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Tome septième.
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cn couvrent des bâts communs pour leschevaux : celles de castor gras, après avoirété coupées, servent aux coffreciers qui enrevêtent des coffres. Voilà à-peu-près toutce qui concerne la préparation du poil decastor.

A l'égard de la vigogne, on commencepar l ‘éplucher ; ce qui consiste à ôter lespoils grossiers, les nœuds, les ordures , &cc.travail qui se sait à la main.

On distingue deux sortes de vigognes ,la fine qu’on appelle carmelitie, Sc la com-mune. Ce font les mêmes ouvriers Sc ou-vrières qui préparent le poil de lievre. Ondistingue aussi deux poils de lievre, l 'arrêteSc le roux. L’arrête est le poil du dos, leroux celui des flancs. Les peaux de lapinse préparent par les repasseuses ; ces peauxétant beaucoup plus minces que celle ducastor, il ne faut pas les laisser reposer long-tems, pour qu’elles s’amolliílent. Quandle gros poil est arraché , on les sécrété ,c'est-à-dire, qu’on les frotte avec une com-position dont nous parlerons plus bas, &on les fait aussi sécher à l’étuve : ensuite lescoupeuses coupent le fin avec le couteau àcouper, précisément comme aux peaux decastor. L’année se partage, relativement auxpeaux, en deux taisons, shyver Sc l’été ;les peaux d’écé ne donnent point d'aussibonne marchandise que celles d’hyver.

Lorfqu’on veut faire des chapeaux avecdu poil de lapin íeul, il y a une préparationparticulière à donner aux peaux. Elle sedonne avec de l’eau-forte toute simple , oumêlée de quelques ingrédiens. Ils appellentla liqueur qu’ils emploient à cet usage,Veau de compojìtion ; on croit que cetteeau de composition n’est autre chose quede seau-forte , dans laquelle ils font dis-soudre un peu de mercure. On remarqueque les chapeaux de poil de lapin sont d'unverd blanchâtre quand on les porte à lateinture. On est en usage de secreter pareil-lement les peaux de lievre avec de seaude composition, quand on le propose defaire des chapeaux de ce poil sans mélange.Quoiqu’on ne soit guere dans cet usagepour les chapeaux fins, parce qu’on y mêlediverses efpeces de poil, on les sécrété aupa-ravant avec cette eau, asin quils se feutrentmieux.

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Ce secret qui avoir passé de chez nousen Angleterre, lors de la révocation del’édit de Nantes, & qui écoit perdu pournos chapeliers, leur fut rendu, il y a en-viron ;o ans, par un chapelier François,nommé Mathieu , qui , lavant appris àLondres, où il avoir travaillé long-tem s ,vint s’établir à Paris dans le fiuxbourgSaint-Antoine , & le communiqua à lesconfrères. Cette composition , dont la baieest l'eau-forte mitigée avec de seau com-mune , dans laquelle on a fait fondre dumercure , varie ordinairement selon la fan-taisie de chaque fabriquant, chacun y ajou-tant les ingrediens qu’il juge les plus pro-pres pour l’apprêt des poils qu’il emploie.On doit observer que cette liqueur n’opé-reroit pas fesser qu’on en attend, si le poilqui en est imbibé séchoir lentement, Sc sion n’apportoit tout de suite les peaux dansune étuve, où la grande chaleur fait agircette liqueur fur le poil, Sc par-là , le rendplus propre à être travaillé.

Quand tous les poils font préparés, onles met dans des tonneaux ; mais s’ils yrestoient trop, ils seroient mangés des vers.Ce font les différens mélanges de ces poilsSc des laines, qui différencient les qualitésdes chapeaux. Il y a des castors luperfins,des castors ordinaires , des demi - castors,des fins, des communs. Les superflus fontde poils choisis de castor ; les castors ordi-naires font de castor , de vigogne & delievre ; les demi-castors, de vigogne com-mune , de lievre & de lapin, avec une oncede castor destinée à servir de dorure auxautres matières , c’est-à-dire , à être misepar-dessus.

Comme l’explication de la maniéré defabriquer chacun de ces différens chapeauxnous jetteroit dans une infinité de redites,nous nous bornerons au détail de la fabri-cation qui demande le plus d’apprêt, quiest regardée comme la plus difficile Sc laplus composée, Sc dont les autres ne font quedes abrégés : c’est celle du chapeau à plumet.

Pour fabriquer ce chapeau, on choisitle plus beau poil de castor , tant gras quesec : on en met un cinquième de gras,fur quatre parties de sec. Parmi les quatreparties de sec, il n’y a que les deux tiersde sécrété, sature tiers ye lest pas j on n*