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acheve de se décharger de sa gomme quicolloit encore les fils. On le tord, on lelave bien à la riviere, on le bat ensuite surune planche, 8c on le lave de nouveau.Le chanvre a pour lors un bel œil clair ;tous les fils font détachés les uns des au-tres ; 8c ce chanvre, ainsi préparé, égalele plus beau lin, & ne donne qu’un tiersd’étoupe. Plusieurs expériences ont apprisque , par cette opération, le chanvre lemoins prisé peut acquérir des qualités quil’égalent à celui qui est regardé comme leplus parfait.
Après cette opération, on remet \c chan-vre au íeranceur pour en tirer les fils lesplus fins, qui parodient alors, pour ainsidire, autant de fils de foie ; le séranceurle travaille facilement, 8c n’est pas ëxposé àcette poussière si dangereuse. L’étoupe quisort de ce chanvre ainsi préparé* donneune matière fine, blanche 8c douce, donton peut faire en la cardant une ouate quivaut mieux que les ouates ordinaires ;on peut même, en la filant, en faire detrès-bon fil.
Le chanvre ayant reçu ses apprêts, on lemet en liaíle quand il doit être envoyé auxcorderies, ou bien on le met en cordon,s’il est fin 8c destiné pour le filage & pourle tisserand.
Lorsqu’on forme ce qu’on appelle unequeue de chanvre , on met toutes les patteso’un côté, Lc cette extrémité s'appelle latête; l'autre extrémité, qu’on appelle lekout ou la pointe, n’étant composée que debrins déliés, ne peut être aussi grosse que3 a tête. On juge que le chanvre est bonvjuand cette queue va en diminuant uni-formément de la tête à la pointe, 8c qu’elleest encore bien garnie aux trois quarts defa longueur. Enfin, on regarde commele meilleur chanvre celui qui est fin, moel-leux, souple, doux au toucher, 8c difficiles rompre.
Les provinces qui en fournissent le plusfont la basse Normandie, la Bretagne, laPicardie, la Champagne, la Bourgogne, lePerche, le bas Dauphiné, le Lyonnois, lePoitou, f Anjou,- l e Maine, le Nivernois,le Gâtinois 8c l'Auvergne. Les pays du Norden soumissent auffi beaucoup, 8c celuid’Iwlie est très-estimé.
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Lc chanvre est exempté de tous droitsd’entrée par arrêt du 1i Novembre 1749,ainsi que des droits de sortie lorsqu’ilpasse dans les provinces réputées étran-gères.
LescAct/ivresprovenans du crû du royaumede France ne peuvent sortir qu’avec permis-sion, suivant sarticle 6 du titre VIII del’ordonnance de 1686, confirmé par autredu 2} Juin 1722.
La communauté des Chanvriers est très-ancienne. En 1666 elle a obtenu de nou-veaux statuts 8c une nouvelle forme degouvernement. Elle n’est jstus guere com-posée que de maîtresses qui ne peuventavoir d’apprenties fans tenir boutique ou-verte pour leur propre compte. Les ju-rées de la communauté font au nombrede quatre, qui font élues deux chaqueannée.
Les maîtresses ne peuvent avoir qu’uneapprentie à la fois, & doivent l’obligcr au-moins pour six ans.
L’apprentie aspirant à la maîtrise doitfaire chef-d’œuvre, dont néanmoins la fillede maîtresse est exempte.
Aucune apprentie ou fille de boutiquene peut entrer au service d’une nouvellemaîtresse, à moins que la boutique decelle où elle entre ne soit éloignée dedouze ou treize boutiques de celle d’où ellefort, 8c cela parce que toutes les boutiquesde ces fortes de marchandes font dans unedes halles de Paris, 8c toutes attenantes lesunes des autres. C’est là qu’elles ont leursmagasins 8c étalages ; & il est ordonné ,par les statuts, aux marchands forains d’yenvoyer leurs chanvres, excepté pendantla foire de S. Germain, où ils ont droitde décharger leurs marchandises. Les juréeschanvrieres vont en faire la visite, mais ellesne peuvent point les acheter , non plus queles maîtresses lingeres,qu’après les deux joursde préférence qui font accordés aux bour-geois pour s’en fournir. Il y a à Paris qua-rante-cinq maîtres ou maîtresses de cettecommunauté..
CHAO, ( Géog .) ville de la Chine,dans la province de Junnan. Lat. 2,5 , 46’.Il y en a encore une de ce nom dans laprovince de Pekeli.
CHAQCHEU , ( Géog, ) yjlle de k