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k vìllain, signifie que le moindre commen-cement de partage entre communier; saitcesser la communauté, quoiqu’ils posièdentencore d’autres biens par indivis. Voye ^la pratique de Mafuer, tit. xxxij , art. XO ;1 e glojs. de M. de Lauriere, au mot Chan-teau. ( A )
* Chanteau j ( Tailleur. ) c’est ainsique ces ouvriers appellent les efpeces depointes, qu’ils font obligés d’ajouter furles côtés d’un manteau ou autre vêtementsemblable, entre les deux lés du drap, tantpour lui donner 1 ampleur néceílaire quepour l’arrondir.
* Chanteau, ( Tonnell.) c’est, entreles pieces du fond d J un tonneau ou autresvailfeaux ronds, celle du milieu qui n’apoint de semblable, & qui est terminéepar deux fegmens de cercles égaux.
CHANTEL-LE-CHASTEL, ( Géogr.)petite ville de France dans le Bourbonnois,fur la riviere de Boule. Long. XO , 35 ;lat. 46, 10.
CHANTELAGE, f. m. ( Jurispr. ) estun droit dù au seigneur pour le vin venduen gros ou à broche fur les chantiers dela cave ou du cellier, situés dans l’étenduede fa seigneurie. Il en est parlé dans lesstatuts de la prévôté & échevinage de laville de Paris, & au livre ancien qui en-seigne la maniéré de procéder en courlaye,où il est dit que le chantclage est un droitque l’on prend pour les chantiers qui fontastis fur les fonds du seigneur. Voye^ Cho-pin , sur le chap. viij de ta coutume d* Anjou ,à la fin. Le droit de chantelage fe payoitaussi, anciennement, pour avoir la permis-sion d’ôter le chantel du tonneau, & envuider la lie dans les villes ; c’est ce quel’on voit dans le registre des péages de Paris.Chantelage, dit ce registre, est une coutumeastife anciennement, par laquelle il futétabli qu il loiíòit à tous ceux qui le chan-telage payent, d’ôter le chantel de leurtonneau & vuider la lie ; & parce qu’ilfembloit que ceux qui demeurent à Parisn’achetoient du vin que pour le revendre,&, quand il étoit vendu, ôter le chantelde leur tonneau, & ôter leur lie, pource fut mis le chantelage fur les demeurans& bourgeois de Paris. Voye\ Vindice deRagueau, & Lauriere, ibid., au mot chan-
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telage. Dans des lettres du 9 Aout IZ59 ,accordées par Charles, régent du royaume,les arbalétriers de la ville de Paris fontexemptés , pour leurs denrées, vivres oumarchandiíes qu’ils font venir à Paris ouailleurs, de tous droits de gabelles, tra-vers, chantiées, &c. Ce mot chantiées signi-fie en cet endroit la même chose que chan-telage : car dans des lettres du mois deFévrier 1615, accordées à ces mêmes arba-létriers , le terme de chantelage se trouvesubstitué à celui de chantiées. Voyet^ le re-cueil des ordonnances de la troisième race ,tome III, page 3 61 ; & la note de M. Secousse,ibid. (A)
CHANTELLE , f. f. ( Jurispr.) en quel-ques provinces, est une taille personnelledue au seigneur par ses mortaillables, àcause de leur servitude. Elle paroît avoirété ainsi nommée de chantel , qui signifie lamême chose que lieu ou habitation , parcequelle se paye au seigneur par les ferse,pour la permission de demeurer dans iàseigneurie, &c d’y posséder certains héri-tages : par exemple, suivant une charte del’an 12.79 , les habitans de Saint-Palais enBerri payent douze deniers à leur seigneur ,de soco , loco & chantello. Quilibet , est-ildit, per se tenens focum certum & locum ,vel chantellum , in dicla villa .... duodecimdenarios parifienses solvet tantummodo an -nucttim .... On voit qu’en cet endroit locum& chantellum font synonymes.
La coutume de Bourbonnois, art. îoz& X03 , fait mention d’un droit dù au sei-gneur par certains serfs, appelle les quatredeniers de chantelle. M. de Lauriere, en fortglossaire du Droit François , au mot chan-tclle , estime que ces deniers font ainsi ap-pellés, parce qu’ils font dus par les serfsde la châtellenie de Chantelle. 11 agite en-suite si cette châtellenie n’auroit point étéainsi nommée à cause que les serfs qui ydemeurent payent au seigneur quatre d en.de soco , loco & chantello , comme ceux deSaint-Palais en Berri; mais il n’adopte pascette opinion. Il ne paroît pas cependantque le droit de chantelle ait été ainsi nomméde la châtellenie de Chantelle, à cause qu’itse perçoit en bien d’autres endroits, ainsique l’annonce la coutume de Bourbonnois,qui porte qu’il y a plusieurs serfs audit