, page IXOX;Thomaiïìn , discipl . de T Eglise , part. I ,liv. I, ch. xlij.

Le quatrième concile de Carthage, en398 , défendit aux évoques de décider au-

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cune affaire fans la participation de leurclergé : ut episcopus nullius causam audiatabsque praesentia clericorum suorumalioquinirrita erit sententia episcopi, nifi clericorumprcesentiâ confirmetur.

S. Cyprien communiquoit également àson clergé les assures les plus importantes.Sc celles qui étoient les plus légeres.

S. Grégoire le Grand, pape, qui siégeoitvers la fin du vj c . siecle & au commence-ment du vij e ., ordonna le partage desbiens de l’églife en quatre parts, dont unect °it destinée pour la subsistance du clergéde l’évêque : ce qui fait juger que la viecommune n’étoit pas alors observée parmiles chanoines.

Paul, diacre, prétend que S. Chrode-gand, évêque de Metz, qui vivoit vers lemilieu du vij e . siecle fous le régné de Pépin,fut celui qui donna commencement à lavie commune des chanoines : on a vunéanmoins que l’uíage en est beaucoup plusancien ; saint Chrodegand ne fit donc quela rétablir dans son église.

Ce qui a pu le faire regarder commel’instituteur de la vie canoniale , est qu’ilfit une réglé pour les chanoines de sonéglise, qui sut approuvée & reçue par plu-sieurs conciles de France, & confirmée parl’autorité même des rois.

Cette réglé est la plus ancienne que nousayions de cette espece : elle est tirée , pourla plus grande partie, de celle de S. Benoît,que S. Chrodegand accommoda à la vie desclercs.

Dans la préface, il déplore le mépris descanons , la négligence des pasteurs , duclergé Sc du peuple.

La réglé est composée de trente-quatrearticles, dont les principaux portent ensubstance , que les chanoines dévoient tousloger dans un cloître exactement fermé,Sc couchoient en différais dortoirs com-muns, où chacun avoir son lit. L’entrécde ce cloître étoit interdite aux femmes,& aux laïques fans permission. Les do-mestiques qui y servoient , s’ils étoientlaïques, étoient obligés de sortir íi-tót qu’ilsavoient rendu leur service. Les chanoinesavoient la liberté de sortir le jour ; mahils dévoient se rendre tous les soirs à l’églisepour y chanter complies, après lesquelles