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Tome septième.
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Pon chante ironiquement le travers de |quelqu’un.

Chant-Ambrosien, ( Musique . ) fortede plain-chant dont Pinvention est attribuéeà S. Ambroise, archevêque de Milan. Voye{Ti-ain-Chant. (S)

Chant-Grf.gorien, {Musique.) sortede plain-chant dont Pinvention est attribuéeà S. Grégoire pape, & qui a été substituéou préféré, dans la plupart des églises, auchant Ambrosien. Voye ç Plain-Chant.(S)

Chant en Ison ou Chant égal ,

( Musique. ) ou appelle ainsi un chant ouune psalmodie qui ne roule que fur deuxsons, & ne forme par-coníequent qu'unseul intervalle. Quelques ordres religieuxn'ont dans leurs églises d’autre chant quele chant en ison. ( S )

Chant sur le livre , ( Musique. )plain-chant ou contre-point à quatre par-ties , que les musiciens composent & chan-tent im-promptu sur une seule ; savoir, lelivre de chœur qui est au lutrin : en sortequ’excepté la partie notée qu’on met ordi-nairement à la taille, les musiciens affectésaux trois autres parties n’ont que celle-làpour guide, & composent chacun la leuren chantant.

Le chant sur k livre demande beaucoupde science, d’habitude & d’oreille dansceux qui l’exécutent, d’autant plus qu’iln’est pas toujours aisé de rapporter les tonsdu plain-chant à ceux de notre musique.Cependant il y a des musiciens d'église siversés dans cette forte de chant , qu’ils ycommencent & poursuivent même des fu-gues , quand le sujet en peut comporter ,sans confondre & croiser les parties, nifaire de faute dans l’harmonie. (s)

Chant , ( Médecine , Phyfiologìe. ) voye%_Voix & Respiration; ( Pathologie &Hygiène) voye^ Exercice.

CHANTABOUN , ( Géogr. ) ville ma-ritime d’Asie au royaume dc Siam, fur uneriviere qui porte ion même nom.

CHANTEAU , f. m. ( Jurispr. ) dansquelques coutumes &c anciens auteurs,signifie part ou plutôt partage : c’est en cedernier sens qu’il y est dit que le chanteaupart le villain. La coutume de la Marche,rédigée en 152.1, porte, art. 153 , qu’en-

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tre hommes tenant héritages serfs ou mor-taillables, le chanteau part le villain, c’est-à-dire , continue le même article , que ,quand deux ou plusieurs desdits hommes,parens , ou autres qui par avant étoientcommuns, font pain séparé par maniéréde déclaration de vouloir partir leurs meu-bles , ils font tenus & réputés divis & sé-parés quant aux meubles, acquêts, con-quérs , noms, dettes & actions.

La coutume d’Auvergne, chap. xxvij ,article 7, porte que, par ladite coutume,ne se peut dire ni juger aucun partage ,avoir été fait entre le conditionné ( c’estl’emphytéote main-mortable ) & ses frétésau retrait lignager par la feule demeure,séparé dudit conditionné & de ses autresfreres ou parens, par quelque laps de temsque ce soit, s’il n’y a partage formel faitentre ledit conditionné &c ses freres oulignagers, ou commencement de partagepar le partement du chanteau.

La disposition de cette coutume faitconnoître que le terme de chanteau nesignifie pas toujours un partage de tous lesbiens communs ; mais que Te chanteau »c’est-à-dire, une portion de quelque es-pece de ces biens , qui est poffédé sépa-rément par un des mortaillables ou autrescommuniers, fait ceffer la communautéqui étoit entr’eux, tant pour ces biens quepour tous les autres qu’ils poffedent parindivis.

Le terme de chanteau peut aussi être prispour pain séparé ; car chanteau , en géné-ral , est une portion d’une chose ronde ;& , comme les pains font ordinairementronds, le vulgaire appelle une piece dcpain chanteau; & de-ìà, dans le sens figure,on a dit chanteau pour pain à part ou sé-paré. En ester, dans plusieurs coutumes ,le feu, le sel & le pain partent l’hommede morte-main ; c’est-à-dire, que quand lescommuniers ont leur feu, leur sel ou leurpain à port, ils~ cessent d erre communs,quoiqu’ils n’ayent pas encore partagé les bienscommuns entr’eux. Voyetja coutume du du-ché de Bourgogne , art. £)0 ; celle du Comté ,article qq ; celle de Nivernois , titre viij ,article 13.

Il résulte, de ces différentes explications,, que çette façon de parler, le chanteau part