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Tome septième.
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bradèrent depuis, comme les moines cellede S. Benoît.

Charlemagne, dans un capitulaire de789, ordonne à tous les chanoines de vivreselon leur réglé : c’est pourquoi quelques-uns tiennent que leur établissement précédade peu de tems Fempire de Charlemagne.Il est certain qu’il cimenta leur établisse-ment. Voyelle discours de Frapaolo, pag. 6g.Pafquier prétend que l’on ne connoissoitpoint le nom de chanoine avant Charle-magne ; mais il est certain qu’en Orientles colleges Sc communautés de clercscommencerent, dès le quatrième íîecle, àporter le nom de chanoines. S. Basile ScS. Cyrille de Jérusalem font les premiersqui se sont servis du terme de chanoines Scde chanoinesses. Le concile de Laodicée,que quelques-uns croyent avoir été tenuen ; 14, d’autres en 319, défend, art. 15,à toutes personnes de chanter dans Féglife ,à l’exception des chanoines - chantres. Lepremier concile de Nicée, tenu en 315 ,fait souvent mention des clercs-çhanoines.Pour ce qui est de l’église d’Occideiit, lenom de chanoine ne commença guere àêtre usité que vers le vje. siécle.

Le vj e . concile d’Arles, en 813 , can. 6,distingue les chanoines des réguliers , qui,dans cet endroit, s’entendent des moines.

Le concile de Tours, tenu en la mêmeannée, distingue trois genres de commu-nautés ; les chanoines soumis à l’évêque,d’autres soumis à des abbés, Sc les mo-nastères de religieux. Il paroît, par quel-ques canons de ce concile, que la professionreligieuse commençant à s’abolir dans quel-ques monastères, les abbés y vivoient plu-tôt en chanoines qu’en religieux ; ce quifit que peu-à-peu ces monastères se sécula-risèrent , Sc que les chapitres de chanoinesfurent substitués à beaucoup de monas-tères.

Au concile d’Aix-la Chapelle , tenu en816, on rédigea une réglé pour les chanoi-nes , Sc une pour les religieuses, Henault,année 816. Ce même concile défendit auxchanoines de s’approprier les meubles del’évêque décédé, comme ils avoient fait jus-qu’alors.

Dans le x«. siécle, outre les chapitres deséglises cathédrales, on en établit d’autres

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dans les villes où il n’y avoit point d’évêque,& ceux-ci furent appellés collégiales. Parsuccession de tems, on a multiplié les col-légiales, même dans plusieurs villes épisco-pales.

Les conciles de Rome, en 1019 Sc eu1063, ordonnèrent aux clercs de repren-dre la vie commune que la plupart avoientabandonnée : elle fut en effet rétablie dansplusieurs cathédrales du royaume ; ce quidura ainsi pendant l’espace d’un íîecle en-viron. Mais, avant Fan i zoo , 011 avoitquitté presque par-tout la vie commune,Sc l’on autorisa le partage des prébendesentre les chanoines : Sc tel est l’état présentde tous les chanoines séculiers des églisescathédrales & collégiales.

Suivant la réglé 17 de la chancellerieromaine, à laquelle la jurisprudence deplusieurs tribunaux íè trouve conforme, ilsufsit d’avoir quatorze ans accomplis pourêtre chanoine dans une église cathédrale ;au grand conseil on juge qu’il sufsit d’avoirdix ans. Pour être chanoine de Paderborn ,il faut avoir vingt - un ans, avoir étudiédans une université fameuse de Franceou d’Italie, pendant un an & six semaines,fans avoir découché. Tabl. de l’emp. germ .,

p. C)^.

Il y a plusieurs chapitres dans lesquels011 ne peut être reçu fans avoir fait preuvede noblesse, tel que celui des comtes deLyon, de Strasbourg Sc autres. Dans lechapitre noble de Wirtzbourg, le chanoineélu passe entre les chanoines rangés en haie,St reçoit d’eux des coups de verges fur ledos : on tient que cela a été ainsi établi pourempêcher les barons Sc les comtes d’avoirentrée dans ce chapitre. Tabl. de l’emp. germ.

p. Ql.

Pour ce qui est de l’ordre ecclésiastiqueque doivent avoir les chanoines , le concilede Trente , sejs. 24 , ch. xij , laisse ce pointà la disposition des évêques ; il ordonnenéanmoins que, dans les églises cathédrales,il y ait au-moins la moitié des chanoines quisoient prêtres, Sc les autres diacres ou fous-diacres ; il recommande l’exécution desstatuts particuliers des églises, qui veulentque le plus grand nombre, & même tousles chanoines , soient prêtres.

Les conciles provinciaux qui ont suivi »