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Tome septième.
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qu’on appelle plus communément liaison.Voye\_ Liaison. ( S)

Chapeau , ( Blason. ) se prend quelque-fois pour le bonnet ou pour la couronnearmée d’hermine que portent les ducs, &c.

Le cimier se porte fur le chapeau, & lechapeau sépare le cimier de l’écu, parce que,dans le blason, c’est une réglé que le cimiernc touche jamais immédiatement l’écu.Voyei Cimier, 6y.

Chappau , f. m. ( terme de Blason. )ornement extérieur de l’écu d’un prélat oud’un abbé.

Le chapeau des cardinaux est de gueules,garni de deux longs cordons d’où pendentdes houppes ou glands de même ; ces cor-dons font entrelacés, & ont cinq rangs dehouppes de chaque côté dans cet ordre,3 . 4 » J- A

Le chapeau des archevêques est de sino-ple, avec des cordons & houppes en mêmenombre, & dans un ordre pareil.

Le chapeau des évêques, aussi de íìnopleà ces cordons, ornés de dix houppes dechaque côté, i , r, 3,4.

Le chapeau des abbés & protonotairesest de fable avec six houppes, trois dechaque côté, 1, r.

Innocent IV inventa l’uíage des cha-peaux rouges à Rome, dans les cérémo-nies en 1146 , selon quelques-uns ; (k ,selon d’autres, en 1150; mais 011 ne lesa mis lur les armoiries que depuis l’an1300.

L’ulage des chapeaux fur les écus desprélats n’a commencé en France qu’environl’an 1500; le pere Menestrier, en son livrede Vorìgine des armoiries , dit que ce futTristan de Salazar, Espagnol, archevêquede Sens, qui paroit l’avoir introduis, il fîtsculpter ces armes en plusieurs endroits defa métropole, & à Paris à litote! quilfît bâtir quartier S. Paul, où l’on voltun chapeau fur l’écu de ses armes. ( G. D.L. T. )

CHAPELAIN , ( Jurisprud.) est celuiqui est pourvu d une chapelle ou chapel-lenie formant un titre de bénéfice. Onappelle aussi chapelain celui qui destertune chapelle particulière, soit domestique,soit dans quelque église. Enfin, il y a,dans plusieurs églises cathédrales &: colié-

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giales, des chapelains ou clercs qui Ion tdestinés à aider au lervice divin : ces cha-pelains font ordinairement en titre de bé-néfice.

Les chapelains des cathédrales & collé-giales doivent porter honneur & respect:aux chanoines : ordinairement ils n’ontpoint d’entrée ni de voix au chapitre, &cne peuvent prétendre à tous les honneursqui font déférés aux chanoines. Les distinc-tions qui s’observent entr’eux dépendentde l’ufige de chaque église, de même queles distributions auxquelles les. chapelainsdoivent participer. Les chanoines doiventaussi les traiter avec douceur , comme desaides qui leur font donnés pour le service

I divin, & non comme des serviteurs. Surles chapelains , voye[ Pinson , de divisionebenefic., § %J ; Lucius, liv. I, tit. v,art. 4; Biblioth. canon., tome I, p. ÍZO& 6j6.

Les chapelains du roi jouiíîent de plu-sieurs privilèges ; entr’autres, ils font dis-pensés de la résidence, & perçoivent lesfruits de leurs prébendes pendant le temsde leur service. Mém. du ciergé , édit. deV/lS, tome II, p. tooj & J'uiv. Voye £ausii, sur ces chapelains, la déclaration du10 Décemb. 154$ ; P édit du mois d’Avril2554 ; les lett. pat. du mois de Janv. z567,regijlrées le 1g Mars suiv. ; la déclarationdu 10 Août Z 570 ; celle d u 6" Mars IgJJ.Voye £ ausi Vinci Turtureti Madriti ,bibliot. ; la bìbliot. canon. , p. Zlc/; Du-tillet, des grands de France ; bibliot. du droitf r'anç., par Bouchel, lett. C, au mot cha-pelain , & l’article Chantre; Phsi. ecciésde la chapelle des rois de France, parl’abbé Archon; Tournet, lett. T, arrêt 5 ;Chopin, de daman., lib. III, tit. xiij ,n. 2 2. (A) _

U y a huit chapelains du roi servant parquartier. Le Roi, la Reine, madame laDauphine, les princes &c princelles du sangont aussi leurs chapelains. Ce titre est enusage chez tous les princes & seigneurscatholiques, qui ne connoilfent pas ce quenous appelions en France aumônier ; ils neconnoilfent que les chapelains, soit qu’ilsrésident à la cour, soit qu’ils suivent lesarmées. Il est même en usage parmi lesprotestans ; le roi d’Angletcrie a ses chu-