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Tome septième.
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C H A

du madrigal, de l’élégie, de la pastorale,de Iode même.

Il y a des chansons personnellement sa-tiriques , dont je ne parlerai point ; il y ena qui censurent les mœurs fans attaquerles personnes ; c’est ce qu’on appelle vau-

On en voit des exemples fans nombredans le Recueil des œuvres de Panard. Uneextrême facilité dans le style ; la gênedes rimes redoublées & des petits vers,déguisée sous Pair dune rencontre heureuse ;une morale populaire, assaisonnée d'un selagréable ; souvent la naïveté de la Fontainecaractérisent ce poète : j’en vais rappellerquelques traits :

Dans ma jeunesse ,

Zes papas , les mamans ,

Séveres , vigilans,

En dépit des amans ,

De leurs tendrons charmonsConservaient la sngesse.

Aujourd’hui ct n’est plus cela :

L’amant ejl habile ,

La fille docile,

La mere facile ,

Le pere imbécille ,

Et l’honneur vit

Cahin caha.

C H A 44!

Ze mari fort ;

Le chien s’endort;

Femme & soubrette sont d’accord t

Un jour finit l’affaire.

On est quelquefois étonné de l’aisancoavec laquelle ce poète place des vers mono^syllabiques ; il semble s'être fait à plaisir defdifficultés, pour les vaincre:

Mettej-vous bien celaLà,

Jeunes fillettes ;

Songes que tout amantMent,

Dans ses fleurettes.

Et l’on voit des commis ,

Mis

Comme des princes,

Qui jadis font venus ,

Nuds,

De leurs provinces.

Nous avons des chansons naïves, ou dan§le genre pastoral, ou dans le goût du bonvieux tems ; en voici une où l'on fait parleralternativement deux vieilles gens, témoinsdes amours & des plaisirs de la jeunesse dgleur village:

Zes regrets avec la vieillesse,

Zes erreurs avec la jeunesse ,

La folie avec les amours ,

C’eft ce que l’on voit tous tes jours.Z’enjoûment avec les affaires,

Les grâces avec le savoir ,

Ze plaisir avec le devoir,

C’efl ce qu’on, ne voit gueres.

Sans dépenser ,

C’efl en vain qu’on espereDe s’avancerAu pays de Cythere.

Mari jaloux ,

Femme en courrouxFerment fur nousGrille & verrous;le chien nous poursuit comme loups ;Le tems n’y peut rien faire.

Mais fi Plutus entre dans le mystère,Grille & ressortS’ouvrent d’abord;

Tome VII.

( Le vieux. )

T ai blanchi dans ces hameauxEntre les amours & les belles ;

P ai vu naître ces ormeauxTémoins de vos ardeurs fidelles.

Du plaisir que j’ai goûtéJ’ai me à vous voir faire usage .

Tout plaît de la volupté,

Jusques à son image.

( La vieille. )

J’ai brillé dans ces hameaux,On me préféroit aux plus belles }

Zes bergers fous ces ormeauxMe juroient des ardeurs fidelles.

D u plaisir qu’on a goûté,

Ah ! l’on perd trop tôt l’usage !

Faut-il de la volupté

FTavoir plus que l’image ?

H h