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Tome septième.
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pays, dont aucuns payent quatre deniersà cause de leur servitude ; ce qui RappelleUs quatre deniers de chamelle : Sc plus loinil est dit que tous ceux qui doivent quatredeniers de taille, que l’on appelle les quatredeniers de chamelle , & tous leurs delcen-dans, ainsi qu’ils se trouvent écrits au ter-rier ou papier dp prévôt desdits quatre de-niers de chamelle ., font tous serfs Sc de servecondition, de poursuite Sc de morte-main. {A)

CHANTEPLEURE, terme d’Architec-ture , barbacane ou ventouse qu’on faitaux murs de clôture construits près dequelques eaux courantes, afin que, dansleur débordement, elles puifl'ent entrer dansle clos Sc en sortir librement, sans endom-mager les murs.

* Chanteflfure , f. si ( Tonnel. )espece d’entonnoir fabriqué par les Tonne-liers , & à l’usage des Marchands de vin.Il a la forme d’un petit cuvier éçhancré àíà circonférence ; cette échancrure sert àemboîter les vaisseaux dont on se sert pourles remplir, afin que ce rempliíïàge se sallesans répandre de liqueur. Son fond est percéd’un trou auquel on a adapté une douilleou queue de fer-blanc plus ou moins lon-gue , mais criblée de petits trous fur toutela longueur ; on passe cette douille dansla bonde d’un tonneau ; elle deícend jusquedans la liqueur, Sc transmet celle qu’ona versée dans le cuvier, Sc qu’on veuttransvaser dans le tonneau, fans troublercelle qui y est déjà. Pour arrêrer les orduresqui pafleroient avec la liqueur, on a bou-ché l’ouverture de la douille qui est au-dedans du cuvier, d’un morceau de fer-blauc percé de trous, & cloué fur le fonddu cuvier.

* Chanteplewre , ( (Scon. rufliq.) Ondonne ce nom à des canelles aussi simplesque de peu de valeur, qu’on adapte à lacampagne au-bas des vaisseaux remplis deliqueur, comme les cuves à fouler la ven-dange , les tonneaux à piquette, les cuviersà couler la lessive, les barrils qui contien-nent l’huile de noix, ceux où l’on met levinaigre, &c. Ce n’est autre chose quel’assemblage de deux morceaux de bois,dont l’un est percé dans toute fa longueur,4c dont l’autre s’ksscre dans le morceau de

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bois percé, comme une cheville qui rem-liroit exactement le trou. Celui-ci est mo-lle ; l’ouverture où on le place est en-dehorsdu vaisteau; l’autre est en-dedans. On letire ou on le pousse, pour tirer ou arrêterla liqueur.

CHANTER, c’est faire différentes in-flexions de voix agréables à l’oreille, & tou-jours correspondantes aux intervalles admisdans la musique, Sc aux notes qui lesexpriment.

La premiere choie qu’on fait en appre-nant à chanter, est de parcourir une gammeen montant par les degrés diatoniques jus-qu’à l’octave , & ensuite en descendant parles mêmes notes. Après cela on monte Scl’on descend par de plus grands intervalles,comme par tierces, par quartes, par quin-tes; Sc l’on passe de cette maniéré partoutes les notes & par tous les différensintervalles. Voye^ Echelle, Gamme ,Octave.

Quelques-uns prétendent qu’on appren-droit plus facilement à chanter si, au lieude parcourir d’abord les degrés diatoni-ques, on commençoit par les confonnan-ces, dont les rapports plus simples fontplus aisés à entonner. C’est ainsi, disent-ils, que les intonnations les plus aisées dela trompette Sc du cor font d’abord lesoctaves, les quintes &: les autres conson-nances, Sc qu’elles deviennent plus difficilespour les tons Sc femi-tons. Inexpériencene paroît pas s’accorder à ce raisonnement ;car il est constant qu’un commençant en-tonne plus aisément l’intervalle d’un tonque celui d’une octave-, quoique le rap-port en soit bien plus composé : c’est quesi, d’un côté , le rapport est plus simple,de l’autre, la modification de l’organe estmoins grande. Chacun voit que si l’ou-verture de la glotte , la longueur ou latension des cordes gutturales, est comme 8,il s’y fait un moindre changement pour lesrendre comme 9 , que pour les rendrecomme 16.

Mais on ne sauroit disconvenir qu’il n’yait dans les degrés de l’octave, en com-mençant par ut , une difficulté d’inton-nation dans les trois tons de fuite, quise trouvent du fa au fi , laquelle donnela torture aux ékves, & retarde k for-