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Tome septième.
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nécessaire ; & il semble que sur ce point,comme en beaucoup d’autres, la nature íèrepose lorsque l’art agit. On appelle ce chantaccent ; il est plus ou moins marque, félonles climats ; il est presque insensible dansles tempérés , & on pourroit aisémentnoter comme une chanson, celui des diffé-rens pays méridionaux ; il prend toujoursla teinte, st on peut parler ainsi, dutempérament des diverses nations. Voyc{Accent.

Lorsque les mots furent trouvés, leshommes, qui avoient déjà le chant , s'enservirent pour exprimer d’une façon plusmarquée le plaisir & la joie. Ces senti mens,qui remuent & agitent famé d'une maniérévive, durent nécessairement se peindre dansle chant avec plus de vivacité que les sen-sations ordinaires-, de-là cette différence queI on trouve entre le chant du langage com-mun & le chant musical.

Les réglés suivirent long-tems après, &on réduisit en art ce qui a volt été d’aborddonné par la nature ; car rien n’est plusnaturel à l’homme que le chant , mêmemusical : à st un soulagement qu’une es-pece d'instinct lui suggéré pour adoucir lespeines, les ennuis, les travaux de la vie.Le voyageur dans une longue route, lelaboureur au milieu des champs, le ma-telot fur La mer, le berger en gardant sestroupeaux , l’artilan dans son attelier, chan-tent tous comme machina letr. en t ; & f ennui,la fatigue font suspendus ou disparoistent.

Le chant consacré par la nature pournous distraire de nos peines ou pour adou-cir le sentiment de nos fatigues, & trouvépour exprimer la joie, servit bientôt aprèspour célébrer les actions de grâces que leshommes rendirent à la divinité; &, unefois établi pour cet usage, il pallia rapide-ment dans les fêtes publiques, dans lestriomphes & dans les festins, ô’c. La re-eonnoiílance savoir employé pour rendrehommage à l’Être suprême ; la flatterie lesit servir à la louange des chefs des nations,& l’amour a 1 expression de la tendresse.Voilà les différentes sources de la Musique8c de la Poche. Les noms de Poète 8c deMusicien furent long-tems communs à tousceux qui chantèrent, &C à tous ceux quifirent des vers.

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On trouve susage du chant dans I'anti-quité la plus reculée. Enos commença lepremier à chanter les louanges de Dieu,Gcnese 4 ; & Laban íè plaint à Jacob, songendre , de ce'qtsil lui avoir comme enlevéses filles, fans lui laisser la consolation de lesaccompagner au son des chansons 8c desinstrumens, Gen. 32 .

Il est naturel de croire que le chant desoiseaux, les sons différons de la voix desanimaux, les bruits divers excités dans Pairpar les vents, l'agitation des feuilles desarbres, le murmure des eaux servirentde modele pour régler les difsérens tons dela voix. Les ions étoient dans shomme :il entendit chanter; il fut frappé par desbruits ; toutes ses sensations & Ion instinctle porterent à l'imitation. Les concerts devoix furent donc les premiers. Ceux desinstrumens ne vinrent qu'ensuite, & ikfurent une seconde imitation ; car, danstous les instrumens connus, c’est la voixqu'on a voulu imiter. Nous en devons l'in-vention à Jubal, fils de Lamech : Ipse fuicpater canentium citharâ 6’ organe , Gènes. 4 .Dès que le premier pas est fait dans lesdécouvertes utiles ou agréables, la routes’élargit & devient aisée. Un instrumenttrouvé une fois, a dû fournir sidée de milleautres. Voye{-en les dìfférens noms à chacunde leurs articles.

Parmi les Juifs, le cantique chanté parMoïse & les enfans d'isracl , après lepassage de la mer Rouge, est la plus an-cienne composition en chant qu on con-noille.

Dans l’Egypte 8c dans la Grece , lespremiers chants connus furent des versen l’honneur des dieux, chantés par lespoetes eux-mêmes. Bientôt adoptés par lesprêtres, ils paíserent jusqisaux peuples, 8cde-la prirent naissance les concerts & leschœurs de Musique. Voyer Chœurs &Concert.

Les Grecs n’eurent point de poésie quine fut chantee ; la lyrique se chantoit avecun accompagnement d'instrumens ; ce quila fit nommer mélique. Le chant de la poésieépique 8c dramatique étoit moins chargéd'inilexions, mais il n'en éroit pas moinsun vrai chant ; 8c lorfqu’on examine avecattention tout ce qu'ont écrit les anciens

Hh a.