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On employé, par métaphore, le nom dechapeau en un grand nombre d occasionsdifférentes, dont on va donner les princi-pales ci-deíTous. ,
Chapeau , terme d’Architecture , c elt la
derniere piece qui teimine un pan de bois,& qui porte un chamfrain pour le couron-ner & recevoir une corniche de plâtre. (P)
Chapeau de lucarne ; c est une piece debois qui fait la fermeture supérieure d’unelucarne , Sc est assemblée fur les poteauxmontans. (P)
Chapeau d’étaie, piece de bois hori-sontale, qu’on met en-haut d’une ou plu-sieurs étaies. {P)
* Chapeau. On donne ce nom dans cer-tains bâtis de charpente à un astemblage cletrois pieces de bois, dont deux pofees verti-calement Sc emmortoiíées avec une troisièmefur les extrémités, tiennent cette troisièmehorisontale.
Chapeau , ( Hydraulique. ) est une
piece de bois attachée avec des chevilles defer fur les couronnes d’un fil de pieux,soit dans un bâtardeau, ou dans une chauf-fée. ( K )
Chapeau , Tireur d’or. ) est une eípecede bobine fur laquelle les tireurs d’or roulentl’or avant que d’étre dégrossi. On l'appelleainsi parce quelle a effectivement beaucoupde ressemblance avec un chapeau dont lesbords feroient abattus.
Chapeau a sauterelle , (Pèche.)VOye[ GRENADIERE.
Chapeau, (Commerce.) mesure de dixtonnes ( voye^ Tonne ) fur laquelle on éva-lue, en Hollande, les droits d entrée & desortie du tan ; mesure de quinze viertelsd’Anvers ( voye ç Viertels), lur laquelleon mesure les grains à Delft.
Chapeau fé dit du marc qui reste aufond des alambics, après certaines distilla-tions de végétaux, relie que celle des roses.
Chapeau ; c est un présent, ou plussouvent une elpece d exaction qui a lieu danscertains commerces, au-delà des conven-tions. Ainsi tin maître de navire demandetant pour le ftet, & tant pour fé>n cha-peau.
Chapeau, ou chapel de roses,( Jurifprud. ) est un léger don que le perefait à fa fille en la mariant, pour »ui tenirTome Vil.
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lieu de ce qui lui reviendroit pour fa part& portion. On a voulu , par ce nom, faireallusion à cette guirlande ou petite couronnede fleurs, qu’on appelle aussi le chapeau deroses, que les filles portent fur la tête lorf-qu’elles vont à l’églife pour y recevoir la bé-nédiction nuptiale. Anciennement ces guir-landes ou garlandes étoient quelquefois d oc& quelquefois d’argent, comme on le peutvoir dans certaines coutumes locales d’Au-vergne, entr’autres dans celles d’Yssat Sc dela Torrecte, où il est dit que la femme sur-vivante gagne une guarlande d’argent, Sec.la coutume locale de la châtellenie de Prous .1fat dit que la femme survivante recouvreses lit, robes & joyaux, ensemble une guar-lande ou chapel à l’estimation du lit nuptial.Les coutumes d’Anjou , de Tours , Lodunois<s Maine , parlent du chapeau de rosescomme d un léger don de mariage fh.it à lafille en la mariant. Dupineau , dans sesobservations fur la coutume d’Anjou , p. xzcol. j. remarque que dans les anciens coutu-miers d’Anjou Sc du Maine, au lieu dechapel de roses , il y a une noix. Dans l’an-cienne coutume de Normandie , les fillesn’avoient aussi pour toute légitime qu’unchapeau de roses ; mais par la nouvelle cou-tume elles peuvent demander mariage ave-nant, c’est-à-dire, le tiers de tous les biensdes successions de leurs pere Sc mere. Voye £Mariage avenant.
Dans quelques coutumes, telles quecelles de Tours & d’Auvergne, la fillemariée par ses pere Sc mere, ne siìt-cequ’avec un chapeau de roses , ne peut plusvenir à leur succession.
La même chose a lieu entre nobles dansles coutumes de Touraine , Anjou &:Maine.
On peut cependant rappeller à la succes-sion par forme de legs la fille ainsi mariée.Voye £ la coutume de Normandie , art. z§8& %S9 i ssenuflon, tr. des propres , ch. ijsecl 8, n. igSt zo.
Sur le chapeau de roses , voye^ Bald., lib. <?»confil ., cap. v , inprincip. ; Mol. Majemon ,de jejunio , cap. v , n. Zj ; Ducange , gloffiverbo corona, & ingrceco, verbo <rí?&voi. (A j
Chapeau , ( Musique. ) c’est le nom queplusieurs donnent à ce trait circulaire donton couvre deux ou plusieurs notes , Sc
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